Du poison dans les veines

Dans le lit, Jeanne ne bouge pas. Jeanne ne bouge plus depuis quatre ans. Jeanne n'est plus qu'un corps inerte et allongé. Elle, la vraie Jeanne, celle qui animait cet organisme léthargique, celle qui donnait vie à ce corps désormais passif, s'est perdue quelque part dans les méandres de sa conscience. On ne sait pas très bien où. Loin en tout cas.
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lundi 13 juillet

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Roman - Policier

Du poison dans les veines

Vengeance - Gastronomie MAJ mardi 01 septembre 2015

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19,5 €

Alfred Lenglet
Paris : Calmann-Lévy, mars 2015
300 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-7021-5638-4
Coll. "France toujours et aujourd'hui"

Au vin mauvais...

Mâcon. Le viticulteur Paul Humbert est porté disparu, puis retrouvé mort dans la Saône. L'arme du crime ? L'aconitum napellus, un poison, sans doute glissé dans son thermos de pêcheur. L'inspectrice Léa Ribaucourt s'intéresse à un tatouage que portait la victime avec la mention "Que dieu me pardonne". Qu'avait donc ce brave viticulteur à se reprocher ? Nous le savons tous, et surtout depuis le nombre de romans policiers ruraux que nous pouvons lire, à la campagne les haines sont vivaces et la vengeance un plat qui se mange froid... Pour la jeune inspectrice l'enquête va s'avérer d'autant plus délicate que son supérieur subit des pressions. Du poison dans les veines est donc un pur polar d'enquête dans un domaine, celui des viticulteurs, déjà (mieux) traité par Philippe Bouin. Ici, nous avons une policière, des suspects, des interrogatoires : on connaît la chanson. On hésiterait entre un vieux "Masque jaune" des années 1970 et un téléfilm "dramatique" du samedi soir sur France 3 (mettons pour la thématique Du sang sur la vigne avec Pierre Arditi) s'il n'y avait ces personnages un peu plus travaillés et fragiles qu'à l'ordinaire, loin de ces clones définis par un ou deux traits du thriller industriel, et ces intercalaires poétiques ponctuant l'action tranchant nettement sur le reste, comme si Alfred Lenglet, l'auteur, pointait sous les ficelles mécaniques du genre. Et à deux cent quatre-vingt-dix pages aérées, ce dernier ne s'éternise pas sur son sujet, ce qui est appréciable de nos jours.

Citation

Le Mâconnais resplendissait de beauté. Le printemps avait été doux et les vignes, partout, offraient un spectacle rassurant.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 01 septembre 2015
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