Un, deux, trois... sommeil !

Freud se doutait que s'il démasquait les pères incestueux de la bourgeoisie – dont une partie étaient les médecins qui lui adressaient des malades -, il n'aurait plus qu'à faire une croix sur sa clientèle. Or, comme il était obligé de gagner sa croûte, il a préféré laisser, d'après Konzak, les papas tripoter leurs petites filles.
Catherine Gildiner - Séduction
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

samedi 20 juillet

Contenu

Roman - Policier

Un, deux, trois... sommeil !

Vengeance MAJ lundi 27 juin 2016

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 9,5 €

Gilles Vincent
Pau : Cairn, mars 2016
158 p. ; 18 x 12 cm
ISBN 978-2-35068-411-6
Coll. "Du noir au Sud"

Vengeance sauce Poulpe

Qu'un médecin veuille mettre fin à ses jours, pourquoi pas ? Quitte à se trancher les veines, procédé des plus hasardeux pour mourir en un temps record, passe encore. Mais qu'un individu se positionne à moins d'un mètre du cadavre, fige ce cliché de profil et l'envoie au commissaire Jens Holtan sans même un commentaire, là, ça commence à sentir l'embrouille. Surtout que trois suicides de notables se succèdent, tous d'anciens militaires, toujours en présence du mystérieux photographe... Qui peut bien vouloir se venger ? Et de quoi ?
Pas de doutes, l'octoopode Gabriel Lecouvreur a bien laissé son empreinte sur le monde du roman polar, au point de servir de référence lorsque l'on tombe sur un polar "classique" version popu, en poche, bien troussé et avec ce je ne sais quoi qui fait qu'on finit toujours par revenir au "Poulpe". Il faut dire que la collection "Du noir au Sud" de chez Cairn, avec ses formats souvent courts et ses titres en jeu de mots, attire la comparaison. C'est un transfuge de Jigal (dont on a déjà dit tout le bien dont il faut penser même si le présent roman a été édité en 2014 chez Numériklivres) qui s'y colle avec cette histoire moins ambitieuse qu'à son habitude dépourvue des oripeaux du "roman régionaliste" et menée à cent à l'heure avec de petites finesses d'écriture de-ci de-là. Tout au plus regrettera-t-on un mobile quelque peu galvaudé jusqu'à une ultime pirouette bien sentie. Mais parfois, c'est bon de revenir aux racines mêmes du polar en tant que roman populaire...

Citation

À peine l'enveloppe ouverte, Holtan sut que le jour avait changé de couleur.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 27 juin 2016
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page