Au bout des docks

Les petites villes sont pleines de grands yeux reliés à des bouches bavardes.
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Roman -

Au bout des docks

Assassinat MAJ jeudi 30 septembre 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 8,5 €

Sean Burke
Dead Water - 2001
Traduit de l'anglais par Pierre Lalet
Paris : Rivages, juin 2010
248 p. ; illustrations en noir & blanc ; 17 x 11 cm
ISBN 978-2-7436-2119-3
Coll. "Noir", 782

Les cauchemars de l'aube

Butetown, le quartier des docks de Cardiff, dimanche de Pâques. "Christina Villers, vingt ans, un mètre soixante, signes particuliers néant, enceinte d'un petit fœtus, traces de sperme à faible densité, déposé environ trois heures avant sa mort." Retrouvée sauvagement assassinée dans la nuit de samedi à dimanche. Christina tapinait, se droguait, travaillait occasionnellement comme informateur pour la police. Elle devait témoigner dans un procès contre les frères Baja, les caïds de la pègre locale, qui font office de suspects idéaux... cela tombe bien pour Jack Farissey, que les flics aient les suspects idéaux. Car lui se réveille ce dimanche matin, sans aucun souvenir de la veille (alcool et drogue), allongé dans une arrière-boutique, à côté de Jess Simmonds, un vieux pote, pas plus en forme que lui. Ils sont couverts de sang et connaissaient bien Christina... Jess narquois, maléfique et calculateur sait ce qui s'est passé la veille, il ne veut rien dire à Farissey avec qui il a un sérieux contentieux. Farissey a des flashs, des réminiscences, mais n'arrive pas à savoir ce qu'il a fait de sa soirée... Commence pour lui une quête dans Butetown, son quartier...
Avec ce polar situé sur les docks de Cardiff, il semblait normal que Sean Burke, pour son premier roman, remercie John Williams en introduction car on y trouve le même souci de description et les mêmes idées sur la reconstruction des docks. Mais la comparaison s'arrête là. Burke a son propre style, ses propres préoccupations et ses propres personnages qui évoluent noyés dans l'alcool et la drogue. Le roman, en prise totale avec la réalité, vous propulse immédiatement aux côtés de Farissey et des personnages tous plus désabusés les uns que les autres par leur vie à Butetown. "On croirait en Dieu, si on ne savait pas qu'on est damné dès le départ." C'est particulièrement noir (pas la peine d'attendre une fin heureuse, on s'en doute bien), bien mené et on attend les autres romans de l'auteur avec impatience - s'ils sont du même tonneau.

Citation

Pour te dire toute la vérité, je ne me souviens de rien de ce qui s'est passé après une heure du matin.

Rédacteur: Christophe Dupuis mercredi 29 septembre 2010
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