Mygale

Je suis en train de faire ce qui est le plus interdit au monde, pour les gens comme moi : tendre le visage au soleil, offrir le terrain nu de ma peau au rayonnement et à la chaleur.
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mardi 26 octobre

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Roman - Noir

Mygale

Psychologique - Enlèvement MAJ lundi 17 août 2009

Note accordée au livre: 5 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 5,5 €

Thierry Jonquet
Paris : Folio, février 1999
160 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-07-040801-9
Coll. "Policier", 52

Actualités

  • 14/07 Jeux: Gagner des places de cinéma pour La Piel que habito
    C'est peut-être bien le roman le plus réussi de Thierry Jonquet. Sûrement un tournant dans la littérature policière. Mygale a été adapté par le réalisateur espagnol Pedro Almodovar (excusez du peu) avec Antonio Banderas (excusez du peu) sous le titre La Piel que habito et présenté à Cannes lors du dernier festival (excusez du peu).
    Il sort étrangement le 17 août en France à ce qui ne semble pas être le meilleur moment pour un film de cette importance. L'on se demande qui pourrait bien aller au cinéma en plein mois d'août, qui plus est après un week-end du 15 août.


    Bande annonce du film en espagnol sous-titré.

    Mais bon... Là n'est pas l'objet de cette dépêche. Les éditions Folio ressortent le livre de Thierry Jonquet au format poche avec comme visuel de couverture, évidemment, l'affiche du film. Et depuis hier, un concours est organisé pour gagner l'un des quinze duos gagnants. Pour ce faire, rien de plus simple : vous pouvez vous rendre sur la page dédiée au concours afin de suivre scrupuleusement les consignes de vote. Vous découvrirez par la même occasion le synopsis du film, et l'ensemble des livres de Thierry Jonquet publiés par Folio. Sinon, ce qu'il vous faut faire, pour parer au plus pressé est juste d'envoyer un mail à cette adresse intitulé "Concours La Piel que habito" et de fournir dans le corps du mail vos nom, prénom et adresse postale.
    Bon jeu !
    Liens : Thierry Jonquet

  • 18/04 Cinéma: Croisette k-librée (Festival de Cannes)
  • 02/04 Édition: Parutions de la semaine - 2 avril
  • 10/08 Nécrologie: Et Thierry Jonquet s'éteignit

Les toiles de Thierry Jonquet

Richard Lafargue est un chirurgien esthétique qui promène ici et là Ève, une femme qu'il embastille tous les soirs, tirant scrupuleusement les trois verrous de sa porte. Viviane, est la fille de Richard Lafargue, internée dans une institution psychiatrique, sujette à des crises au cours desquelles elle se lacère le visage à l'aide de ses ongles qu'elle n'a pourtant pas. Alex Barny est un être frustre. Videur de boîtes de nuit, il vient de commettre un hold-up, et a tué un flic. Il se cache en attendant de partir en Amérique du Sud avec un magot pour l'instant de quatre millions. Vincent Moreau, l'ami d'Alex Barny, a disparu il y a quatre ans. Seule sa moto a été retrouvée.
Tel est le point de départ du roman que Thierry Jonquet décompose en trois parties : "l'araignée", "le venin" et "le poison". L'on devine très vite que toutes ces personnes ont un point commun. Patiemment, Thierry Jonquet tisse une toile aux fils collants, spongieux, élastiques où alternent souvenirs en italique et présents plombés.
Ève n'est pas seulement cloitrée. Car Richard est un pervers qui la jette dans les bras d'autres hommes, l'humilie, l'observe derrière un miroir sans teint, est témoin d'une violence qu'elle-même semble subir sans aucune révolte. L'on devine le poids de ses pêchers. L'on devine également les affres qui submergent Richard Lafargue. Mais que vient faire Alex Barny dans cette tragédie grecque aux non-dits mauriacesques ? Qui est "Mygale", cet autre être maléfique qui, il y a quatre ans, a enlevé Vincent, l'a modelé de toutes parts, le maitrise tel le Maître des marionnettes ? La réponse se trouve en un Thierry Jonquet qui incise à la manière d'un chirurgien l'âme humaine pour mieux en faire resurgir un poison noir et virulent : la vengeance ! Ce roman époustouflant, qu'on lit sans aucune respiration apparait libre de toute fioriture. Chaque mot, chaque phrase, est juste à sa place dans un texte court mais dont la teneur et la qualité s'installe pour longtemps dans une parcelle de notre mémoire.


On en parle : 813 n°107 |813 n°108 |L'Indic n°23

Citation

Tu l'appelais "Mygale", en souvenir de tes terreurs passées. Mygale, un nom à consonance féminine, un nom d'animal répugnant qui ne cadrait pas avec son sexe ni au raffinement extrême qu'il savait montrer dans le choix de tes cadeaux...

Rédacteur: Julien Védrenne jeudi 13 août 2009
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