Qui veut la peau de Nestor Boyaux ?

On se calme, jeune homme. On est à Vegas, ici, et vous parlez de choses réprimées par la loi. Vous pourriez vous retrouver en prison juste pour avoir pensé des choses pareilles. Bon sang. Tout ce que j'aurais à faire, c'est vous dénoncer et... (du bout d'un ergot elle tembourine un rythme patriotique sur la coque de la souris) Guantanamo, mon coco.
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Roman - Noir

Qui veut la peau de Nestor Boyaux ?

Humoristique MAJ lundi 07 février 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Luc Doyelle
Saint-Étienne : Laura Mare, octobre 2010
298 p. ; 20 x 14 cm
ISBN 978-2-918047-55-1

Pour les nostalgiques de San-Antonio !

L'auteur a succès Lucius von Lucius, mal remis de sa réussite avec C'est au pied du mur qu'on mange des merles, cherche la recette de son prochain roman... Ce qui est difficile lorsqu'on est enfermé dans une étrange prison ! Comment en est-il arrivé là, sinon pour le meurtre de Nestor Boyaux ? Et d'ailleurs, qui est Nestor Boyaux ?
Avec ce roman et son précédent, Luc Doyelle se situe sur un créneau - pour prendre une formule chère à l'édition industrielle -, dit du polar humoristique. Mais loin de l'humour de situation Siniacien d'un Philippe Colin-Ollivier, par exemple, il s'agit plus d'un jeu sur le langage et de triturage d'expressions toutes faites, comme l'annonce le titre. Il ne faut pas y chercher d'intrigue savamment ficelée : comptent davantage les jeux langagiers et les personnages truculents, parfois réduits à leur fonction (L'Amie), et de références pop-culturelles bien digérées. Alors évidemment, certains jeux de mots sont plus heureux que d'autres et le côté fil de la plume peut rebuter (encore que l'intrigue soit mieux ficelée qu'il n'y paraît au premier abord, et même au deuxième abord), mais pour une lecture de détente entre deux pensums voulant disséquer la misère du monde, un peu de légèreté ne fait pas de mal...

Citation

Sais-tu, ma pauvre l'Amie, le nombre de personnes qui jettent leur dévolu alors qu'il pourrait encore servir. Crois-tu qu'ils le donneraient à un pauvre ? Même pas ! La gabegie !

Rédacteur: Thomas Bauduret jeudi 13 janvier 2011
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