k-libre - auteur - Jacques Tourneur

Il réfléchissait, réfléchissait, à en avoir une barre dans la tête. Il reprenait depuis le début des raisonnements qui aboutissaient à des conclusions différentes et, chaque fois, un argument revenait, lourd de conséquences : il lui restait exactement quatre-vingt-douze francs cinquante en poche !
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dimanche 27 septembre

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Jacques Tourneur

MAJ mercredi 15 mai 2013
© D. R.

Biographie Jacques Tourneur


Naissance à Paris le 12 novembre 1904.
Mort à Bergerac le 19 décembre 1977.
Jacques Tourneur est le fils de Maurice Tourneur, illustrateur et réalisateur français. À l'âge de dix ans, il arrive avec son père aux États-Unis. Ils y resteront un peu plus d'une décennie avant de revenir en France non sans que Jacques Tourneur ait obtenu la nationalité américaine en 1919. C'est en qualité de monteur de films que son père réalise qu'il fait ses premières gammes professionnelles dont Les Gaietés de l'escadron (1932), adaptation d'une pièce de Courteline, qui narre le train-train sous tous ses aspects d'un escadron de chasseurs à cheval où l'on retrouve Fernandel, Jean Gabin et Raimu. S'il monte d'autres films pour d'autres réalisateurs, il ne tarde pas à passer derrière la caméra. Il réalise ainsi quatre films en France entre 1931 et 1934 avant de partir de nouveau - seul cette fois - pour les États-Unis à Hollywood. Là, il est tout d'abord à la réalisation de nombreux courts-métrages avant d'être - dans le cadre de longs-métrages d'importance - nommé à la direction des secondes équipes. À ce titre, il n'apparaitra jamais au scénario. Sa réalisation d'un documentaire romancé sur les prisons, They All Came Out (1939), lui ouvre les portes de la réalisation. Ce sera à la RKO où il est imposé par le producteur Val Lewton pour des films de série B. Il se fait remarquer pour ses films fantastiques - La Féline (1942), Vaudou (1943), L'Homme-léopard (1943) -, et réalise de très honorables films noirs dont le merveilleux Griffes du passé (1947) ainsi que le très psychologique Angoisse (1944). On lui doit également quelques westerns comme le surprenant Le Gaucho, western argentin, et même un péplum, sur la fin de sa carrière, tourné en Italie, La Bataille de Marathon (1959) avec Mylène Demongeot. Il est au générique de quelques épisodes de séries cultes américaines (Bonanza et La Quatrième dimension). En 1966, il revient s'installer en France, en Dordogne, non loin de Bergerac.


Bibliographie*

Réalisateur :

Actualité

  • 29/04 Cinéma: Michael Henry Wilson et William A. Wellman
  • 11/02 Cinéma: Bo Widerberg et les réalisateurs méconnus (II)
  • 04/02 Cinéma: Bo Widerberg et les réalisateurs méconnus
  • 16/12 Cinéma: Tant qu'il y aura des hommes
  • 20/08 Cinéma: Festival polar action-cristolien
  • 09/07 Cinéma: Jerry Lewis et films noirs
  • 02/07 Cinéma: Vincente Minelli & Films noirs : acte II
  • 12/12 Cinéma: Robert Ryan et réalisateurs européens - acte II
    L'Action Christine* pour la deuxième semaine s'offre la même double thématique aux profonds aspects sombres. D'une part, il y a Robert Ryan, géant et rugueux acteur à la sensibilité exacerbée et à la boxe professionnelle. Et pas que dans Nous avons gagné ce soir, de Robert Wise. D'autre par il y a Hollywood les talents européens avec des réalisateurs comme William Dieterlé qui avec sa Vie d'Émile Zola touche évidemment à des sujets sociétaux et noirs. Mais la liste des films ci-dessous vous en conviendra bien mieux qu'un long discours...

