Lady Lace

Les marins n'aiment pas la mer. Ils aiment naviguer, mais ils n'aiment pas la mer. Pour quelques mers d'huile dociles, combien de houles fourbes, de grains, de tempêtes et de vagues scélérates. La mer est une maîtresse trompeuse qui prend les hommes et les bateaux par le ventre, même les plus solides, et les engloutit.
Ian Manook - Heimaey
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Lady Lace n°1

Fascicule

MAJ jeudi 03 juin 2010
Visuel de la revue Lady Lace n°
Pays : France





Prix: 6,5 €
Lady Lace n°1
Mai 2010
Parution aléatoire
32 p. : 20.00 x 27.00 cm
ISSN

Ce qu'il faut savoir sur la revue
Cinq feuilletons sont pour l'instant prévus, tous écrits à quatre mains, et si l'on en croit les noms d'auteurs, Mlle Titaÿna Sievytsy-Rausse (une aristocrate exilée et dés-anoblie de l'Est ?) & M. Henri Gercault (un bourgeois français ?), avec une femme et un homme pour mieux équilibrer le récit et canaliser les imaginations foisonnantes du Carnoplaste (et ce même si l'éditeur parle "d'affrontement sur le terrain du fascicule" voire même d'un texte "devenu otage de la haine qu'ils se vouent"), "Lady Lace" a tout pour être une palpitante et sanglante aventure dans un monde victorien empli de folie. Une criminelle, insaisissable car plus légère que l'air, suit une sombre destinée, que d'aucuns essaient de déchiffrer. Las, dans un monde où la raison n'est pas de mise, et alors que la police étatique n'en est qu'à ses prémices, certains croient plus intéressante une résolution factuelle que véridique.
Servi par des couvertures chatoyantes signées de l'ami Émile Fitz, et une écriture un tantinet surannée, "Lady Lace" est proposé à un rythme chaotique, propre au Carnoplaste.

Avec... Le Meurtre de Poplar Hospital, les éditions du Carnoplaste entament donc une nouvelle série de fascicules dans ce que l'on suppose être l'Angleterre victorienne peuplée de personnages excentriques. Le corps d'une femme, partiellement décapité, est retrouvé dans une des ailes d'un hôpital où les couloirs et les portes quasiment dissimulées foisonnent. Seul problème, Mrs. Bensford-Flaggs a déjà un corps éventré à la morgue. Alors qu'est ce second ? Amené sur les lieux, l'agent Fittleworth, un être à la bêtise prononcée, va n'avoir de cesse de retrouver l'assassin et l'arme du crime (une scie ensanglantée). Il avance telle une figurine sur un plateau de jeu simulant un hôpital, croise des patients, des infirmiers, tombe tête baissée dans les panneaux pour se retrouver gesticulant au bout d'un filin d'aérostat.
Mlle Titaÿna Sievytsy-Rausse & M. Henri Gercault nous offrent un premier feuilleton dans une écriture usuelle au Carnoplaste, qui sent bon la naphtaline des tiroirs de nos arrières-grands-mères. Avec un souci évident de la précision de chaque détail et des dialogues enlevés, ils développent une intrigue à la fois loufoque et captivante dans un monde plutôt violent et indifférent. Si Lady Lace, "la plus lacée des criminelles" comme il est dit sur la magnifique couverture, ne fait pas dans cet épisode d'apparition "physique" - on subodore sa silhouette, on est effleuré par le vent consécutif à ses déplacements -, nul doute que la fausse et amorale résolution finale proposée par Scotland Yard sera mise à mal dès le second opus (attendu maintenant avec beaucoup d'impatience).

Sommaire
... Le Meurtre de Poplar Hospital..., par Mlle Titaÿna Sievytsy-Rausse et M. Henri Gercault.

jeudi 03 juin 2010

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