Quand les anges tombent

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lundi 22 avril

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Roman - Noir

Quand les anges tombent

Tueur en série - Hard boiled - Enlèvement MAJ mercredi 22 octobre 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Jacques Olivier Bosco
Paris : Jigal, septembre 2014
328 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 979-10-92016-27-7
Coll. "Polar"

Actualités

  • 19/07 Prix littéraire: Finalistes 2015 des Balais d'or
    Le Concierge masqué sur son blog a dévoilé ses finalistes des Balais d'or. Cette année, ils sont déclinés en deux catégories : le Prix Balai d'or, qui récompense un roman de genre policier d'un auteur plus ou moins confirmé et qui a accepté de répondre aux questions du compère de service (l'équivalent masculin de la commère) ; le Prix Balai d'or de la découverte, qui récompense tout pareillement un roman de genre policier d'un auteur novice ayant subi les mêmes sévices. Les sélections de douze ouvrages ont été établies à l'issue d'un premier tour contrôlé par Geneviève Van Landuy et Richard Contin, et mêlent romans étrangers et francophones sans aucune distinction. Les jurés ont rendez-vous le 26 septembre 2015 à partir de 19 heures à l'Auberge Notre-Dame de Paris pour un ultime vote qui sera dévoilé le 28 novembre à la Bibliothèque Parmentier (Paris). A priori, les deux lauréats se verront remettre chacun une œuvre d'art. Dans le premier cas, c'est une certitude car il s'agit d'une toile du peintre havrais Dominique Lafosse. Il incombe d'ajouter que son nom sera gravé sur le Trophée en bronze déjà existant, et qu'il en recevra un en verre (un peu à l'instar du trophée de Roland Garros) ; dans le second, il n'est fait nulle mention d'une telle récompense hormis la photographie en vignette d'un trophée, ce qui laisse à penser que l'heureux élu ne sera pas oublié. Rendez-vous en novembre afin d'en savoir plus !

    Finalistes 2015 du Prix du Balai d'or :
    - Adieu demain, de Michaël Mention (Rivages, "Noir") ;
    - Poubelle's Girls, de Jeanne Desaubry (Lajouanie) ;
    - La Malédiction de Norfolk, de Karen Maitland (Sonatine) ;
    - Reflex, de Maud Mayeras (Anne Carrière) ;
    - Quand les anges tombent, de Jacqus-Olivier Bosco (Jigal, "Polar") ;
    - N'éteins pas la lumière, de Bernard Minier (XO) ;
    - Une terre d'ombre, de Ron Rash (Le Seuil, "Cadre vert") ;
    - Les Neuf cercles, de Roger Jon Ellory (Sonatine) ;
    - À mains nues, de Paola Barbato (Denoël, "Sueurs froides") ;
    - Nos disparus, de Tim Gautreaux (Le Seuil, "Cadre vert") ;
    - Après la guerre, de Hervé Le Corre (Rivages, "Thriller") ;
    - La Porte du Messie, de Philip Le Roy (Le Cherche midi, "Thriller").

    Finalistes 2015 du Prix du Balai d'or de la découverte :
    - X, de Sébastien Teissier (Nouveau monde) ;
    - Une terre pas si sainte, de Pierre Pouchairet (Jigal, "Polar") ;
    - Hors la nuit, de Sylvain Kermici (Gallimard, "Série Noire")
    - Les Écorchés vifs (Les Rédempteurs), d'Olivier Vanderbeq (Amalthée) ;
    - Les Belges reconnaissants, de Martine Nougué (Le Caïman, "Polars") ;
    - Les Roses volées, d'Alexandre Geoffroy (Ex Æquo, "Rouge") ;
    - Le Bal des hommes, d'Arnaud Gonzague & Olivier Tosseri (Robert Laffont) ;
    - Ravensbrück mon amour, de Stanislas Petrosky (Atelier Mosésu) ;
    - Burn-Out, de Didier Fossey (Flamant noir) ;
    - L'Heure du chacal, de Bernhard Jaumann (Le Masque, "Grand format") ;
    - Beau temps pour les couleuvres, de Patrick Caujolle (Le Caïman, "Polars")
    - Aux animaux la guerre, de Nicolas Mathieu (Actes Sud, "Actes noirs").
    Liens : La Malédiction du Norfolk |N'éteins pas la lumière |Une terre d'ombre |Les Neuf cercles |Après la guerre |La Porte du messie |Une terre pas si sainte |Les Roses volées |Burn-out |L'Heure du chacal |Beau temps pour les couleuvres |Aux animaux la guerre |Ravensbrück mon amour |À mains nues |Jeanne Desaubry |Karen Maitland |Jacques Olivier Bosco |Ron Rash |Roger Jon Ellory |Hervé Le Corre |Philip Le Roy |Pierre Pouchairet |Alexandre Geoffroy |Didier Fossey |Patrick Caujolle |Paola Barbato

Dure limite

On enlève des enfants, à Paris ou ailleurs. Cinq enfants de notables qui, tous, ont eu affaire à un truand surnommé Vigo le Noir, accusé d'être le "Tueur des piscines", un étrangleur d'enfants. Vigo, considéré comme mort après un invraisemblable accident d'avion qui a un jour pulvérisé une centrale. Or Vigo est bien vivant et veut faire rouvrir son procès en clamant son innocence... Les fameuses analyses d'ADN ont pourtant confirmé son identité, mais comme vont le découvrir un préfet aveuglé par la rage, une procureure tenace et bien d'autres pions entraînés dans ce drame, la vérité est plus complexe, plus invraisemblable encore...
On a à peine le temps de se remettre des uppercuts que sont chaque roman de Jacques Olivier Bosco, chef de file du renouveau du genre dure-à-cuire modernisé, qu'un nouveau arrive : à croire que sa rage d'écrire équivaut à celle de ses personnages hauts en couleur rappelant l'ère des Ventura et Belmondo. Une fois de plus, on boucle sa lecture délicieusement vidé après ces pages trempées dans l'acide même si, cette fois, l'auteur expérimente en multipliant les personnages au cours d'une intrigue aux nombreuses ramifications.
On peut dire que le côté TGV fou sur des rails embrasés que sont ses romans depuis le séminal et outrancier Le Cramé se dilue quelque peu, mais on ne peut tout de même pas lui reprocher de ne pas resservir la même soupe... Car à cinq romans, il est l'heure des bilans, et il est désormais évident que, à la façon d'un Serge Brussolo, il faudra juger l'auteur sur son œuvre et non sur ses romans mis à part. Mais pour l'instant, il reste l'une des voix les plus singulières du noir français et du polar tout court. Si vous n'avez pas encore tenté l'expérience, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Citation

Son visage affichait le mutisme du taulard qui n'a rien à dire, rien à gagner.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 08 mars 2016
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