Flic de quartier

On disait de Villa qu'il avait été bandit et ivrogne. Vrai dans le premier cas, un putain de mensonge dans l'autre, vu qu'il ne buvait pas la moindre goutte d'alcool.
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dimanche 25 août

Contenu

Roman - Noir

Flic de quartier

Ethnologique - Social - Faits divers MAJ vendredi 22 avril 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 9,8 €

Yves Patrick Delachaux
Carouge : Zoé, janvier 2006
250 p. ; 16 x 10 cm
ISBN 978-2-88182-543-5
Coll. "Zoé poche"

Actualités

  • 01/05 Jeux: k-libre 12-21 : thématique de mai
    Histoire de flics. Dans "littérature policière", il y a "policière". Quoi de plus normal alors que de retrouver les policiers au cœur d'intrigues particulièrement bien ficelées pour un quotidien et des enquêtes ? Maître du genre avec son commissaire Jules Maigret, Georges Simenon a cantonné l'enquêteur professionnel au raisonnement infaillible - Sherlock Holmes - et le journaliste chevronné - Rouletabille -, aux seconds rôles. Sa grande connaissance du quotidien de la police, n'a-t-il pas fait à de nombreuses reprises le pied de grue au 36, alliée à une plume aussi alerte que sordide ont fait évoluer le genre policier, lui donnant une base réaliste. Et c'est bien l'objet de la thématique de ce mois de mai : donner à ces nouvelle un aspect réaliste par le biais de flics - ordinaires ou pas - mais qui remontent inlassablement des pistes criminelles, sans que le crime ne soit particulièrement machiavélique. Vous suivez ? Bien sûr, il peut tendre à l'être. Fred Vargas et son commissaire Adamsberg ont pris l'habitude de mêler enquêtes extraordinaires et ordinaires. Récemment, Danielle Thiéry sous couvert de réalisme nous emmène vers des zones assez hallucinantes. Depuis Simenon, beaucoup d'auteurs flics se sont lancés à l'aventure, Hugues Pagan en tête. Aujourd'hui, on ne les compte plus mais selon la police, ils sont très nombreux. Citons hormis Danielle Thiéry, Laurent Guillaume, Claude Cancès, Yves-Patrick Delachaux, Jean-Marc Souvira, Bénédictes Desforges - lisez Flic : chroniques de la police ordinaire, vous comprendrez ce que nous voulons dire. Sinon, regarder certaines séries policières à l'instar de PJ, la doyenne, et d'Engrenage. La police est la racine même de la ville, le poumon de son comportement urbain. Alors, que pouvez-vous nous écrire sur ce sujet d'original ? Bien entendu, être policier, flic, condé n'est pas une nécessité pour écrire... Bonne chance !

    Contraintes :
    - Respecter la thématique : histoire de flic.
    - Écrire une nouvelle de 12000 à 21000 signes espaces compris.
    - Date d'envoi de la nouvelle : entre le 1er et le 31 mai minuit, le cachet du mail faisant foi.

    Comment procéder ?
    - Enregistrer la nouvelle titrée au format Word, Open Office ou Texte.
    - L'Envoyer par mail concours-k-libre-12-21@k-libre.fr avec, dans le corps du mail la mention "Je confirme avoir pris connaissance du règlement complet du concours et l'accepter sans réserve" ainsi que ses pseudonyme, adresse mail, prénom, nom, adresse postale, numéro de téléphone.

    Toute nouvelle parvenue sans la mention "Je confirme avoir pris connaissance du règlement complet du concours et l'accepter sans réserve" sera exclue du concours.

    Page de présentation générale du concours
    Règlement du concours
    En savoir plus sur Les Petits polars sur le site de 12-21

    Liens : Flic : chroniques de la police ordinaire |Flic |Danielle Thiéry |Georges Simenon |Yves Patrick Delachaux |Bénédicte Desforges |Fred Vargas |Jean-Marc Souvira

Quelques jours dans la peau d'un flic de quartier...

La nuit, les rues, les chairs dans le giron des ténèbres urbaines. Le clan des obscurs, des paumés, des exclus. Les gens se cognent, il les sépare. Les mêmes s'étripent, il les sépare encore. Ils s'éventrent, il les sépare toujours, les mains trempées de la poisse du sang coagulé. Flic de quartier, maquereau, confident. Il protège, surveille, encaisse. Tous paumés, dans les limbes d'un monde qui ne sera jamais meilleur. Le grand bordel en somme, le désarroi des vies, mensonges, manipulations. Flic de quartier, c'est entrer dans l'intimité des familles, des couples, relever des hommes en slip, des femmes en pleurs, nuisette bon marché, les jambes grêles, un couteau de cuisine à la main. C'est affronter la peur, les larmes, les confidences tardives. L'un s'épanche, l'autre rue, vomit sur lui, pisse sur lui. Dans le grand barnum des cris, le quotidien d'un flic scrutant la ville, décharnée. Une vision douloureuse, tout de même, humaine, forcément, à coudoyer pareille misère, si constante, partout étalée sans vergogne dans l'immense vacuité des villes contemporaines. Superbe récit écrit à la seconde personne, volontiers poétique, interpellant le lecteur pour le faire entrer dans cette nuit affolée des villes compromises, toutes, à leur propre chevet. Superbe récit paré de sa matière fétide, la ville crue, livrée sans aménité. Et son prolongement, le commissariat, au fond la rue, encore, le même mobilier humain, le même désarroi, l'épreuve, continuelle. Le foutoir partout, bric-à-brac à la con surchargé de rapports en souffrance, montagne de paperasses entre deux poursuites en flag, l'urgence, toujours, jusqu'à ce que s'achève sa longue nuit de service. Superbe témoignage dans lequel on sent passer toute l'émotion, la rage, la colère d'un flic sur le départ, nous confiant cette matière revêche : le grand présent de la misère du monde. Une belle réussite, assurément, que ce récit rythmé au gré des services, jour/nuit, sans l'espoir d'aucune rédemption.

Citation

Les filles publiques ne sont jamais caressées, elles sont prises, pénétrées, violées.

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 31 mars 2011
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