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mardi 16 juillet

Contenu

Roman - Policier

Sous le signe de la souris

Tueur en série MAJ jeudi 21 octobre 2010

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 13 €

Maryse Rivière
Le Faouët : Liv'éditions, mars 2008
400 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-84497-124-1
Coll. "Liv'en poche", 73

Sous la surface des choses

Le policier Escoffier est appelé pour constater le décès d'une jeune femme. Or, quelle n'est pas sa surprise de découvrir que le cadavre a été victime d'une mise en scène, qui rappelle les crimes d'un ancien tueur en série. Du coup, des souvenirs lui ressurgissent car la première victime, sa compagne, a motivé son entrée dans la police. Mais qui se permet de reproduire ces crimes ?
Son enquête se trouve compliquée par le fait qu'il y a une zone de silence autour des victimes. Elles semblent avoir un lien avec des événements qui se seraient passés en marge de Mai 68...
Voilà un roman policier étrange qui mélange allégrement les genres, les pistes et les intrigues tout en se jouant des codes du roman populaire. Il y a des enfants adoptés qui recherchent leur famille, des psychopathes qui se cachent, des clochards qui ont bon cœur, le thème du double démoniaque qui se profile, accentué par des résurgences de mythes vaudou (car des statuettes africaines cloutées se promènent dans les échoppes des protagonistes, des jeux de cache-cache dans les catacombes et les galeries souterraines de Paris, un retour sur le passé récent de la ville, une description sympathique des amitiés qui persistent par delà le temps). Du coup, l'histoire virevolte d'un personnage à un autre, et même si cela est fait avec un bon sens du rythme, le lecteur peut se perdre en route, cherchant à rester en terrain connu alors que l'auteure est partie ailleurs trouver de quoi nourrir son roman.
Maryse Rivière se laisse donc conduire par son histoire ce qui peut perturber cette intrigue qui part à droite, puis s'engage à gauche, qui ouvre la piste de partouzes, celle de lourds secrets avant de les refermer et de présenter comme coupable un personnage à peine entrevu. Au milieu du livre, le policier, qui travaille plus avec ses intuitions qu'avec des indices, découvre que le tueur est très intelligent et laisse des traces pour faire inculper des innocents et détourner l'attention de sa propre personnalité. L'auteur semble avoir pratiqué la même politique en sinuant sans cesse au sein de son histoire qui s'apparente plus à une série de vignettes développant une intrigue qu'à une grosse machine planifiée. Mais c'est dans cette suite de scènes, captées, retranscrites avec soin que l'amateur trouvera de quoi nourrir son imaginaire et son envie de dépaysement.

Citation

Il se disait que quand un squat est pourri, on est à peu près certain de rester peinard, à condition d'aimer la solitude, bien entendu.

Rédacteur: Laurent Greusard lundi 18 octobre 2010
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