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Roman - Policier

La Danse de la mort

Géopolitique - Enlèvement - Trafic MAJ mardi 21 septembre 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21 €

Veit Heinichen
Totentanz - 2007
Traduit de l'allemand par Alain Huriot
Paris : Le Seuil, août 2010
306 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-02-096870-6
Coll. "Policiers"

L'Europe à nue

Le Triestin. L'ancien verrou de l'Europe, avant qu'elle ne s'élargisse aux pays de l'ex bloc de l'Est. Porte ouverte, aujourd'hui, aux trafics les plus invraisemblables – faux dentiers, cercueils bon marché, cigarettes, fausses marques à gogo dans une économie européenne qui vacille et plonge dans la misère de plus en plus de monde. Trieste. La quasi totalité des chercheurs en physique nucléaire du tiers-monde y sont formés. On raconte que la bombe atomique iranienne aurait été inventée là. Du coup, la place intéresse beaucoup, des Américains aux incontournables Chinois, à la fois fournisseurs et clients des plus juteux contrats de la malfaçon mondiale. Une plaque tournante rêvée pour un malfrat d'envergure. L'Europe des malfrats s'y ressource donc à loisir. Une bombe réveille le centre-ville. Mais dans une cité où la police met cinq heures à dresser un simple constat d'accident, les poseurs de bombe n'ont rien à craindre. Seul le préfet s'en inquiète, pour de mauvaises raisons : la peur de se faire remonter les bretelles par un ministre quelconque. Le commissaire Laurenti, volontiers provocateur, et dont la carrière fait du surplace, doit s'y coller. Pas grand-chose à débusquer, sinon ce que tout le monde sait : Viktor, un mafieux au sommet de sa puissance, ne doit pas ignorer les raisons de l'explosion. Laurenti le presse, mais Viktor est mauvais, obligeant les flics à jouer avec le feu, à sortir bientôt des clous pour agir dans la plus parfaite illégalité. Une lutte s'engage, personnelle. Tout se passe comme si la criminalité venait de faire soudain surface au sein même des forces de police. L'Ordre public se privatise de fait, dans une Europe décrite en pleine bascule, tout près de renoncer à sa logique du Droit pour adopter un ordre citoyen plus sauvage. Inquiétant... Tout comme ne l'est pas moins cette exploration méthodique des deux Europes à la frontière desquelles se tient Trieste, la ville d'élection de l'auteur, cultivant avec efficacité une sorte de réalisme stylistique servant au plus près une vision dépouillée d'un monde peu amène.

Citation

Le racketteur lui avait-il adressé un signe ?

Rédacteur: Joël Jégouzo mardi 14 septembre 2010
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