k-libre - auteur - George Marshall

Mourir n'est pas dans mes projets immédiats. À moins que vous tuiez vos prisonniers sans jugement.
Noël Simsolo - Paris chaos : libération, 1944
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

On se souvient du nom des assassins
Dans l'un de ses premiers textes policiers, Léo Malet impliquait dans son intrigue une recherche auto...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

jeudi 23 mars

Contenu

George Marshall

MAJ jeudi 30 janvier 2014
© D. R.

Biographie George Marshall


Naissance à Chicago le 29 décembre 1891.
Mort à Los Angeles le 17 février 1975.
George Marshall débarque à Hollywood pour retrouver sa mère et dans le but avoué de s'amuser. Exclu de l'université de Chicago en 1912, jeune homme instable, il multiplie les petits boulots, qu'il abandonne tout aussi vite avec une certaine constance. Il est mécanicien, reporter pour des journaux et bûcheron dans l'État de Washington. Il souhaite alors réussir dans l'industrie cinématographique émergente. Il débute à Universal où il travaille comme figurant bien aidé par sa taille - du haut de ses un mètre quatre-vingts, il gagne ainsi un dollar chaque fois qu'il tombe d'un cheval dans les westerns. Ses premiers vrais rôles ne l'enchantent guère, et il ne tarde pas à se mettre à l'écriture de scénarios et à la réalisation. Il collabore alors à des courts métrages westerns et à des séries de films d'aventure. Touche à tout, il prend en main la caméra, il réalise le montage de ses films à l'aide de ciseaux et de ciment. Dans les années 1920, il tourne avec le cow boy star du moment, Tom Mix, puis se spécialise dans les comédies. Il passe également à la Fox. Lorsque le son fait son apparition, il travaille avec Laurel et Hardy, et est un adepte des comédies visuelles. Successivement à la Fox, à Universal puis chez Paramount, il obtient l'un de ses plus remarquables succès en 1939 lorsqu'il donne un nouveau souffle à la carrière de Marlene Dietrich dans le western Femme ou démon. Il dirige Betty Hutton, star ascendante, dans La Blonde incendiaire (1945) et The Perils of Pauline (1947), et Alan Ladd dans le film noir Le Dahlia bleu (1946). Devenu réalisateur free-lance pendant près de vingt ans, il dirige Glen Ford dans le western La Vallée de la poudre (1958) et deux comédies, Le Mort récalcitrant (1959) et Le Bataillon des lâches (1964). Avec deux autres réalisateurs, il s'attaque à La Conquête de l'Ouest (1962). Avec cent quatre vingt-cinq films à son crédit (sûrement plus de quatre cents dans les faits, vu le nombre de petits films qu'il a dirigé dans les années 1910), George Marshall prend sa retraite en 1972, et meurt trois ans plus tard. Il a une étoile sur le Wall of Fame au 7048 Hollywood Boulevard, et a été président de la Screen Directors Guild de 1948 à 1950.


Bibliographie*

Réalisateur :

Actualité

  • 03/12 Cinéma: John Ford immense à la Cinémathèque
  • 13/08 Cinéma: Jerry Lewis, Scorcese et le film noir - acte II
  • 07/08 Cinéma: Jerry Lewis, Scorcese et le film noir
  • 31/07 Cinéma: Film noir, Gene Wider & Jerry Lewis
    En cette période estivale L'Action Christine* réinstaure le film noir à l'honneur à travers un festival propice à mettre la lumière sur certains films méconnus comme Racket, de John Cromwell ou encore Feux croisés du controversé Edward Dmytryk. Ceux qui ne l'ont pas vu pourront se précipiter lors de la projection de La Femme à abattre, de Raoul Walsh, l'un des plus intéressants et beaux films noirs à l'instar des Tueurs, de Robert Siodmak, d'après une nouvelle d'Ernest Hemingway. Ce dernier est souvent montré en exemple à la fois pour sa réalisation, la prestation fantastique de ses acteurs mais aussi (et peut-être surtout) parce que le film est complémentaire de la nouvelle. L'humour, qui s'il n'est pas noir n'en est pas pour autant éloigné ni caustique, est toujours sur le devant de l'écran. C'est ainsi que pour la quatrième semaine une salle reste dédiée à la rétrospective Jerry Lewis avec les quatre mêmes films que les trois semaines précédentes, tandis que la seconde se dévoue à un unique film qui met à l'honneur pour, là, la troisième semaine Gene Wilder dans un film comique et satyrique dans un univers que le polar aime, le train. Et ça tombe plutôt bien puisque dans Transamerica Express, vont se retrouver des gens guère catholiques, qui vont servir d'exutoire social au réalisateur Arthur Hiller, à l'instar de ce qu'a pu faire Agatha Christie avec Le Crime de l'Orient-Express... Le tout avec une galerie de seconds couteaux sortis des films de James Bond (certes avec Roger Moore). Comme vous pouvez le constater, l'été cinématographique parisien n'est guère ennuyeux.

    Festival 1 : le polar
    Le polar est un genre majeur qui ne se démode pas. Même si dans le cinéma d'aujourd'hui, il y a une tendance à fabriquer des films bourrés d'énormes effets pyrotechniques ou autres (facilement réalisés par informatique) dans lesquels les acteurs agissent comme des robots humanoïdes. Pourtant, des histoires d'hommes ou de femmes poussés à s'engager dans une voie criminelle, par un mauvais choix d'existence, par un contexte social dur ou injuste ou par faiblesse psychologique, les sujets ne manquent pas pour créer des œuvres passionnantes qui nous fascinent par la violence exposée, et par la vision sans concession qu'elles offrent de la société. Car beaucoup de réalisateurs ne faisaient pas de leurs personnages des héros positifs, montrant plutôt des individus inadaptés, souvent médiocres, tentant de survivre dans un monde sans pitié, et parfois de vrais déments, brutes sadiques ou psychopathes charmeurs et machiavéliques. Voici un programme qui en fait la démonstration.

