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Inédit
Tout public
398 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-213-63181-3
Coll. "Noir"
Actualités
- 01/02 Librairie: Shangaï à Paris, avec Romain Slocombe
- 28/01 Festival: Le Havre : Polar à la Plage, les auteurs sélectionnés
L'association Ancres Noires a publié sa sélection pour le prix des lecteurs du festival Polar à la Plage. Tous les auteurs seront donc invités au Havre, les 13 et 14 juin :
– Gérard Alle, Les jeunes tiennent pas la marée (Coop Breizh)
– Patrick Bard, Le chien de Dieu (Le Seuil)
– Laurence Biberfeld, La vieille au grand chapeau (Série Noire Gallimard)
– Thierry Crifo, L’effet carabin (Suite Noire)
– Dominique Delahaye, Faux départ (Havre de grâce)
– Caryl Férey, Zulu (Série Noire Gallimard)
– Philippe Huet, Bunker (Rivages/Thriller)
– Graham Hurley, Les anges brisés de Somerstown (Folio Gallimard)
– Joseph Incardona, Remington (Fayard Noir)
– Marcus Malte, Intérieur Nord (Zulma)
– Jean-Hugues Oppel, French Tabloïds (Rivages/Noir)
– Patrick Pécherot, Tranchecaille (Série Noire Gallimard)
– Gilda Piersanti, Jaune Caravage (Le Passage)
– Sylvie Rouch, L’immobilier flambe, le SDF brûle (Coop Breizh)
– Romain Slocombe, Lolita complex (Fayard)
– Gérard Streiff, Le Putsch (Toucan Noir)
– Marc Villard, Bird (Joëlle Losfeld)
– Alain Wagneur, Hécatombe-les-bains (Babel Noir).
Seront également présents au festival les dessinateurs Chantal Montellier, Riff Reb's, Alep et Deloupy.
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Une horreur ordinaire
Le dessein premier de Lolita complex est de dénoncer le sort réservé aux dizaines de milliers d'enfants qui font l'objet d'un trafic depuis l'Europe de l'Est pour être prostitués dans les grandes métropoles de l'Ouest dans une indifférence quasi générale. En second lieu, Romain Slocombe rend, dans ce roman, hommage au cinéma d'horreur britannique des années soixante. L'association des deux n'est pas le fruit du hasard ou d'un caprice. L'horreur que subissent ces jeunes filles en provenance de Transylvanie – pays d'origine de Dracula, faut-il le rappeler - est bien le point central de ce roman.
Divisé en trois parties dont les titres sont empruntés aux films objets de l'hommage, Lolita complex est un roman très documenté, auquel on peut reprocher la manière parfois artificielle dont sont plaquées des informations d'arrière-plan. Il s'organise autour de trois personnages : Gilbert Woodbrooke, photographe fétichiste dépressif et plâtré qui peine à se remettre d'un accident – il était déjà le personnage principal de la tétralogie japonaise de Romain Slocombe -, Amanda Finlay, présentatrice d'un talk-show à la radio autour de laquelle évolue Duncan Piermont, artiste contemporain à la vie sulfureuse, et enfin, Doïna, jeune adolescente roumaine qui, voulant fuir son "pays de merde", se retrouve à vivre un enfer, celui de la prostitution.
Les histoires de ces trois personnages débutent de façon séparée, en parallèle, et finissent par se croiser. Si ce procédé a déjà été largement éprouvé, il n'est pas toujours utilisé avec autant de finesse qu'ici : Romain Slocombe provoque le croisement inéluctable des récits à des moments où on s'y attend le moins. Trois parties, trois personnages : une double trinité néfaste qui fait moins penser à la Sainte Trinité qu'au triangle des Bermudes dans lequel s'abiment au cours de leur voyage les vaisseaux de tout type. Trois est un chiffre à retenir : Lolita complex est le premier volet d'une trilogie intitulée L'océan de la stérilité.
On en parle : La Tête en noir n°135
Citation
Voilà à quoi un observateur impartial pourrait résumer l'existence de Gilbert Woodbrooke : une cocasse mosaïque d'humiliations, de faux-pas, de déconvenues...

