Minna

Dehors, l'air se révéla froid et âcre, écœurant, vicié, alors même que la gare était d'une propreté de nacre et que d'imposantes montagnes plantées de sapins enneigés se dressaient derrière le bâtiment de verre et d'acier.
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jeudi 24 janvier

Contenu

Roman - Thriller

Minna

Assassinat - Gang - Urbain - Finance MAJ mardi 19 mai 2015

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 14 €

Roland Sadaune
Nesles-la-Vallée : Val-d'Oise éditions, octobre 2014
358 p. ; 20 x 13 cm
ISBN 978-2-91339450-7
Coll. "Thriller"

Le syndrome DSK

Paris, 1er arrondissement. Une femme court dans la nuit, fuyant un obsédé, client de fortune. Du lourd, du pervers et du violent à l'occasion. Et près d'une benne à ordure, avant de pousser la porte de son chez soi, elle jette sa petite culotte souillée qu'un SDF ramasse à la volée, moins par perversion qu'il ne sait dans quelle intention. Le lendemain, il apprendra que la femme a été assassinée, chez elle. Alors sa vie de SDF va enfin basculer. Il ne sait tout d'abord que faire de cette culotte qui est une véritable pièce à conviction. Doit-il la rapporter au commissariat ? Mais alors comment le croirait-on ? Il décide d'enquêter, seul ou pas loin, croisant bientôt Minna, qui tapine quelques fois pour le compte d'une Madam Sokoto, laquelle vient d'avoir la mauvaise idée de l'envoyer chez ce même bourgeois voyou du début, et de s'offrir au nanti convulsif. Mais Minna s'est enfuie, avec désormais aux basques des molosses peu amènes, chiens de garde de Madam Sokoto, qui comptait sur Minna pour faire chanter le vieux porc (un dénommé BDR) et empocher trois cents mille euros vite gagnés. Minna, Léopold... Les deux feront la paire, à cavaler dans cette enquête peu protocolaire.
Ça sent bien sûr son affaire DSK, un très très riche vicelard de la très haute bourgeoisie piégé par sa dépravation – mais on ne sait par qui, Madam Sokoto n'étant qu'un intermédiaire commandité par un plus sulfureux personnage. Le style est alerte et l'intrigue rondement menée. Bien sûr l'ensemble pêche un peu par ses dialogues par trop stéréotypés alors que la langue déployée dans le récit sait être suffisamment riche pour appréhender tout le spectre de la tradition polardeuse, mais là, dans les dialogues bourgeois, l'écriture se fait mièvre, tout comme dans ces échanges entre Léopold et Minna, au vocabulaire un rien empesé. C'est un brin dommage, car le récit est bien maîtrisé par un écrivain au talent narratif indéniable.

Citation

Les taiseux c'est chez les familles à blèmes

Rédacteur: Joël Jégouzo vendredi 12 décembre 2014
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