Le Cercle intérieur

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vendredi 23 août

Contenu

Roman - Policier

Le Cercle intérieur

Ethnologique - Ésotérique MAJ jeudi 24 mars 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 24 €

Mari Jungstedt
Den inre kretsen - 2005
Traduit du suédois par Max Stadler, Lucille Clauss
Paris : Le Serpent à plumes, février 2011
378 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-268-07072-8
Coll. "Serpent noir"

Actualités

  • 03/02 Édition: Parutions de la semaine - 3 février
    Alors que les éditions Zulma continuent à préserver l'œuvre du regretté Pascal Garnier avec la réédition de Nul n'est à l'abri du succès, que Parigramme et Joseph Incardona proposent un Trash circus tendance 7.5, et que Deon Meyer se fend d'une nouvelle aventure de Lemmer qui devient de plus en plus visible à travers les 718 pages de À la trace, les éditions Rivages s'en donnent à cœur joie avec des auteurs comme Jonathan Buckley, Edward Bunker, Marc Boulet et Hugh Ronald Morrieson. Bourgois nous oppose un auteur au nom imprononçable : Kate Colquhoun, mais quand on sait la qualité des fictions proposées par l'éditeur, l'on se dit que l'on peut y aller les yeux fermés si tant est que l'on accepte de débourser le prix revendiqué (25 €). Le reste n'est pas à prendre à la légère. 10-18 sort deux romans historiques pendant que Frédéric Lenormand continue sa voltairisation ; Maurice Leblanc est remis au goût du jour ; Craig Russell et Arno Maneuvrier sont de retour sur les étals. Si, si... on ose la comparaison. Quant à Karin Slaughter, si son dernier roman a le droit à nos honneurs, c'est aussi - mais pas que - parce qu'il défend une juste cause : celle des bibliothèques américaines menacées.
    Comme d'habitude, faites votre choix...

    Grand format :
    Crains le pire, de Linwood Barclay (Belfond, "Noir")
    Casanova et la femme sans visage : le commissaire aux morts étranges, de Olivier Barde-Cabuçon (Actes sud, "Actes noirs")
    Le Dragon bleu, de Christine Brunet (Le Pierregord, "Encre rouge")
    Contact, de Jonathan Buckley (Rivages, "Littérature étrangère")
    Évasion du couloir et de la mort et autres textes, d'Edward Bunker (Rivages, "Thriller")
    Le Diable sur ses épaules, de Christian Carayon (Les Nouveaux auteurs)
    Le Chapeau de Mr Briggs, de Kate Colquhoun (Christian Bourgois, "Littérature étrangère")
    La Couleur de la peur, d'Anne de Pasquale (Marabout, "Fiction")
    Le Secret de Dieu, de David Emton (Albin Michel, "Thriller")
    Nul n'est à l'abri du succès, de Pascal Garnier (Zulma, "Littérature française")
    Le Crépuscule des guignols, de Chrysostome Gourio (Baleine)
    Une dangereuse emprise, de Araminta Hall (Belfond, "Grands romans")
    Trash circus, de Joseph Incardona (Parigramme, "Noir 7,5")
    Demain, l'apocalypse ? de Tim Lahaye (Vida)
    Gangrène, de Julia Latynina (Actes sud, "Actes noirs")
    Meurtre dans le boudoir, de Frédéric Lenormand (Jean-Claude Lattès, "Romans historiques")
    Café allongé : roman policé, de Arno Maneuvrier (A Éditorial)
    À la trace, de Deon Meyer (Le Seuil, "Policier")
    La Vallée des disparus, de Bente Porr (L'Archipel, "Les Maîtres du suspense")
    Le Gai savoir à Montfermeil, de Claire Prendki (ADICE)
    Pater Nostra, de Eugene Robinson (Inculte)
    La Ville rouge, de Paolo Roversi (Les Escales, "Les Escales noires")
    Le Baiser de Glasgow, de Craig Russell (Calmann-Lévy, "Robert Pépin présente")
    Le Manchon noir, de Jean-Pierre Simoni (Durand-Peyroles)
    Génésis, de Karin Slaughter (Grasset, "Grand format")
    Sombre éclat, de Simon Tolkien (Michel Lafon)
    Une mort absurde, de Laura Wilson (Albin Michel, "Spécial suspense")

