American subversive

Les cas de personnes disparues sont inhabituels parce que, en soi, il ne s'agit pas d'un crime. Nous déterminons la gestion de chaque cas en nous appuyant sur la vulnérabilité de la personne disparue, en évaluant le risque qu'elle peut représenter pour elle-même ou pour les autres. Le niveau de risque a un impact sur les moyens qui sont mis en œuvre pour retrouver la personne.
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dimanche 15 septembre

Contenu

Roman - Thriller

American subversive

Terrorisme - Scientifique MAJ lundi 20 septembre 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,5 €

David Goodwillie
American Subversive - 2010
Traduit de l'anglais par Édith Soonckindt
Paris : Florent Massot, septembre 2010
300 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-916546-52-0

Resistance.com

Aidan, blogueur qui surfe sur les émotions pour en tires des chroniques brillantes, vit la fin d'une passion avec une journaliste célèbre, lorsqu'il reçoit une étrange photo : celle d'une jeune femme prise "au hasard" dans une rue de New York. L'expéditeur prétend qu'elle est en fait celle d'une dangereuse terroriste qui vient de faire exploser les locaux d'un couturier. Aidan décide alors d'en savoir plus.
Dans la première partie du roman, nous suivons deux intrigues en parallèle : d'une part, Aidan dans sa vie quotidienne futile de blogueur new-yorkais. Ce caractère artificiel est renforcé par ses disputes amoureuse et la présence d'un ami, playboy comploteur, qui pour l'aider l'emmène dans son avion privé sur une ile pour milliardaires. D'autre part, Paige, la "terroriste" qui, réfugiée dans une planque rédige ses mémoires, relate son passé et ses motivations pour entrer dans l'action violente (censée être non sanglante). Puis, évidemment, dans une seconde partie, le chasseur et la proie se rejoignent et l'action dérive dans une tout autre direction.
Tout le travail de David Goodwillie ne consiste pas à créer du suspense, à faire monter la pression. Les actions sont toujours vues de loin. L'enquête pour retrouver Paige ressemble à une farce. Les motivations des personnages sont parfois peu claires. Le groupe terroriste reste un peu abscons et les forces policières semblent avoir déserté l'Amérique. Mais c'est essentiellement parce que la psychologie est volontairement absente. L'auteur se glisse dans la littérature d'Ellis, là où la description, les objets et les marques, le clinquant et l'apparence sont plus importants que le réel. Le roman décline ainsi les topos de la vie américaine : les îles pour milliardaires, les grands espaces où la vie rurale est empreinte de bonhommie, les mégapoles où s'observent, comme dans un aquarium de requins, les nouveaux êtres humains, liés aux technologies et à la Toile, où même les terroristes ne sont pas d'affreux anarchistes mais des intellectuels qui essayent de s'immiscer dans les grandes affaires en s'appuyant sur la communication et la révélation du secret. En réussissant à jouer sur quelques ressorts narratifs qui lui permettent de relancer l'intrigue, en distillant une ironie légère, David Goodwillie permet au lecteur de suivre son roman sans s'ennuyer mais, fidèle au style actuel, avec une approche plutôt superficielle, à la manière de ces personnages qui effleurent la surface des choses, traversent les salles un verre de champagne à la main et dissertent sur l'intérêt d'Internet.

Citation

La nouvelle était-elle déjà oubliée, mise de côté en faveur de celles plus faciles à digérer, pour ne pas dire plus insignifiantes ? Je suis désolé d'avoir l'air amer. Mais je connais la réponse.

Rédacteur: Laurent Greusard lundi 20 septembre 2010
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