Meurtre dans un jardin indien

Comme elle le lui avait promis, Marie Da Silva fit sortir son mari de l'hôpital le 1er juillet. Elle l'installa dans un lit médicalisé judicieusement positionné dans une chambre au premier étage de leur villa. De là, il avait une vue dégagée sur le jardin et la piscine. Elle pensait bien faire... mais pour Da Silva, rien ne serait plus jamais comme avant et cette évidence le rongeait. Voir la vie au-dehors, allongé, paralysé, était une torture… une putain de torture.
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Livre sonore - Policier

Meurtre dans un jardin indien

Vengeance - Terrorisme - Corruption MAJ samedi 11 décembre 2010

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 23 €

Vikas Swarup
Emmanuel Dekoninck (lecteur)
Traduit du français par Roxane Azimi
Paris : Audiolib, juin 2010
2 CD
ISBN 978-2-35641-234-8
Extrait audio :


L’Inde, à foison !

Vicky vient d'être assassiné lors de sa propre garden-party. En soi, un événement plutôt heureux : l'homme était ignoble, un condensé de la gangrène qui pourrit le pays. Un journaliste d'investigation enquête. Six convives sont suspectés: un bureaucrate habité par l'esprit de Gandhi, une actrice plus Bollywood que nature, un aborigène égaré, un voleur de portables, un texan complètement allumé et le père de la victime, plus corrompu encore que ne l'était le fils. Qui a tué Vicky ? Vengeance, manigances, chantages, quête mystique, les six suspects déroulent sans vergogne le panorama très altéré de la société indienne contemporaine. L'étire même à l'infini ou peu s'en faut, comme un film plastique, dans une construction qui emprunte plus que son titre au film de Peter Greenaway, entre l'apologue du coupable idéal, les portraits de mœurs et des relents faustiens. Le tout servi par une de ces écritures indiennes baroque embrassant sans complexe le monde dans sa totalité sinon l'embrasant, des repaires terroristes du Cachemire aux bidonvilles de Mehrauli, avec ce trop plein de digressions, de narrations, qui dynamitent le genre de l'intérieur, l'ouvrant sans cesse aux écritures les plus diverses, chronique journalistique, journal intime, direct radiophonique, conversations téléphoniques...
Un récit foisonnant, en surprise plus qu'en reprises, abondant, étourdissant. Et l'œuvre lue n'est pas en reste, fourbissant son festival d'inventions, un spectacle, l'un des livres lus les plus travaillés du marché, avec son univers de personnages interprétés magistralement par Emmanuel Dekoninck réussissant, une gageure, à donner voix à leur variété. Une vraie polyphonie pour le coup, répondant parfaitement à celle du récit et à sa logique roublarde, dissimulant la vérité en rebondissements incessants, distillant la fable dans toute son étendue et son ambiguïté pour vous entraîner dans ce fouillis gigantesque où fuse le débordement ininterrompu de l'Inde. Et sous les apparences d'une construction rigoureuse que les chroniqueurs n'ont cessé de relever - faits-suspects-mobiles-preuves -, Vikas Swarup nous entraîne dans la surabondance du monde, où le flux héraclitéen des événements est la vérité même, qui déferle et déborde sans cesse ses expressions.

NdR - 2CD MP3, durée d'écoute : 14 heures

Citation

Et Gandhi n'est pas une pop star ! c'est le père de la Nation, nom d'une pipe !

Rédacteur: Joël Jégouzo lundi 06 décembre 2010
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