k-libre - auteur - Thomas Narcejac

De ses bourlinguages à répétition, de ses clash parfois destructeurs, souvent salvateurs, il avait tiré un enseignement : la réalité n'est ni blanche ni noire, juste une somme de grisailles personnelles. L'individu le plus sain recèle tant de fissures qu'accorder sa confiance à autrui s'avère le don ultime d'un siècle qui se cherche.
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Thomas Narcejac

MAJ jeudi 16 février 2012
© D. R.

Biographie Thomas Narcejac


Naissance à Rochefort-sur-Mer le 03 juillet 1908.
Mort à Nice le 04 juin 1998.
Pierre Robert Ayraud fréquente l'école communale de Saintes de 1914 à 1919. En 1916, une parente lui offre 813, une aventure d'Arsène Lupin. C'est une révélation pour l'enfant. Il se passionne aussi pour Le Tour du monde en aéroplane d'Arnould Galopin, au point de revivre ces aventures avec un camarade. Celui-ci est armé d'un fusil à air comprimé. C'est l'accident, Pierre perd l'œil gauche.

Il obtient, en 1919, son certificat d'études primaires, ses résultats le placent premier du canton. La même année, il est atteint d'un cancer du péroné gauche. Sa jambe est sauvée par un médecin de marine, mais il n'est plus question de faire du sport, ni d'être marin comme le veut la tradition familiale.
Il obtient son baccalauréat philosophie-lettres en 1926 et, à l'automne, part à Poitiers, faire "Khâgne". Une scarlatine maligne interrompt ses études. Il les reprend l'année suivante, puis prépare, à la faculté, une licence ès lettres obtenue en juillet 1930. Il est nommé, à la rentrée, professeur à Vannes - où il restera jusqu'en 1937. En novembre, il s'inscrit à la faculté de lettres de Paris pour préparer une licence de philosophie qu'il obtient en juin 1931, ainsi qu'un diplôme d'Études supérieures de lettres.

En octobre 1937, il est nommé à Troyes comme professeur de lettres et de philosophie. "Je suis venu au roman policier, en tant qu'auteur, après avoir compris le mode d'invention des auteurs de romans à problèmes. Et pour comprendre cela de l'intérieur, il fallait bien écrire. C'est pourquoi je m'amusai avec mes élèves de Troyes à écrire un petit acte : Le Rendez-vous de la dame de pique."

Il est mobilisé le 3 septembre 1939 comme secrétaire d'un médecin chef, puis à l'infirmerie. Pendant la "Drôle de guerre", il emploie ses nombreux loisirs à écrire L'Assassin de minuit, un roman policier, car il a un vif penchant pour le genre et pour apprendre à bien raconter.
Alors qu'il passe ses vacances dans sa belle-famille, à Saint-Servan, en 1945, pour s'occuper, il concocte, de mémoire, quelques pastiches de Leblanc, Simenon, Conan Doyle... En octobre, il est muté à Nantes où il enseignera jusqu'à sa retraite d'enseignant en 1968.
En janvier 1946, c'est la parution, aux éditions du Portulan, de L'Assassin de minuit, le roman écrit pendant la "Drôle de guerre". Il le signe du pseudonyme de Thomas Narcejac, en référence à un lieu où il allait pêcher quand il était jeune, à Saintes et à Saint-Thomas, un village proche.
En février, Les éditions Athéné dans leur collection "La Mauvaise chance" ajoutent à leur catalogue, Confidences dans ma nuit, le recueil des pastiches, puis en décembre La Police est dans l'escalier, le second roman de l'auteur.

En janvier 1947, paraît Esthétique du roman policier, l'essai qui va déclencher une correspondance avec Pierre Boileau, aux conséquences si riches pour le genre. Ils se rencontrent le 13 juin 1948, lorsqu'il reçoit le Prix du roman d'aventures pour son quatrième roman, La Mort est du voyage.
En décembre 1948, les éditions du Scorpion proposent Faut que ça saigne !, un pastiche du roman noir écrit avec Serge Arcouet, qui prendra plus tard, le pseudonyme de Serge Laforest. Ce roman est écrit pour dénoncer les outrances d'un genre lancé par Gallimard.

1949 est une année d'intense production. Sa première nouvelle, Le Vampire parait en janvier dans "Mystère-Magazine". En mars, les éditions Amiot-Dumont publient Slim entre en scène, un roman de John Silver Lee et "traduit de l'américain". Sous ce nom se cachent Narcejac et Arcouet. Cette série comprend cinq titres tous parus dans l'année. En mai, Aspect du roman policier, une nouvelle étude est publiée dans le Larousse mensuel. En juin, La Fin d'un bluff, un essai-pamphlet sur le roman noir américain, entraine une vive polémique avec Marcel Duhamel qui a lancé la "Série noire" fin 1945. Il écrit un feuilleton radiophonique, Ici police, en douze épisodes pour Radio-Bretagne. En juin, lors d'une nouvelle rencontre avec Pierre Boileau, ils décident d'écrire ensemble selon leurs conceptions du roman policier.
En septembre 1950, Thomas signe un essai intitulé Le Cas Simenon.

La suite de son œuvre littéraire se conjugue avec celle de Pierre Boileau, sous le nom de Boileau-Narcejac.


Auteurs liés : Pierre Boileau


Bibliographie*

Romancier :

Scénario inspiré de son œuvre :

* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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