La Posture de la Méduse

Le premier geste de Samira, au moment où elle pénètre dans ce temple de l'instruction gaspillée comme perles aux cochons, est de dégrafer le voile sous son menton et de l'enlever avec ce soulagement qui évoque celui de l'innocent à qui l'on ôte les menottes.
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Roman - Policier

La Posture de la Méduse

Humoristique - Vengeance - Corruption MAJ dimanche 12 décembre 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 17 €

Alain Pucciarelli
Paris : Jigal, septembre 2010
242 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-914704-71-7
Coll. "Polar"

Médusé...

Raymonde décède. Oliveri hérite. David, un pote d'Oliveri dans la mouise, retrouve ce dernier au domicile de Raymonde, alors même qu'Oliveri avait tenu secret l'héritage et ses déplacements... David sonne, une bastos dans le coffre. Déboule une foule d'encagoulés. À croire que tout le monde s'est donné rendez-vous chez Raymonde ! Emmanuel, le vieux copain colonel d'Oliveri. Il se passe quoi bordel ?! Seul oliveri paraît à la ramasse. Des commandos évacuent le cadavre, sous les yeux effarés d'Oliveri. Le soir même il est conduit dans la villa du maire. Il y retrouve tous les anciens rapat' d'Algérie, tous anciens du lycée de Marseilleveyre... La bourgeoisie des années 1960, avec cinquante ans dans le buffet. Pas joli à voir. Oliveri s'en fout, tout ce qui lui importe, c'est qu'il soit apparemment le seul à n'être au courant de rien... Il est là parce qu'un ancien élève de son lycée a de gros ennuis : on l'accuse d'avoir violé une lycéenne. Le type est un journaliste TV très en vue. Si en vue que la Présidence de la République elle-même, pour lui épargner le scandale, a mis sur l'affaire ses services secrets... Lettres de chantage... Le tout sur fond de subprime, d'argent facile, de gros sous en vadrouille. Très vite un second vétéran décède. La bande copains se met à fondre... Oliveri, agacé cette fois, fonce dans le tas tête baissée.
Un polar énervé, exaspéré, à fond les manettes dès l'incipit, tonitruant, déroulé comme un prologue à la Feydeau, parfaite machine à tournis, d'une drôlerie ahurissante.

Citation

Ma jeunesse, cette vieille pute, pourquoi elle vient me tirer par la manche…

Rédacteur: Joël Jégouzo samedi 11 décembre 2010
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