Opération Betterave

La première détonation éclata une fraction de seconde avant que son lieutenant ne s'écroule sur le sol, la moitié du crâne emportée par une balle de gros calibre.
Christophe Sémont - Une danse avec le diable
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Vigilance
Dans un futur proche et indéterminé des États-Unis, une émission de téléréalité captive les populations :...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

vendredi 30 octobre

Contenu

Roman - Espionnage

Opération Betterave

Pastiche MAJ mardi 12 octobre 2010

Note accordée au livre: 5 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 12 €

Nicolas Bokov
Traduit du russe par Maud Mabillard
Lausanne : Noir sur blanc, septembre 2010
186 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-88250-237-7

Les betteraves sont éternelles

Les héros des temps modernes sont désormais des génies de l'informatique et il y en a sans doute encore pour un moment (faisons preuve de patience). Cependant celui de Nicolas Bokov est un gentleman, noir de peau, beau, au corps d'athlète, et surtout qui procède sur le Web avec une technique propre à rendre transparents les réseaux complexes de la Toile au grand public (ce qui mérite d'être souligné, car combien se sont défaussés sous la pseudo excuse de la technicité trop technique pour être expliquée ?).
Et puis Nicolas Bokov est un utilisateur de MacGuffin expérimenté (petit rappel : Deux voyageurs se trouvent dans un train allant de Londres à Édimbourg. L'un dit à l'autre "Excusez-moi, Monsieur, mais qu'est-ce que ce paquet à l'aspect bizarre que vous avez placé dans le filet au-dessus de votre tête ? — Ah ça, c'est un MacGuffin. — Qu'est-ce que c'est un MacGuffin ? — Eh bien c'est un appareil pour attraper les lions dans les montagnes d'Écosse. — Mais il n'y a pas de lions dans les montagnes d'Écosse. — Dans ce cas, ce n'est pas un MacGuffin." in l'article Alfred Hitchcock sur Wikipédia), qui sait saisir l'essence des pianistes de concert japonaises, et celle moins raffinée des agents secrets russes rendus hilarants dans leur très nuisible nostalgie d'empire.
Par réaction à ces tristes sires, Nicolas Bokov utilise une liberté de ton attachante, profondément humaine, pourvoyeuse d'émotions, d'humour, de subversion. On pense à Boulgakov, à son Maître et Marguerite, à ce faux désespoir devant la connerie qui sait faire naître cet humour si particulier, indispensable.

Citation

Mon grand-père a participé à la collectivisation en République socialiste d'Ukraine, il commandait une compagnie de mitrailleuses. Il se plaignait du bruit, il avait toujours mal aux oreilles après une opération.

Rédacteur: Olivier Nouvel mardi 05 octobre 2010
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page