k-libre - en marge - New York 1997

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DVD - Noir

New York 1997

Terrorisme - Urbain - Apocalyptique MAJ vendredi 19 juin 2020

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 15 €

John Carpenter
Escape from New York - 1981
Boulogne-Billancourt : StudioCanal, décembre 2018
19 x 14 cm

My name is Plissken

Revoir New York 1997 en 2020 c'est s'offrir un petit plaisir coupable, remonter le temps pour découvrir un passé qui n'a finalement jamais existé, replonger aux sources du mythe Snake Plissken, retrouver le duo John Carpenter-Kurt Russell ainsi que toute une magnifique bande de bad boys devant la caméra, le temps d'une histoire probablement connue de tous : l'avion du président des États-Unis, le célèbre Air For One, est détourné par des terroristes et se crashe sur l'une des tours du World Trade Center ; las, Manhattan est devenu une prison à ciel ouvert, d'où personne ne peut sortir vivant, alors, pour le libérer, on envoie un ancien héros devenu malfaiteur. Il a vingt-quatre heures pour ramener le président et, accessoirement, sauver sa peau. C'est brut, c'est simple. C'est une sorte de western d'anticipation, urbain et noir, où rien n'est superflu. John Carpenter va à l'essentiel dans une intrigue taillée à l'os, où les décors apocalyptiques nous plongent dans un monde en pleine régression, peuplé de tribus bariolées et peu fréquentables, un peu Warriors, un peu Mad Max. Le casting est parfait : Lee Van Cleef en super flic vicieux, Ernest Borgnine en chauffeur de taxi gouailleur et généreux, Isaac Hayes en imposant chef de meute, Harry Dean Stanton en ex-complice avide de rédemption, Donald Pleasance en président ridiculisé et revanchard et, last but not least, Kurt Russell en héros borgne digne de ses grands aînés de l'Ouest sauvage, John Wayne, James Stewart ou Clint Eastwood... Il n'y a rien à jeter. L'action est omniprésente, l'humour est bien là (le "Je te croyais mort" lancé à Snake Plissken revient comme un running gag), les clins d'œil sont amusants (on ne téléphone jamais à des gars dénommés Romero et Cronenberg par hasard), l'intrigue a un petit goût politique (même si on en voit très peu de chose, John Carpenter nous décrit les États-Unis de 1997 comme un pays qui ne semble plus avoir grand-chose de démocratique), et puis il y a ce petit côté suranné du cinéma à papa (un montage parfois un peu lent, un budget figurants en apparence assez limité, les effets spéciaux pour multiplier les humains à l'infini n'existaient pas), et on reste scotché par l'omniprésence du World Trade Center sur tous les plans d'ensemble. Ils nous rappellent que cette Amérique futuriste de l'époque (1981) n'a pas été celle décrite par John Carpenter, elle est sans doute bien pire.

NdR - New York 1997 (95 min.) : réalisé par John Carpenter sur un scénario de John Carpenter et Nick Castle. Avec : Kurt Russell, Lee Van Cleef, Donald Pleasance, Isaac Hayes, Ernest Borgnine, Harry Dean Stanton...
Bonus. Présentation du film par John Carpenter. Documentaire Carpenter vu par.... Photos. Filmographies. Bandes annonces. Livret d'Hélène Frappat (84 p.).

Citation

- Le président est mort...
- Ils ont dû le bouffer.

Rédacteur: Jean-Noël Levavasseur jeudi 18 juin 2020
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