Verdict

Il n'y avait aucune trace de lutte dans l'appartement, ni de coups sur le corps de la fille, c'était écrit noir sur blanc dans le rapport. Le meurtre déguisé en suicide, c'est un bon sujet de roman, mais dans la réalité, ça n'arrive qu'une fois sur mille.
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jeudi 12 décembre

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Roman - Thriller

Verdict

Drogue - Procédure MAJ vendredi 12 novembre 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

Justin Peacock
A Cure for Night - 2009
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Johan-Frédérik Hel Guedj
Paris : Sonatine, novembre 2010
350 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-35584-044-9

Enquête sur fond de drogues diverses...

Joel Devereaux est promis à une grande carrière d'avocat... brisée net lorsqu'une collègue qui lui a fait découvrir la drogue meurt d'une overdose. Le voilà réduit à devenir avocat commis d'office pour de petits délinquants. Mais lorsqu'un dealer noir est accusé du meurtre d'un étudiant juif qui enquêtait sur le marché de la drogue, Joel et sa collègue Myra Goldstein découvrent que la victime n'était peut-être pas si innocente...
Un polar qui s'attire une débauche de superlatifs... un peu excessifs. Le thriller "de cour" est un genre à part, américain par définition, puisque basé sur un système exotique où l'avocat se substitue souvent à l'enquêteur. C'est le cas ici, à travers une intrigue façon marabout d'ficelle qui ne se clôt pas sur la traditionnelle scène de tribunal (où la crédibilité est souvent malmenée pour amener son comptant de rebondissements...) et plonge dans les méandres du trafic de drogue et des tensions raciales toujours prêtes à ressortir. Au lieu des romans des années  1990 où l'avocat défendait de riches héritières accusées du meurtre d'un mari forcément mauvais, là, Justin Peacock n'a pas peur d'aller examiner le caniveau... Mais l'intérêt principal du roman est ailleurs, sur ces nombreux détails qui font toucher du doigt le métier d'avocat et même les implications morales qu'il implique — et également les différentes façons, plus ou moins éthiques, de l'exercer. C'est bien observé (les rapports entre le narrateur et sa collègue sont pétillants), mais de là, à crier au génie...

Citation

Les grandes enseignes juridiques new-yorkaises avaient la réputation d'un environnement désagréable où le travail vous rendait malheureux et, ce n'était un secret pour personne, plus l'enseigne était prestigieuse, plus elle maltraitait ses salariés...

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 03 novembre 2010
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