Croisière jaune

L'inspecteur sourit. En général, les escrocs ne sont pas physiquement dangereux. Suffit seulement de les choper, car ils changent souvent de domicile, de noms aussi, surtout dans une époque où deux et deux ne font plus quatre. Mais il faut avoir de la patience et du flair.
Jean Mazarin - Zazou
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Lovecraft Country
"Encore un machin lovecraftien", me suis-je dit in petto. Il est vrai que je suis un grand fan du maître ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

samedi 04 juillet

Contenu

Roman - Noir

Croisière jaune

Humoristique - Social MAJ jeudi 29 janvier 2009

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Réédition



Prix: 16 €

Zolma
Paris : Jigal, octobre 2008
208 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-914704-50-2

Thriller vintage

Lily Verdine, privée de son état, se voit confier une affaire en or : Maryse Pradelles soupçonne son mari de la tromper. Il aurait une liaison, à Montauban. Lily démarre sur-le-champ. Mais dans l'hôtel où elle prend ses quartiers, tout va de travers. Une bande de représentants le squatte à l'occasion de l'un de ces séminaires idiots dont les entreprises sont friandes. Lily en pince tout de même pour Marc, un représentant pas comme les autres. Hélas, ce même Marc frappe un soir à sa porte pour lui avouer qu'il vient de tuer son patron…
Sans trop sourciller — ah bon tu l'as tué ? —, Lily l'aide à maquiller le meurtre. Mais ça ne prend pas : le commissaire en charge de l'enquête était un pote de la victime. Il soupçonne vite Lily d'avoir fait disparaître des pièces à conviction. Lily ne s'en préoccupe pas et poursuit son enquête. En guise de coucherie, elle découvre que le mari de Maryse Pradelles est impliqué dans une affaire de trafic de clandestins. Las, Lily est la reine pour se mettre dans de sales draps : elle se fait enlever par les malfrats qu'elle espionnait. Évidemment, elle leur échappe, mais pas au commissaire, qui lui remet la main dessus.
De rebondissements en rebondissements, le roman peine ensuite à trouver sa fin. Dommage ; l'ensemble fonctionnait, grâce à son attirail narratif convoquant sans ménagement l'imaginaire des années soixante-dix, troquets libertaires et île Seguin, ainsi que le vocabulaire qui va avec… Si bien que l'on hésite : les notations lexicales le rendent attachant, comme conservatoire d'espèces disparues.

Nominations :
Prix Intramuros 2009

Citation

Selon toute apparence, le macchabée semblait emmerder l'assistance.

Rédacteur: Joël Jégouzo mardi 02 décembre 2008
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page