Rhapsodie en noir

Quelque part sous la surface gisait Rizzio, le malheureux secrétaire de Marie Stuart, accompagné, selon toute probabilité, d'une demi-douzaine d'autres personnes, assassins et victimes confondus.
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dimanche 07 mars

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Roman - Noir

Rhapsodie en noir

Historique - Tueur en série MAJ vendredi 19 novembre 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,5 €

Craig McDonald
Toros & Torsos - 2008
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Reignier
Paris : Belfond, octobre 2010
320 p. ; 25 x 16 cm
Coll. "Noir"

Actualités

  • 22/04 Édition: Parutions de la semaine - 22 avril
    Pendant que la "Série noire" gallimardienne sort le dernier roman de Nick Stone et que les Presses de la Cité nous proposent Babylone Nights, nouvel opus de Daniel Depp, c'est peut-être vers les poches qu'il faut se tourner. De Folio (, d'Antoine Chainas) à 10-18 (Rhapsodie en noir, de Craig McDonald) d'autres titres tout aussi intéressants se cachent. De façon étonnante, nous vous invitons à une relecture de Rendez-vous à Bagdad, d'Agatha Christie. Pourquoi ? Tout simplement parce que le roman bénéficie d'une nouvelle traduction, et que l'on a eu des échos comme quoi... eh bien c'était beaucoup mieux ! Mais sinon, faites votre choix :

    Grand format :
    L'Île de tous les dangers, de Natasha Cooper (Belfond)
    Babylon nights, de Daniel Depp (Presses de la Cité, "Sang d'encre")
    Préparer l'enfer, de Thierry Di Rollo (Gallimard, "Série noire")
    La Nuit du tagueur, de Nathanaël Fox (Riveneuve)
    La Nuit vient de commencer, de Morten Hesseldhan (Gaïa, "Polar")
    Les Fantômes de l'Internet, d'Alain Lipietz (Les Petits matins, "Polar")
    Aristote : essai romancé économico-policier, de John Marcus (L'Autre, "L'Homme qui rêvait")
    Londongrad, de Reggie Nadelson (Le Masque)
    L'Année où Alessandro a été tué, d'Alessandro Perissonotto (Odile Jacob, "Thriller")
    Le Lotus noir, de Laura Joh Rowland (Outside)
    Le Premier crâne : un secret ancestral, une traque sans merci, de Nicolas Sker (Michel Lafon)
    Voodoo Land, de Nick Stone (Gallimard, "Série noire")

    Poche :
    Mon cadavre fait du french cancan à Caen, de Jean Calbrix (C. Corlet, "Policier régional")
    Anaisthêsia, d'Antoine Chainas (Folio, "Policier")
    Rendez-vous à Bagdad, d'Agatha Christie (Le Masque, "Agatha Christie")
    Esprits criminels. 3, Corps et âmes, de Max Allan Collins (TF1 Publishing)
    Que le spectacle commence !, d'Ann Featherstone (10-18, "Grands détectives")
    Rififi au grand pardon granvillais, de Michel Hébert (C. Corlet, "Polar régional")
    La Mort leur va si bien, de Peter James (Pocket, "Thriller")
    Courage mortel, de Judith A. Jance (J'ai lu, "Frissons")
    Rhapsodie en noir, de Craig McDonald (10-18, "Domaine policier")
    Loverboy, de Gabriel Trujillo Muñoz (Folio, "Policier")
    Le Papier automatique, de Dian Wei Liang (Folio, "Policier")
    Liens : Anaisthêsia |Babylon Nights |Les Fantômes de l'Internet |Antoine Chainas |Agatha Christie |Daniel Depp |Peter James |Alain Lipietz |Craig McDonald |Nick Stone |Gabriel Trujillo Muñoz

Coquillages et dépecées

Comment réagir lorsque des corps de femmes sont éventrés, éviscérés et l'intérieur remplacé par des pièces mécaniques, des fleurs et différents objets qui n'ont rien à faire dans ce genre d'endroits mais dont l'ensemble rappelle curieusement certaines œuvres surréalistes ? Quand on ajoute à ces données déjà assez peu communes, l'arrivée prochaine d'un ouragan qui doit tout dévaster sur son passage et la présence d'une jolie blonde qu'il serait bon de protéger et de mettre dans son lit, on a de quoi démarrer pied au plancher une nouvelle aventure d'Hector Lassiter. Cet auteur de polars, réputé pour vivre ce qu'il écrit et écrire ce qu'il vit, n'hésite en effet jamais à mettre la main à la pâte et, si besoin, au visage de ses interlocuteurs. Il n'imagine cependant pas que l'affaire, pour sordide qu'elle soit, le tiendra sur plusieurs décennies et plusieurs continents : de Key West à Madrid et de Hollywood à Cuba. On y croise les amis d'Hector, Hemingway en tête, mais également Orson Welles et toute une série de peintres et artistes surréalistes tous plus fous les uns que les autres. Des critiques hargneux et des agents du FBI en pleine chasse aux sorcières viennent compléter le tableau de ce roman qui nous en met plein la vue.

Dans cette aventure qui précède celle de La Tête de Pancho Villa, on découvre les jeunes années d'Hector Lassiter, ses amours perdues et la cause de sa brouille avec Hemingway. Si l'on n'est pas dans le road movie qui participait à la saveur du roman précité, l'auteur nous fait voir du pays et nous livre une nouvelle fois un roman parfois drôle et toujours noir, où l'histoire joue un rôle central. Histoire, histoire de l'art, politique, écriture et gros calibres se disputent le décor de cette aventure où les personnages se croisent, s'aiment, se haïssent et, le cas échéant, s'entretuent.


On en parle : 813 n°109 |Alibis n°38 |L'Indic n°9 |La Tête en noir n°150 |Alibi n°1

Citation

Il aurait bien aimé sortir une blague homo sur Richard Halliburton ou Sidney Franklin, mais la douleur était trop intense.

Rédacteur: Gilles Marchand lundi 25 avril 2011
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