Trois vies par semaine

Fragoni vit la portière arrière s'ouvrir sous la poussée d'une main aux doigts gonflés et lourdement bagués. La main de Tixador qui faisait signe à Fragoni de le rejoindre comme si elle l'invitait à pénétrer un cercle de l'enfer.
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Roman - Policier

Trois vies par semaine

Énigme - Disparition - Assassinat MAJ samedi 11 mars 2023

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22,9 €

Michel Bussi
Paris : Presses de la Cité, mars 2023
456 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-258-20473-7

L'amour est enfant de Bohème

La capitaine Katel Marelle travaille dans les Ardennes. Au moins il y a de beaux paysages. C'est pourtant dans un coin sauvage, dans la vallée de la Meuse, près de rochers majestueux, qu'elle va se trouver confrontée à une mort mystérieuse. Tout d'abord, il y a un corps vu par des promeneurs, un homme qui est tombé d'un rocher, qui a été poussé par quelqu'un ou qui se serait suicidé. Problème : alors que les gendarmes commencent leurs recherches, ils découvrent plus bas un deuxième corps. Y aurait-il eu une bagarre ? Katel Marelle fronce encore plus le front lorsqu'elle débusque la voiture du premier cadavre. Dans la boîte à gants, trois permis de conduire avec toujours la même photo d'identité (celle du mort), mais avec trois noms différents, et une seule date de naissance dans trois villes différentes. C'est impossible mais les recherches d'état-civil montrent le contraire, comme si trois triplés étaient nés sous trois noms différents dans trois lieux différents. Le mystère s'épaissit encore plus pour Katel Marelle quand elle rencontre la veuve du mort. Cette dernière lui parle d'un homme secret qui vivait avec sa mère jusqu'à la mort de celle-ci, une mère fantasque et marionnettiste de talent ; un homme qui, partait une semaine par mois pour son travail (ce que son entreprise dément). Le mystère s'opacifie quand on n'arrive pas à joindre les fils du défunt et surtout lorsque débarquent deux autres femmes, plus jeunes, qui prétendent être les compagnes des deux autres identités inscrites sur les permis de conduire. Et si la réponse se trouvait du côté de Charleville-Mézières, là où va avoir lieu le festival de marionnettes, ville de Rimbaud qui annonçait "Je est un autre", formule qu'aurait pu reprendre victime...

Michel Bussi est un auteur bien connu, qui écrit des thrillers grand public. Avec Trois vies par semaine (référence explicite à une chanson française - il y en aura bien d'autres dans le corps du roman), il situe son intrigue du côté des Ardennes, ce qui lui permet des descriptions de la nature, du grand écrivain local et d'un festival artistique. Comme c'est un auteur sérieux, toutes les énigmes et autres mystères se verront résolus in fine, même si les coupables sont particulièrement caricaturaux et que l'on se demande même comment ils ont pu mener leurs affaires. Mais ce n'est pas grave. Le récit construit développe un rythme trépidant, lance quelques fausses pistes et atteint son objectif, à savoir séduire le grand public avec une intrigue policière qui pourra sembler légère aux amateurs du genre, mais qui reste une lecture agréable.

Citation

Elle dévisageait la gendarme avec un mélange d'inquiétude et de sens de l'hospitalité. Celle qui oblige à masquer sa surprise, à offrir un café à la mort si elle pousse votre porte. D'ailleurs, c'est bien ce costume que Katel portait sous son uniforme.

Rédacteur: Laurent Greusard samedi 11 mars 2023
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