k-libre - auteur - Jacques Tourneur

Il croyait bien aux fantômes... Et pour sûr il croyait dans l'existence du Diable. Il avait eu assez de preuves que quelque chose de mauvais était à l'œuvre dans ce bas monde ; des hommes s'entretuaient pour de l'argent ou de la dope ou simplement parce qu'ils en avaient envie.
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samedi 26 septembre

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Jacques Tourneur

MAJ mercredi 15 mai 2013
© D. R.

Biographie Jacques Tourneur


Naissance à Paris le 12 novembre 1904.
Mort à Bergerac le 19 décembre 1977.
Jacques Tourneur est le fils de Maurice Tourneur, illustrateur et réalisateur français. À l'âge de dix ans, il arrive avec son père aux États-Unis. Ils y resteront un peu plus d'une décennie avant de revenir en France non sans que Jacques Tourneur ait obtenu la nationalité américaine en 1919. C'est en qualité de monteur de films que son père réalise qu'il fait ses premières gammes professionnelles dont Les Gaietés de l'escadron (1932), adaptation d'une pièce de Courteline, qui narre le train-train sous tous ses aspects d'un escadron de chasseurs à cheval où l'on retrouve Fernandel, Jean Gabin et Raimu. S'il monte d'autres films pour d'autres réalisateurs, il ne tarde pas à passer derrière la caméra. Il réalise ainsi quatre films en France entre 1931 et 1934 avant de partir de nouveau - seul cette fois - pour les États-Unis à Hollywood. Là, il est tout d'abord à la réalisation de nombreux courts-métrages avant d'être - dans le cadre de longs-métrages d'importance - nommé à la direction des secondes équipes. À ce titre, il n'apparaitra jamais au scénario. Sa réalisation d'un documentaire romancé sur les prisons, They All Came Out (1939), lui ouvre les portes de la réalisation. Ce sera à la RKO où il est imposé par le producteur Val Lewton pour des films de série B. Il se fait remarquer pour ses films fantastiques - La Féline (1942), Vaudou (1943), L'Homme-léopard (1943) -, et réalise de très honorables films noirs dont le merveilleux Griffes du passé (1947) ainsi que le très psychologique Angoisse (1944). On lui doit également quelques westerns comme le surprenant Le Gaucho, western argentin, et même un péplum, sur la fin de sa carrière, tourné en Italie, La Bataille de Marathon (1959) avec Mylène Demongeot. Il est au générique de quelques épisodes de séries cultes américaines (Bonanza et La Quatrième dimension). En 1966, il revient s'installer en France, en Dordogne, non loin de Bergerac.


Bibliographie*

Réalisateur :

Actualité

  • 29/04 Cinéma: Michael Henry Wilson et William A. Wellman
    L'Action Christine* célèbre à sa manière (qui est l'une des plus belles) la parution de l'ouvrage À la porte du paradis, de Michael Henry Wilson, qui revient sur cent ans de cinéma en cinquante-huit cinéastes. L'auteur sera d'ailleurs deux fois présent cette semaine pour dévoiler deux des films qui font l'objet de ce festival particulier. Mais l'événement est ce focus sur le film de William A. Wellman, Les Forçats de la gloire, tourné en 1945 en compagnie d'hommes qui peu après allaient mourir sur le front. Le film a fait l'objet d'une jolie réédition en DVD collector avec livret de quatre-vingts pages chez Wild Side il y a deux ans. Samuel Fuller pensait que c'était le seul véritable film sur la Seconde Guerre mondiale, et en la matière, le réalisateur américain, qui a été des campagnes d'Afrique, de Sicile et de Normandie (qui plus est à Omaha Beach) savait de quoi il parlait. Un film rare à l'écran, et qu'il ne faudrait manquer sous aucun prétexte. Les autres films qui entrent dans le cadre du festival À la porte du paradis, sont bien plus classiques mais autant regardables et conseillés. Aussi, si vous avez du temps de libre pour de la culture qui n'est pas dégoulinante pour deux sous, n'hésitez surtout pas !