    Festival 1 : Robert Ryan
    "Festival Robert Ryan, du 28 novembre au 18 décembre. Son physique de costaud (1,93 m, 89 kg), son visage aux traits rudes et saillants, valurent à Robert Ryan d'être utilisé par les studios hollywoodiens le plus souvent dans les rôles de méchants, de durs dans des films noirs ou des westerns. Pourtant, en dehors de ses succès comme boxeur au lycée et à l'armée, il était un étudiant diplômé de littérature anglaise, très tôt intéressé par l'art dramatique. Après deux ans de petits boulots, il parvint à Hollywood où il fut brièvement l'élève de Max Reinhardt puis de Vladimir Sokoloff qui lui enseigne la sobriété du jeu, la maîtrise gestuelle, suivant la méthode de Stanislavski. À trente ans, il débute au théâtre (1939) et épouse une jeune débutante, la belle Jessica Cadwalader (plus tard, écrivain), qui, au cours de leur longue vie commune, lui donnera trois enfants. En 1940, il obtint son premier rôle au cinéma, mais toute sa vie il restera fidèle au théâtre, et jouera O'Neil, Pirandello, Shakespeare, Giraudoux, Brecht. En 1959, avec John Houseman et Sidney Harmon, il fonda le Theatre Group à l'UCLA (Université de Californie) et en 1968, avec Henry Fonda et Martha Scott, la Plumstead Playhouse Repertory Company. Après son engagement dans les Marines de 1944 à 1945, il retourna aux studios. Le plus étonnant dans sa féconde carrière (71 films en trente ans) est l'exigence qu'il manifesta dans le choix de ses metteurs en scène. Peu d'acteurs de la même génération peuvent en effet se flatter d'un palmarès oû figurent les noms de Cecil B. DeMille, Jean Renoir, Raoul Walsh, Max Ophuls, Anthony Mann, Budd Boetticher, Jacques Tourneur, Nicholas Ray, Joseph Losey, Fritz Lang, Samuel Fuller, Richard Brooks, Allan Dwan, (on ne les cite pas tous). N'ayant pas le statut de 'star', il partagea très souvent les premiers rôles au générique, mais marquait les films par sa présence, donnant à ses personnages une vérité et une épaisseur humaine qui gardent toute leur intensité aujourd'hui. S'il fallait en citer qu'un seul, ce serait peut-être celui du boxeur déchu mais intègre, aux réflexes quasi titanesques, de Nous avons gagné ce soir (Wise, 1949), sans doute son plus beau rôle. En plus d'être un acteur distingué et intelligent, ce fut un homme qui s'engagea dans de forts combats comme celui qu'il mena contre la chasse aux sorcières maccarthyste, son engagement aux côtés des militants pour les droits civiques et pour la restriction des armes atomiques. Il est probablement le seul acteur ayant créé une école pour promouvoir les valeurs humaines : avec sa femme, en 1951, il ouvrit et entretint la Oakwood School à North Hollywood, qui est estimée, de nos jours, comme étant une des meilleures du pays. Un 'good guy' (un type bien)... "

    Mercredi 12 décembre :
    Le Garçon aux cheveux verts (The Boy with Green Hair), de Joseph Losey (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Jeudi 13 décembre :
    Berlin Express (Berlin Express), de Jacques Tourneur (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Vendredi 14 décembre :
    Caught (Caught), de Max Ophuls (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 15 décembre :
    Le Démon s'éveille la nuit (Clash by Night), de Fritz Lang (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 16 décembre :
    La Femme sur la plage (The Woman on the Beach), de Jean Renoir (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Lundi 17 décembre :
    Nous avons gagné ce soir (The Set-up), de Robert Wise (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Mardi 18 décembre :
    L'Aventure inoubliable (The Sky's The Limit), de Edward H. Griffith (14 heures, 16 heures & 18 heures).


    Festival 2 : Hollywood les talents européens
    "Festival Hollywood : les talents européens, du 5 au 25 décembre. Peut-être une raison essentielle de l'importance de Hollywood et de l'universalité de son cinéma fut sa capacité à accueillir des talents venant du monde entier. Que ce soient des immigrés de fraîche date y trouvant leur voie et la réussite sociale, que ce soient des artistes réputés attirés par les grands studios ou chassés de leur propre pays par des régimes politiques xénophobes, tous contribuèrent à enrichir et à diversifier le cinéma américain, par leurs styles et les spécificités de leurs cultures d'origine. C'est particulièrement vrai pour les réalisateurs. De parfaits exemples peuvent être deux grands cinéastes comme Frank Capra, pauvre petit immigré italien devenu un des 'rois' de Hollywood, et Lubitsch, arrivé aux USA en 1923, auréolé de son prestige de grand metteur en scène allemand. Ils ne furent pas les seuls et en voici une illustration dans ce programme où vous trouverez des réalisateurs pourtant considérés comme 'typiquement' américains."

    Mercredi 12 décembre :
    L'Aigle des mers (The Sea Hawks), de Michael Curtiz (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Jeudi 13 décembre :
    Le Médaillon (The Locket), de John Brahm (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 14 décembre :
    Now Voyager (Now Voyager), de Max Ophuls (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Samedi 15 décembre :
    Bunny Lake a disparu (Bunny Lake is Missing), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 16 décembre :
    Tant qu'il y aura des hommes (From Here to Eternity), de Fred Zinnemann (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Lundi 17 décembre :
    La Vie d'Émile Zola (The Life of Emile Zola), de William Dieterlé (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Mardi 18 décembre :
    Mr Smith au sénat (Mr Smith Goes To Washington), de Franck Capra (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).


    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Berlin Express |Nous avons gagné ce soir |Michael Curtiz |Fritz Lang |Otto Preminger |Fred Zinnemann |Robert Wise |William Dieterle |Raoul Walsh

  • 05/12 Cinéma: Robert Ryan & les réalisateurs européens à Hollywood
  • 03/10 Cinéma: Polar et égéries hollywoodiennes - Acte II
  • 25/09 Cinéma: Polar et égéries hollywoodiennes
  • 03/07 Cinéma: Western et Kirk Douglas - acte II
  • 27/06 Cinéma: Western et Kirk Douglas
  • 10/04 Cinéma: L'Impératrice rouge et l'âge d'or d'Hollywood
  • 03/04 Cinéma: Burt Lancaster et les Bad Guys
  • 30/11 Cinéma: Film noir : acte IV à l'Action Christine
  • 22/06 Cinéma: L'Action Christine porte les durs à l'écran
  • 19/10 Cinéma: Le Polar américain à l'Action Christine
* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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