La Dernière frontière

Pour résumer, j'ai d'abord relevé deux cent dix-neuf plaies sur tout le dos, les épaules, le cou, la face antérieure des jambes, bras et avant-bras. Les plaies sont réparties de manière très régulières et ont été d'évidence provoquées par des pointes longues et fines, comme des clous.
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samedi 25 mai

Contenu

Roman - Thriller

La Dernière frontière

Terrorisme MAJ mardi 29 juillet 2014

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Voir plus d'infos sur le site livresque-du-noir.fr (nouvelle fenêtre)

Philip Le Roy
Vauvert : Au diable vauvert, septembre 2010
700 p. ; 20 x 13 cm
ISBN 978-2-84626-241-5

Beaucoup de bruit et de fureur... pour quoi ?

Nathan Love reprend du service lorsque son père Sam disparaît à Snake Valley, dans l'Utah, théâtre de phénomènes mystérieux. Est-elle réellement visitée par des extraterrestres sans visages ? Ou la réalité est-elle à chercher du côté de l'agence de mercenaires WhiteStone ?
Retour de Nathan Love, présenté dans Le Dernier testament : c'est le super-héros 100 % pur porc, entre les durs inoxydables du cinéma des années 1980 et le protagoniste d'une série belliqueuse de la grande époque "Gérard de Villiers présente", invincible, indestructible, capable de se sortir de toutes les situations en énonçant les aphorismes zen qui lui tiennent lieu de personnalité. On se doute qu'on n'est pas dans un roman psychologique, mais là, le lecteur se retrouve embringué dans une série de fusillades, combats, explosions, voyages aux quatre coins du globe, etc. où, au bout d'un moment, on est bien en peine de dire qui tire sur qui (les enjeux ne sont remis à plat qu'à mi-chemin !) et dont on a l'impression que des pans entiers pourraient passer à la trappe sans gêner le récit principal. Pour un cinéphile avéré, on sent un côté Jason Bourne dans l'exécution... sauf qu'à côté de Nathan Love (qui pose tout de même un avion de ligne sans savoir piloter...), il passe pour un amateur ! Inutile de dire que la crédibilité en prend un coup, avec des guest-stars surprenantes (Angelina Jolie en madone humanitaire !), certains enjeux étant oubliés en cours de route jusqu'à une fin ambiguë (entonner le couplet de la grande Amérique qui va sauver le monde des Musulmans terroristes comme le sont tous ces gens-là flatte à la fois le bobeauf et le Dantec fan-club, à moins que la prévisible suite soit plus nuancée) et des situations ou seule la nullité des méchants de service permet au héros de s'en sortir. Ce n'est pas que Philip Le Roy manque de talent, loin de là (voir son don pour les descriptions brèves mais justes), mais à travers ce pavé bourré d'affirmations péremptoires, on a l'impression qu'il est mû par la certitude qu'où qu'il aille son lecteur le suivra sans sourciller, fidèle à son souci d'accumulation. Si on accepte de jouer le jeu, on peut tenter l'aventure, mais une partie du lectorat peut aussi y voir beaucoup de bruit pour pas grand-chose...

Citation

Nous vivons dans un univers de fiction, au point que la fiction prend souvent le pas sur la réalité ou que les deux se confondent. Les personnalités politiques se comportent comme des acteurs et inversement. Les télévisions convertissent les faits réels en anecdotes. L'analyse laisse la place à la narration.

Rédacteur: Thomas Bauduret vendredi 12 novembre 2010
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