    Exclusivité : Les Forçats de la gloire, de William A. Wellman (1945)
    "Du désert tunisien aux faubourgs de Rome, William A. Wellman nous fait vivre la longue marche du correspondant de guerre Ernie Pyle au sein d'une compagnie d'infanterie. Pour celui qui fut le chantre des aviateurs, c'est l'occasion de témoigner pour les fantassins, ces mal-aimés toujours sacrifiés. En adoptant leur point de vue, 'celui du ver de terre', il capte la véracité et la sobriété des dépêches de Pyle. Comme lui, il va à l'essentiel et prend le lyrisme à rebours : l'émotion émane du minimalisme visuel comme du laconisme verbal. La seule gloire est de survivre ; il n'est d'autre dramaturgie que celle du crève-cœur. Wellman considérait Les Forçats de la gloire comme son meilleur film, mais se refusait à le revoir car Pyle et ses G.I. avaient péri peu après le tournage. Pour Samuel Fuller, orfèvre en la matière, c'était 'le seul film adulte et authentique' produit par Hollywood pendant la Seconde Guerre mondiale."

    Mercredi 30 avril :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 20 h 30 : séance présentée par Michael H. Wilson et suivie de la dédicace de son livre À la porte du paradis).
    Jeudi 1er mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Vendredi 2 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Samedi 3 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Dimanche 4 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Lundi 5 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Mardi 6 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Festival : À la porte du paradis
    "Cent ans de cinéma américain en 58 cinéastes de D. W. Griffith à David Lynch, de Michael Henry Wilson.
    Pour accompagner la sortie du livre de Michael Henry Wilson, l'Action Christine vous propose un festival de films immanquables !
    'Avec À la porte du paradis, Michael Henry Wilson nous ramène à la révélation de Montag : derrière chaque œuvre, il y a un être humain. Il nous offre ainsi une fresque historique grandiose, celle qu'ont peinte les aspirations, les ambitions, les aventures de ces hommes. Parmi eux, Griffith, qui ne pouvait s'empêcher de faire de la femme le centre émotionnel de ses films... Frank Borzage, qui utilisait escaliers, échelles et sommets pour suggérer l'ascension spirituelle de ses amants sanctifiés... Anthony Mann, dont les images imposaient les paysages de l'Ouest dans leur beauté, mais aussi leur implacabilité... Robert Altman, qui explora une nouvelle approche du cinéma, le cinéma comme action painting... Le livre de Michael est un merveilleux portrait panoramique, peuplé de tous ces individus, de leurs rêves, de leur énergie créatrice, de leur geste artistique. Il en connait bien certains, ou les a connus de leur vivant, mais il les convie tous à participer à une immense conversation qui se poursuit sans fin, en images et sons, à travers les années et les décennies.' (Martin Scorcese)"

    Mercredi 30 avril :
    Haute pègres (Trouble in Paradise), de Ernst Lubitsch (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 1er mai :
    L'Appât (The Naked Spur), de Anthony Mann (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 2 mai :
    Vaudou (I Walked With a Zombie), de Jacques Tourneur (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures : séance présentée par Michael H. Wilson & 22 heures).
    Samedi 3 mai :
    Le Facteur sonne toujours deux fois (The Postman Always Rings Twice), de Tay Garnett (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Dimanche 4 mai :
    >L'Impératrice rouge (The Scarlett Empress), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 5 mai :
    La Jolie fermière (Summer Stock), de Charles Walters (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 6 mai :
    L'Aurore (Sunrise), de Friedrich Wilhelm Murnau (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél. : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Haute pègre |William A. Wellman |Ernst Lubitsch |Anthony Mann |Samuel Fuller |Josef von Sternberg |Martin Scorcese

  • 11/02 Cinéma: Bo Widerberg et les réalisateurs méconnus (II)
  • 04/02 Cinéma: Bo Widerberg et les réalisateurs méconnus
  • 16/12 Cinéma: Tant qu'il y aura des hommes
  • 20/08 Cinéma: Festival polar action-cristolien
  • 09/07 Cinéma: Jerry Lewis et films noirs
  • 02/07 Cinéma: Vincente Minelli & Films noirs : acte II
  • 12/12 Cinéma: Robert Ryan et réalisateurs européens - acte II
  • 05/12 Cinéma: Robert Ryan & les réalisateurs européens à Hollywood
  • 03/10 Cinéma: Polar et égéries hollywoodiennes - Acte II
  • 25/09 Cinéma: Polar et égéries hollywoodiennes
  • 03/07 Cinéma: Western et Kirk Douglas - acte II
  • 27/06 Cinéma: Western et Kirk Douglas
  • 10/04 Cinéma: L'Impératrice rouge et l'âge d'or d'Hollywood
  • 03/04 Cinéma: Burt Lancaster et les Bad Guys
  • 30/11 Cinéma: Film noir : acte IV à l'Action Christine
  • 22/06 Cinéma: L'Action Christine porte les durs à l'écran
  • 19/10 Cinéma: Le Polar américain à l'Action Christine
* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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