Dépêche | Vincente Minelli & Film noir

Tous les journaux télévisés, tous les éditorialistes ne parlaient que de ça : les marcheurs n'étaient pas des kamikazes, mais bien les premières victimes d'un gigantesque coup monté.Une machination à côté de laquelle le 11-Septembre ressemblerait à un bricolage d'amateurs.
Frédéric Mars - Non Stop
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jeudi 21 novembre

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MAJ jeudi 21 novembre

Vincente Minelli & Film noir
25/06/2013

Vincente Minelli & Film noir
L'Action Christine se propose de célébrer Vincente Minelli à travers ses "comédies mélancoliques et ses drames toniques", et nous ne nous sentons pas de le passer sous silence alors même qu'il y a dans l'autre salle un festival film noir avec quelques incontournables dont l'éternel Casablanca, de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. À vrai dire, il n'y a que très peu de films noirs méconnus. Quelques uns sont des modèles du genre tel Quand la ville dort, de John Huston, et Shock Corridor, de Samuel Fuller (bien que le film par son choix audacieux de noir et blanc, et de couleurs soit aujourd'hui un peu daté). Enfin, c'est à vous de faire votre choix !

Festival 1 : Vincente Minelli
""Certains le trouvent superficiel, mais cette impression elle-même n'est que superficielle. Pour peu qu'on interroge son œuvre, on y sent partout une âme inquiète, une sensibilité très vive qui se dissimulent sous le masque de l'élégance, du raffinement esthétique, de la rêverie mélancolique. S'il fut le derniers des grands réalisateurs 'sous contrat', il n'a jamais été un homme à tout faire. On ne l'imagine pas tournant un western, un policier, un film de guerre. Certes, il passe le plus facilement du monde de la comédie au drame. Mais, comme entre autres, Shakespeare, qu'on n'a jamais songé pour cela à accuser de manquer de personnalité. Comme le Barde (nous ne pousserons pas plus loin la comparaison), Minnelli fait des comédies mélancoliques et des drames toniques. Ce décalage entre matière et manière est générateur d'une atmosphère assez spéciale, qui imprégnait déjà les premiers musicals par lesquels il rénova entièrement le genre...
Il semble étonnant que l'intensité du plaisir esthétique procuré par tant de films de Minnelli, drames ou musicals, ne soit pas suffisante pour le légitimer aux yeux de tous. On pourrait parfois se croire revenu aux temps où le 'simple' divertissement était, par principe, suspect et tout film, pour être pris au sérieux, devait véhiculer un 'message'. De ce point de vue étroit, Minnelli n'a peut-être 'rien à dire' (encore qu'on pourrait objecter, paraphrasant Valéry, qu'il ne s'agit pas de dire mais de faire), ce qui ne l'empêche pas de communiquer avec son public. La joie et l'émotion ressenties constituent son 'message'& ; elles sont leur propre justification." Bertrand Tavernier & Jean-Paul Coursodon (50& ans de cinéma américain)

Mercredi 26 juin :
Il faut marier papa (The& Courtship of Eddie's Father), de Vincente Minelli (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
Jeudi 27 juin :
Qu'est-ce que maman comprend à l'amour ? (The Reluctante Debutante), de Vincente Minelli (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
Vendredi 28 juin :
Madame Bovary (Madame Bovary), de Vincente Minelli (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
Samedi 29 juin :
Les Ensorcelés (The Bad and the Beautiful), de Vincente Minelli (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
Dimanche 30 juin :
Tous en scène (The Band Wagon), de Vincente Minelli (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
Lundi 1er juillet :
Le Chevalier des sables (The Sandpiper), de Vincente Minelli (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
Mardi 2 juillet :
Quinze jours ailleurs (Two Weeks in Another Town), de Vincente Minelli (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

Festival 2 : le film noir
"Le film noir déborde le cadre policier. Il est l'expression d'une passion, d'une obsession, poussées à leur limite extrême, sur fond de conflits sociaux, politiques, psychologiques. C'est surtout le travail du réalisateur qui en fait un film noir. Les plus grands : Fritz Lang, Alfred Hitchcock, Nicholas Ray, Jules Dassin, Joseph L. Mankiewicz, Michael Curtiz, etc., plongent le spectateur dans une ambiance intrigante ou angoissante, sachant, chacun dans son style, créer des images fortement expressives (par le cadre et l'éclairage) et une progression dramatique intense (par le rythme et la précision du montage). Du vrai et grand cinéma."

Mercredi 26 juin :
Adieu ma belle (Murder, my Sweet), de Edward Dmytryk (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
Jeudi 27 juin :
L'Impasse tragique (The Dark Corner), de Henry Hataway (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
Vendredi 28 juin :
À cause d'un assassinat (The Parallax View), de Alan Pakula (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
Samedi 29 juin :
Shock Corridor (Shock Corridor), de Samuel Fuller (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
Dimanche 30 juin :
Casablanca (Casablanca), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
Lundi 1er juillet :
Quand la ville dort (The Asphalt Jungle), de John Huston (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
Mardi 2 juillet :
Ultime razzia (The Killing), de Stanley Kubrick (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

* L'Action Christine
4, rue Christine
75006 Paris
Tél; : 01.43.25.85.78
contact@actioncinemas.com


Liens : Michael Curtiz | Edward Dmytryk | Henry Hathaway | Samuel Fuller

Par Julien Védrenne

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