Présumé non coupable. Des flics contre le racisme.

L'absurdité qu'il y a du point de vue historique à grandir convaincu que le cœur des ténèbres ne réside pas dans une mauvaise organisation sociale mais dans le sang même des hommes.
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lundi 16 septembre

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Essai - Policier

Présumé non coupable. Des flics contre le racisme.

Politique - Social MAJ dimanche 16 janvier 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 12 €

Yves Patrick Delachaux
Préface de Jean-Daniel Vigny
Postface de Frédéric Maillard
Saint-Maurice : Saint-Augustin, janvier 2007
166 p. ; 19 x 12 cm
ISBN 978-2-88011-404-6
Coll. "L'Aire de famille"

Du racisme dans la police...

Un flic de quartier témoigne. Un ex-flic plutôt, formateur aujourd'hui, pilotant des programmes d'éthique et de Droits de l'Homme auprès de la police genevoise. Un flic portant un regard lucide sur son monde, à visage découvert. On rêve d'une pareille liberté en France, où les flics sont obligés de témoigner en cagoule pour parler de la réalité de leur boulot... Un témoignage qui passe au crible les pratiques discriminatoires auxquelles les flics sont conviés par leur propre hiérarchie... Plaidoyer argumenté, minutieusement documenté, recensant les actes racistes sans complaisance pour ouvrir à une vraie réflexion déontologique. Mais une réflexion humaine avant tout, explorant les raisons de ce racisme ordinaire qui gangrène la police suisse aujourd'hui. Au final, un combat contre le racisme hors du commun, parce qu'il émane d'hommes aux prises avec sa réalité quotidienne, d'hommes dont les missions et les actes témoignent des valeurs qui campent au cœur de nos démocraties. Un combat ouvrant ainsi aux vraies questions, sans détour, décryptant habilement la méfiance instruite dès les écoles de police (par la hiérarchie encore une fois) face aux populations migrantes, sans faire l'économie d'une analyse de la difficulté d'être immigré en pays suisses. Ce faisant, bien évidemment, l'auteur ne pouvait pas ne pas pointer les propos hasardeux des politiques français (et italiens), analysant leurs conséquences avec pertinence, comme celles de ces citoyennetés bafouées dans les banlieues françaises et italiennes du reste, qui ne peuvent ouvrir qu'à la frustration la plus inquiétante.

Citation

Ces tours occupées par les immigrés du quartier de Via Agnelli, à Padoue (Italie) ont été isolées du reste de la ville par un mur bétonné.

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 13 janvier 2011
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