La Rivière noire

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Roman - Policier

La Rivière noire

Psychologique - Huis-clos - Vengeance MAJ mardi 15 février 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Arnaldur Indridason
Myrká - 2011
Traduit de l'islandais par Éric Boury
Paris : Métailié, février 2011
300 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-86424-758-6
Coll. "Noir"

En l'absence d'Erlendur, le crime continue...

Privés d'Erlendur, comme une punition ! Indridason a décidé de l'envoyer en vacances dans les fjords et il ne sera évoqué qu'une seule fois, lors de l'appel à Elinborg d'une amie inquiète d'être sans nouvelles de lui, sa voiture ayant été retrouvée sur un parking, vide.
Mais le crime, lui, ne prend pas de vacances. Et l'homme étendu chez lui, avec un seul tee-shirt sur le dos, la gorge entaillée au couteau, se serait bien passé de ce voyage sans retour infligé par son agresseur. Pas si sûr que le meurtrier soit un homme d'ailleurs car un châle féminin a été oublié sur le lieu du crime et une étrange odeur d'épices flotte encore dans l'air de l'appartement.
Elinborg, en charge de l'enquête, est attirée et ne reste pas insensible à ce parfum, elle dont le premier livre de cuisine a été publié l'année précédente. Et pour clore le tout, des traces de Rohypnol sont découvertes une fois l'autopsie pratiquée sur le cadavre. La drogue du viol laisse à penser la force publique que le violeur s'est fait surprendre par une victime vengeresse.
Rien n'est aussi simple dans les intrigues proposées par Indridason et les deux seconds rôles d'Erlendur, c'est à dire Elinborg, flanquée de Sigurdur Oli, croiseront toutes sortes d'oiseaux au cours de leur enquête pour tenter de relier les indices entre eux et enfin démasquer le coupable. Ils naviguent entre la solitude de la ville et les non-dits des petites bourgades campagnardes aux confins de l'Islande, scrutent et auscultent les voisins, les voyous à la petite semaine, tissent leur toile pour mieux surprendre le criminel.
Ces deux Islandes qui s'affrontent et s'épient, entre mondialisation et tradition, laissent un parfum de méfiance entre générations et population . Mais Erlendur nous manque. Sa grande carcasse d'homme désabusé, sa résignation, ont façonné l'ambiance des romans d'Indridason et les petits tracas familiers de la ménagère de moins de cinquante ans, Elinborg, ne réussissent pas à rivaliser, distillant un côté "popote" un peu indigeste. C'est dommage car l'intrigue est bien menée.


On en parle : Carnet de la Noir'Rôde n°46

Citation

Les héros des séries avaient généralement un physique et des attitudes de mannequins, ils étaient excellents tireurs et leurs paroles faisaient mouche à chaque fois qu'ils se frottaient à des malfrats calculateurs.

Rédacteur: Axelle Simon lundi 14 février 2011
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