    Mercredi 31 juillet :
    L'Ennemi public (The Public Ennemy), de William A. Wellman (20 heures & 22 heures).
    Jeudi 1er août :
    L'Affaire Al Capone (The St. Valentine's Day Massacre), de Roger Corman (20 heures & 22 heures).
    Vendredi 2 août :
    Les Tueurs (The Killers), de Robert Siodmak (20 heures & 22 heures).
    Samedi 3 août :
    La Femme à abattre (The Enforcers), de Raoul Walsh sous le pseudonyme de Bretaigne Windust (16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 4 août :
    Les Amants traqués (Kiss The Blood Off My Hands), de Norman Foster (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 5 août :
    Feux croisés (Crossfire), de Edward Dmytryk (20 heures & 22 heures).
    Mardi 6 août :
    Racket (Racket), de John Cromwell (20 heures & 22 heures).

    Festival 2 : quatre Jerry Lewis
    "Quel est le personnage de Lewis ? C'est un allergique, un dépaysé, un inadapté, un être sans proportion. Un garçon hypersensible, très excitable, névropathe. Il semblerait complètement stupide, sot, hors du monde, s'il n'avait parfois des résonances douloureusement humaines."
    Glauco Viazzi Jerry Lewis (cinema nuovo n°21)
    "Jerry Lewis, personnage asocial, personnage en marge, est pourtant un être libre. Ses gestes ne doivent rien à la caricature, ni à l'imitation ; ils sont une continuelle invention, la manifestation extérieure d'un caractère qui ne connaît pas, du fait de sa puérilité, les interdiction de la société qui l'entoure."
    Adriano Aprà Il maraviglioso mondo di Jerry Lewis (Filmcritica n°141)

    Mercredi 31 juillet :
    Le Tombeur de ces dames (The Lady's Man), de Jerry Lewis (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 1er août :
    Artistes et modèles (Artists and Models), de Frank Tashlin (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 2 août :
    Un galop du diable (Money From Home), de George Marshall (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 3 août :
    Docteur Jerry & Mister Love (Dr Jerry & Mr Love), de Jerry Lewis (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures). Dimanche 4 août :
    Le Tombeur de ces dames (The Lady's Man), de Jerry Lewis (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 5 août :
    Artistes et modèles (Artists and Models), de Frank Tashlin (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 6 août :
    Un galop du diable (Money From Home), de George Marshall (18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Exclusivité : Transamerica Express, de Arthur Hiller
    "Un film qui vise à distraire de bout en bout sans se prendre au sérieux tout en accumulant les gags, les quiproquos, les dangers de l'aventure et les gares brûlées dans un fracas d'enfer puisque le film se déroule quasi-intégralement dans l'un de ces express américains au luxe impensable chez nous qui relie Los Angeles à Chicago. Nombre de personnages se rencontrent, se catapultent hors du train, se lient ou s'affrontent au gré des circonstances. L'intrigue : des malfaiteurs veulent s'emparer des preuves mettant en évidence le caractère de faux présentés par des Rembrandt. Ajoutons à cette trame divers personnages mêlés contre leur gré aux rebondissements et, surtout, un anti-héros par excellence qui ne comprend pas grand-chose à ce qui se passe, ni à ce qui lui arrive. Un rôle joué à la perfection par un Gene Wilder dont on a oublié ni l'interprétation de Frankenstein Jr ni celle du Frère le plus fûté de Sherlock Holmes. Le tout aboutit à un excellent spectacle mené tambour battant par un train d'enfer... Ce cinéma-là, dépourvu pourtant de toute prétention et ambition intellectuelle, présente pas mal de connotations sociales visant la société présente dans ce train mais il le fait comme par hasard ce qui, peut-être, est le fin du fin."
    Jacques Belmans (Les Amis du film)

    Mercredi 31 juillet :
    Transamerica Express (Silver Streak), de Arthur Hiller (18 heures).
    Jeudi 1er août :
    Transamerica Express (Silver Streak), de Arthur Hiller (18 heures).
    Vendredi 2 août :
    Transamerica Express (Silver Streak), de Arthur Hiller (18 heures).
    Samedi 3 août :
    Transamerica Express (Silver Streak), de Arthur Hiller (14 heures).
    Dimanche 4 août :
    Transamerica Express (Silver Streak), de Arthur Hiller (14 heures).
    Lundi 5 août :
    Transamerica Express (Silver Streak), de Arthur Hiller (18 heures).
    Mardi 6 août :
    Transamerica Express (Silver Streak), de Arthur Hiller (18 heures).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél. : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : La Femme à abattre |Transamerica Express |Feux croisés |L'Ennemi public |Arthur Hiller |Raoul Walsh |Norman Foster |Edward Dmytryk |William A. Wellman |Roger Corman

  • 24/07 Cinéma: Jerry Lewis III & Transamerica Express, d'Arthur Hiller
  • 15/07 Cinéma: Jerry Lewis II & Transamerica Express
  • 09/07 Cinéma: Jerry Lewis et films noirs
  • 03/07 Cinéma: Western et Kirk Douglas - acte II
* Bibliographie actuellement recensée sur le site



publicité

Pied de page