Exit Music

Ce qui compte, c'est d'épingler ceux qui ont fait ça. Et personne, vous m'entendez, PERSONNE ne baisse les bras avant qu'on ai trouvé ces salauds !
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samedi 21 septembre

Contenu

Roman - Policier

Exit Music

Assassinat - Corruption - Procédure MAJ jeudi 02 décembre 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

Ian Rankin
Exit Music - 2007
Traduit de l'anglais (Écosse) par Daniel Lemoine
Paris : Le Masque, octobre 2010
446 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-7024-3432-1

Actualités

  • 05/10 Édition: Parutions de la semaine - 5 octobre
  • 20/06 Édition: Le retour de John Rebus
    Ian Rankin, à l'instar de nombre de ses prédécesseurs, fait reprendre du galon au personnage qui a assit son succès, l'inspecteur écossais John Rebus, après une interruption de cinq ans. Si John Rebus avait quitté son département de la police pour intégrer le service des affaires classées toujours à Édimbourg, espèce de mise au placard littéraire, dans Exit music, il n'en avait pas, selon ses dires, quitté l'esprit de son créateur. Ian Rankin affirme en effet sur son site officiel : "J'avais le sentiment que l'on n'en avait pas réellement fini tous les deux" avant d'ajouter qu'il avait "une histoire qui lui convenait". Comme de bien entendu, John Rebus s'immerge dans l'univers de Malcom Fox, nouveau personnage de Ian Rankin. Ensemble, ils collaboreront dans ce qui est la troisième aventure de l'homme des affaires internes. Et l'on ne peut s'empêcher de se rappeler ce que nous avait dit il y a deux ans déjà John Harvey. À savoir que Ian Rankin, s'il avait fortement l'envie de tourner la page Rebus, ne pourrait peut-être pas résister aux pressions de son éditeur car, outre-Manche, la récurrence des protagonistes principaux fait s'envoler les ventes au contraire des stand alone. Si l'on était malicieusement taquins, on dirait que Rebus vient au secours de Fox pour parfaire les exigences de résultats de Orion & Regan Arthur Books. L'ouvrage, qui s'intitulera Standing In Another Man's Grave (en hommage à l'une des chansons de Jackie Leven, compositeur-chanteur et ami de Ian Rankin, décédé en novembre 2011), paraitra simultanément sous toutes les formes possibles de publication le 8 novembre 2012 au Royaume-Uni. En France, il sera publié au Masque en 2014. Dans l'intervalle, les éditions françaises feront paraitre le premier volet de Malcom Fox, Plainte en septembre prochain, puis le second, The Impossible Dead en 2013.
    Vous pouvez lire une interview de Ian Rankin, pour peu que vous lisiez dans la langue de Walter Scott, sur The Telegraph. Nonobstant ces suppositions légitimes, il n'en demeure pas moins que le retour de John Rebus est une bonne nouvelle !
    Liens : John Harvey |Ian Rankin

  • 15/10 Édition: Parutions de la semaine - 15 octobre

Rebus au rebut : exit maestro !

John Rebus, l'inspecteur du CID d'Édimbourg, personnage emblématique de l'œuvre de Ian Rankin, tire sa révérence, est poussé à la retraite, est mis au rebut. Mais non sans devoir se coltiner une dernière enquête, placée sous le spectre de la terreur russe, celle qui met fin aux jours de Litvinenko.

Dans une des rares rues non dotée de caméra, l'opposant et poète russe Alexander Todorov est retrouvé mort, le crâne fracassé. Il avait passé sa dernière heure au Calédonians, un pub select dans lequel étaient attablés Andropov, un industriel russe, Stuart Janney, un banquier, et Big Ger Cafferty, le caïd de la ville. Plus tard, meurt asphyxié dans sa maison l'homme qui était chargé d'enregistrer les apparitions en bibliothèque de Todorov. John Rebus et Siobhan Clarke partent alors en chasse à la fois contre la corruption et le lien ténu qui lie ces deux affaires. Clarke est amenée à prendre la relève de Rebus, d'ailleurs, c'est elle qui dirige les opérations. En apparence du moins car même quand il est relevé de ses fonctions, Rebus, obnubilé par son souhait de coincer Cafferty, tire les ficelles du jeu. Mais son profond désir de revanche risque fort de le rendre aveugle alors même que Andropov l'incite à "chercher la femme" dans une manœuvre désespérée de sauver sa peau.

Ce dernier volet rebusien est tout empreint de nostalgie. Ode à la non-retraite des flics (beaucoup se meurent une fois leur service accompli), c'est aussi un portrait au vitriol de la police, de la politique et du nouveau parlement écossais. Ian Rankin porte un regard plutôt désabusé sur l'Écosse actuelle. Il ne croit pas en son indépendance (ce sont surtout les Anglais qui y croient), et nous délivre son point de vue sur l'inanité d'un Parlement représenté d'ailleurs par l'absurdité de ses murs froids. John Rebus s'entête, fait erreur, boit beaucoup, mais son charisme même s'il le dénigre le rend indispensable. Par ses convictions et surtout son aptitude à suivre une voie en adéquation avec elle, quitte à se faire de nombreux ennemis au sein même de son département, il impose un contre-pouvoir policier nécessaire. Après lui, peut-être Siobhan Clarke pourra-t-elle en faire autant, rien n'est moins sûr.

Avec la mise au placard de John Rebus, c'est Édimbourg également que l'on quitte à regret : Princes Street, le Last Drop, ce pub ancestral évoqué dans lequel les condamnés à mort venaient boire leur dernier verre, la plage de Portobello, le quartier de Craigmillar... Si Ian Rankin a intitulé son roman Exit Music, on a plutôt envie de dire "Exit Maestro"...


On en parle : Alibis n°38

Citation

Vous auriez dû dire la vérité dès le début, Gill. Mentir, c'est très bien quand on joue la comédie mais, dans la vraie vie, on parle plutôt de faux témoignage.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 10 octobre 2010
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