Des femmes disparaissent

Il s'arrêta, scrutant le ciel noir, embrumé, sans étoiles, et souhaita le retour du mistral. Il avait envie de voyage. Envie de revoir les steppes de Mongolie qu'il avait traversées naguère. Écouter le vent qui rase l'herbe, le chant continu des plaines sèches, le son monotone de la flûte, le galop d'un cheval filant vers l'horizon. Il marchait dans son rêve avec, dans la bouche, le goût du thé amer. Avec l'espoir que le monde n'était pas cette oasis d'horreur dans un désert d'ennui que chantait Baudelaire, mais autre chose de plus vaste, de plus mystérieux, beau comme le cœur des hommes de sagesse.
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Contenu

Roman - Policier

Des femmes disparaissent

Enlèvement - Disparition MAJ vendredi 11 mars 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 16 €

Un Zorro sauce aigre douce

Lorsque l'on vend sa fille à un homme pour qu'il l'épouse, ça fait rentrer un peu de liquidité. Mais lorsque le mari en question commence à la battre, ça pose des problèmes de conscience et c'est le moment de faire appel à Zuo Luo, dit Zorro. Aidé par son acolyte Bec de Canard, il repère les victimes, profite de l'absence des maris indélicats, se faufile dans d'obscurs couloirs sentant la plupart du temps l'urine et le rat mort, frappe sur les voisins chargés de surveiller la jeune femme, et repart avec la jeune femme en question sous le bras.

Mais derrière chaque exploit de Zuo Luo se dissimulent les trois femmes qui ont marqué sa vie, ces trois fantômes qui le hantent et aux côtés desquels il n'a de cesse de se glisser, se disant que peut-être il aurait pu, que peut-être il aurait dû. Le détective est en quête perpétuelle et ses pas le mènent de la Chine au Japon en passant par le Chinatown new-yorkais. Chaque fois, Christian Garcin réussit son coup, il nous régale, fait preuve d'un humour huilé à la perfection, comme les rouages de ce roman qu'il maîtrise du début à la fin. Il joue avec les codes, ceux du polar, ceux de la littérature orientale, ceux des histoires dans l'histoire, sous forme de contes qui s'égrènent comme des flash-backs cinématographiques à la Tarantino. Car l'écriture de Garcin est particulièrement cinématographique, avec un Zorro aux allures de desperado de l'Empire du Milieu, un acolyte en forme de Bernardo doté d'un peu trop de paroles... Et pour parachever le casting : Irina, la jolie serveuse aux courbes évocatrices. On a du conte, du polar, de l'humour, du cinéma. Que demander de plus ?

Citation

Les coups de pieds plurent, non pas au type, mais sur ses jambes et ses côtes, dont certaines faisaient un petit bruit sec en sa cassant, et accessoirement sur son visage. [...] Zuo Luo pouvait ainsi témoigner, à l'occasion, d'un tempérament quelque peu emporté.

Rédacteur: Gilles Marchand mercredi 23 février 2011
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