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Roman - Policier

Les Ignobles du Bordelais

MAJ mardi 25 janvier 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 8 €

François Darnaudet
Paris : Baleine, janvier 2011
18 x 11 cm
ISBN 978-2-84219-486-4
Coll. "Le Poulpe", 272
Le Poulpe

Ce qu'il faut savoir sur la série

Le Poulpe est un personnage libre, curieux, contemporain. C'est quelqu'un qui va fouiller, à son compte, dans les failles et les désordres apparents du quotidien.
Quelqu'un qui démarre toujours de ces petits faits divers qui expriment, à tout instant, la maladie de notre monde. Ce n'est ni un vengeur, ni le représentant d'une loi ou d'une morale, c'est un enquêteur un peu plus libertaire que d'habitude, c'est surtout un témoin.

Un solide Poulpe de série

Notre Octopode préféré se rend à Andernos retrouver Gaston Galois—Malvy, un ancien ami tourmenté par la possible judaïcité d'une branche de sa famille. Enquêtant sur la mort suspecte d'un journaliste, il découvre que celui-ci fricotait avec une branche royaliste et antisémite de Bordeaux. Pas de chance, un policier des RG met Gabriel dans son collimateur...
D'un roman de série on ne demande pas forcément une révélation à chaque épisode. C'est ainsi qu'entre de grands crus octopodesques comme À vos Marx, prêts, partez !, Leroy, Maria chape de haine, de Luc Baranger ou Sarko et Vanzetti, de Serguei Dounovetz, on est en droit de déguster de petits cépages gouleyants... Comme ce titre, à la signature déroutante (ou est-ce pour contourner la politique "un auteur, un roman" remise au goût du jour par la direction — ce qui se défend par ailleurs ?). François Darnaudet(-Malvy) a toujours eu un style fort agréable de populiste moderne, et là, il nous offre un épisode enjoué, sans temps morts, avec une excellente chute qui tire le roman vers le haut. Sinon, on y trouve tout ce qui fait le goût du Poulpe : des personnages emblématiques, des méchants fachos (ici antisémites frénétiques, pour finir de plaire), des policiers douteux, un déluge de références pop-culturelles, de l'humour bien dosé et quelques piques bien senties sur la bêtise humaine à travers les épisodes intercalaires du journal de ce Gaston, professeur en quête d'une identité fuyante. Un thème assez grave traité avec sérieux sans être pesant. Résultat, s'il ne s'agit pas d'un "Poulpe" marquant, il se dévore avec grand plaisir. Que demander de plus ?

Citation

Giscard hissa Sarkozy, visiblement évanoui, sur les épaules de Chirac. Chirac était balèze comme Giscard. Mitterrand était petit mais baraqué. C'était visiblement le chef.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 24 janvier 2011
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