    Poche :
    Parti tôt, pris mon chien, de Kate Atkinson (LGF)
    Les Voisins d'à côté, de Linwood Barclay (J'ai lu, "Thriller")
    Seul à savoir, de Patrick Bawen (LGF, "Thriller")
    Contrebandiers, de Marc Boulet (Rivages, "Noirs")
    Le Serpent de feu, de Fabrice Bourland (10-18, "Grands détectives")
    Borderline, de Jonathan Buckley (Rivages, "Bibliothèque étrangère")
    Pompes funèbres à Cabestany, de Pierre Coutant (Les Presses littéraires, "Crimes et châtiments")
    La Prime, de Janet Evanovich (Pocket, "Best")
    Sans laisser de trace, de Joseph Finder (LGF, "Thriller")
    Untraceable, de Laura Griffin (J'ai lu, "Frissons")
    Le Canal des innocentes, de Hervé Huguen (Alain Bargain)
    Le Cercle intérieur, de Mari Jungstedt (LGF, "Policier")
    L'Aiguille creuse, de Maurice Leblanc (Infolio, "Microméga")
    Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, de Maurice Leblanc (Infolio, "Microméga")
    Danse avec la neige, de Pat Milesi (Act'polar)
    La Onzième plaie, d'Aurélien Molas (LGF, "Thriller")
    Rendez-vous avec un spectre, de Hugh Ronald Morrieson (Rivages, "Noir")
    Justice dans un paysage de rêve, de Mala Nunn (J'ai lu, "Thriller")
    L'Œil de la lune, anonyme (LGF, "Thriller")
    Requiem pour un gorille ou Vols au-dessus d'un nid de courroux, de Frédéric Ruffian (Les Points sur les i)
    Two for sorrows, de Nicola Upson (10-18, "Grands détectives")

    Grands caractères :
    Hôtel recommandé, de Jean Diwo (Libra diffusio, "Roman")
    La Petite fille de ses rêves, de Donna Leon (Libra diffusio, "Policier")
    L'Énigme des Blancs-Manteaux, de Jean-François Parot (Libra diffusio, "Policier")

    Liens : Seul à savoir |La Onzième plaie |Génésis |La Petite fille de ses rêves |Patrick Bauwen |Fabrice Bourland |Christine Brunet |Pascal Garnier |Joseph Incardona |Mari Jungstedt |Hervé Le Corre |Maurice Leblanc |Frédéric Lenormand |Donna Leon |Arno Maneuvrier |Deon Meyer |Aurélien Molas |Jean-François Parot |Marc Boulet

Déterrer le passé... Archéologues ou policiers ?

Depuis quelques années, les lecteurs français de romans noirs on découvert le monde nordique. Mais si c'est pour assister au même genre d'enquête avec policiers neurasthéniques, privés alcoolisés que dans le reste du monde, cela n'a pas grand intérêt. Dans le cas qui nous intéresse, l'île de Gotland et ses fouilles archéologiques sur le monde viking sont au cœur de l'enquête, l'expliquent et permettent de multiples rebondissements car une jeune fille venue effectuer des fouilles est retrouvée morte de bien horrible manière alors que survient un vol mystérieux dans un musée. L'ensemble sert de toile de fonds pour une histoire en vase clos. Une petite ile est d'ailleurs l'endroit idéal. C'est en effet un lieu où tout le monde connait tout le monde.
Dans certains pays nordiques, l'ancien moyen de locomotion est un poney très reconnaissable par ses longs poils. Le Cercle intérieur s'ouvre par une curieuse scène où justement ce poney prend une part très particulière. Il annonce, en même temps que le prologue, une piste qui va permettre au lecteur de comprendre déjà un pan de l'intrigue et d'appréhender au sens figuré les coupables. Surtout, le poney va servir d'introduction aux paysages car l'enquête en se déplaçant présente l'île de Gotland sous ses différents aspects durant la saison chaude.
L'intrigue est classique du genre. C'est une alternance de points de vue d'enquêtes menées d'une part par la police autour d'une équipe qui a ses hauts et ses bas et d'autre part par un journaliste particulièrement ambitieux, ce qui ne l'empêche pas de poser les bonnes questions. Les deux pistes vont naturellement se rejoindre. De multiples changements permettent à Mari Jungstedt de présenter la société gotlandaise et de créer une vie autour de ses personnages : liens familiaux difficiles, découverte émerveillée de la paternité, tentation du divorce, vie sentimentale agitée. Le tout n'est pas présenté dans un cadre idyllique mais avec les mêmes tensions que dans le reste de la société occidentale : corruption, délires sectaires, course à l'audimat... Même si au centre de l'intrigue, il s'agit de bloquer le temps, de faire revenir à la vie, en les remettant en lumière, les rites vikings, soit par l'archéologie, soit par la réactivation de ces rites.
Le Cercle intérieur, sans révolutionner le genre nous prouve donc que, à travers une intrigue rigoureuse et une fresque de personnages bien décrits, le polar nordique est vivant, qu'il n'est pas seulement un effet de mode mais aussi une extension qualitative du domaine policier.

Citation

Un homme nu était pendu à un arbre. Quelqu'un lui avait ouvert le ventre et du sang s'était répandu sur ses jambes et avait goutté au sol. Matilda regarda son visage et ses yeux grands ouverts. Elle le reconnut immédiatement.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 21 août 2012
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