J'ai fait comme elle a dit

La raison pour laquelle il ne fut jamais nommé à la Cour suprême des États-Unis n'était cependant un mystère pour personne : Kingsman était un athée déclaré. D'aucuns juristes vous diront qu'il s'agit plutôt d'un atout pour un juge, car c'est un gage d'objectivité. Mais allez donc expliquer ça à un sénateur républicain en campagne pour sa réélection. Ou même, en l'occurrence, à un sénateur démocrate.
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dimanche 16 juin

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Roman - Thriller

J'ai fait comme elle a dit

Road Movie - Assassinat - Scientifique MAJ lundi 06 mai 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 17,5 €

Pascal Thiriet
Paris : Jigal, février 2013
232 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-914704-98-4
Coll. "Polar"

Actualités

  • 14/06 Prix littéraire: Sélections 2013 des Grands Prix de la littérature policière
    Mercredi 12 juin s'est tenue à la BiLiPo une rencontre des jurés du Grand Prix de la littérature policière afin de dévoiler les deux sélections finales ("Roman francophone" et "Roman étranger"). Au cours de cette réunion, un hommage particulier à été rendu à Jean-Jacques Schléret, récemment décédé, membre du jury. En attendant les noms des lauréats, qui seront connus des jurés après la délibération finale du mardi 17 septembre 2013, voici le détail des sélections. Il est à noter que chaque sélection propose son lot de surprises, mais qu'il y a de toute évidence une plus grande diversité éditoriale dans la sélection francophone. Ainsi, l'on dénombre des ouvrages de chez Serge Safran, de La Manufacture de livres ou des éditions La Branche dans les "Romans francophones", alors que les "Romans étrangers" s'octroient des ouvrages de chez Liana Levi ou Baker Street. Mais les éditeurs qui sont les grands gagnants sont Rivages, Gallimard et Gallmeister. Les grands perdants sont à coup sûr Calmann-Lévy, Le Seuil et Actes Sud (même si l'on dénote un roman paru aux éditions Jacqueline Chambon, qui entretiennent un lien privilégié avec la maison fondée par Hubert Nyssen). Mais foin de forfanteries, les sélections !

    Romans français :
    - Rainbow Warriors, de Yal Ayerdhal (Au Diable Vauvert) ;
    - La Fille de Hahn Hoa, de Thomas Bronnec (Rivages, "Noir") ;
    - Ne lâche pas ma main, de Michel Bussi (Presses de la Cité, "Domaine français") ;
    - L'Assassin à la pomme verte, de Christophe Carlier (Serge Safran) ;
    - Un long moment de silence, de Paul Colize (La Manufacture de livres) ;
    - Des nœuds d'acier, de Sandrine Collette (Denoël, "Sueurs froides") ;
    - Le Dernier des treize, de Mercedes Deambrosis (La Branche, "Vendredi 13") ;
    - I Cursini, d'Alix Deniger (Gallimard, "Série noire") ;
    - L'Expatriée, d'Elsa Marpeau (Gallimard, "Série noire") ;
    - Les Nuits de Patience, de Tobie Nathan (Rivages, "Thriller") ;
    - Un homme effacé, d'Alexandre Postel (Gallimard, "La Blanche") ;
    - J'ai fait comme elle a dit, de Pascal Thiriet (Jigal, "Polar") ;
    - Le Dernier Lapon, d'Olivier Truc (Métailié, "Noir") ;

    Romans étrangers :
    - Boulevard, de Bill Guttentag (Gallimard, "Série noire") ;
    - Les Mères, de Samantha Hayes (Le Cherche midi, "Thriller") ;
    - Lettres de Carthage, de Bill James (Rivages, "Thriller") ;
    - Dark Horse, de Craig Johnson (Gallmeister, "Noire") ;
    - 22/11/63, de Stephen King (Albin Michel, "Romans étrangers") ;
    - Le Royaume des perches, de Martti Linna (Gaïa, "Polar") ;
    - Une belle saloperie, de Robert Littell (Baker Street) ;
    - Il faut tuer Lewis Winter, de Malcom Mackay (Liana Levi, "Policier") ;
    - Traversée vent debout, de Jim Nisbet (Rivages, "Thriller") ;
    - Le Tueur se meurt, de James Sallis (Rivages, "Thriller") ;
    - Dernière nuit à Montréal, d'Emily St. John Mandell (Rivages, "Thriller") ;
    - Cuba libre, de Nick Stone (Gallimard, "Série noire") ;
    - Impurs, de David Vann (Gallmeisterr, "Nature writing") ;
    - Lumière dans une maison obscure, de Jan Costin Wagner (Jacqueline Chambon, "Roman policier") ;
    - Pike, de Benjamin Whitmer (Gallmeister, "Noire").
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L'écoute totale

Dans le monde du polar, il y a nombre de romans où le personnage principal, dépassé par les événements que, parfois lui-même ne comprend pas, se retrouve pourchassé à travers l'Europe et essaye de reprendre en main son destin. Pascal Thiriet, avec J'ai fait comme elle a dit, s'installe dans cette thématique mais décide d'y adjoindre sa touche personnelle avec Pierre, son "héros", amoureux de Sahaa, femme un peu garce qui abuse de lui, l'éloignant ou le ramenant dans sa vie sentimentale selon ses besoins. Tous les lecteurs et lectrices qui ont vécu un amour avec quelqu'un qui se dérobe, étant tour à tour présent puis distant - "Après on a dormi. chacun dans son rêve, mais ensemble quand même", finira par avouer le personnage - suivront avec un soin particulier Pierre, personnage très attachant, touchant dans son côté Candide moderne, qui traverse les événements les plus dangereux, voire sanglants, mine de rien, tout en cultivant son propre jardin, et en acceptant les cadeaux les plus incongrus avec une chasteté forcée avec bonhommie.

Pour en revenir à Saha et au cœur de l'intrigue, si elle vient voir Pierre, c'est justement parce qu'elle a besoin de lui. Devenue l'héritière d'un vieux beau savant qui a retrouvé une seconde jeunesse en la croisant avant de mourir, elle doit se rendre en Suisse pour récupérer le pactole, une découverte scientifique. Seul problème, et de taille, elle est pourchassée par des hommes sans trop connaître les raisons (on en revient au schéma traditionnel du thriller : le lecteur sait que la découverte scientifique du savant est la cause, alors que les héros ne le savent pas). Dès le début, Pierre se rend compte que la mort du savant n'a certainement pas été accidentelle. Voilà donc notre couple pourchassé qui passe par l'Allemagne, baguenaude en Belgique, visite les coffres helvétiques, et achève son périple dans les beautés de la lagune de Venise. Entre deux interrogations sur la science et ses dangers, le récit coloré et picaresque de Pascal Thiriet déroule son intrigue avec un style nerveux, sachant prendre son temps pour analyser un trait de caractère, et renforcer le bonheur de lecture. Quant à Pierre, il est pris entre un amour aveugle et des aventures où se mêlent sens du suspense et humour. Gai, enlevé et aidant la réflexion : très voltairien en somme...

Citation

Dessous, il y avait Marnix, moins la tête. C'est le problème avec les gros calibres, ça abime, ça défigure pour ainsi dire.

Rédacteur: Laurent Greusard jeudi 27 juin 2013
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