Les Anonymes

Le secret de la sauce bolognaise aphrodisiaque (je ne devrais pas vous le dire, mais il suffit de laisser la tomate attacher un peu beaucoup au bord du poêlon).
Serge Scotto - Saucisse is watching you : tome V
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

dimanche 24 mars

Contenu

Livre sonore - Thriller

Les Anonymes

Politique - Tueur en série - Géopolitique MAJ lundi 18 avril 2011

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 24 €

Roger Jon Ellory
A Simple Act of Violence - 2010
Charles Borg (lecteur)
Traduit de l'anglais par Clément Baude
Paris : Audiolib, janvier 2011
2
ISBN 978-2-35641-270-6
Extrait audio :


La conjuration des anonymes

Le 11 novembre. Une journée froide et désagréable. L'inspecteur Robert Miller se rappelle qu'il avait presque voulu prendre la fuite. Chercher un autre boulot. Mais il y a ces meurtres. Quatre. Aux modes opératoires identiques. Le grand barnum de la scène de crime, cette femme tabassée à mort dans sa chambre, Catherine Sheridan. Dont Miller découvre bientôt qu'elle n'existe pas. Elle vivait sous une identité fabriquée. Par qui ? Pourquoi ? Un personnage. De fiction. Ce qu'elle est, littéralement. Littéralité à laquelle se heurte l'inspecteur Miller, entraînant dans cet abîme le lecteur. Dupe à son tour d'une conspiration que nul ne sait nommer. Vertige. Une vraie mise en abîme – pour le coup, l'expression n'est pas frelatée. Alors il y a bien certes l'arrière-plan historique, les conspirations de l'inquiétant système politique américain dans un siècle désabusé. Mais le portrait de cette CIA machiavélique n'est pas nouveau. Les maîtres ont fait mieux (je songe ici à Norman Mailer dans Harlot et son fantôme). Non : si Les Anonymes emportent l'adhésion, c'est par cette construction inquiétante, opaque, dans laquelle sont jetés aussi bien le lecteur que le personnage principal, rendue plus inquiétante encore par la voix narrative qui bientôt, à la première personne, va se substituer à celle qui les accompagnait jusque là. Pour congédier tout le monde, lecteur, personnages, à n'être que les fantômes d'une société qui voue les êtres réels à le devenir. Et c'est bien là que l'Histoire rejoint la fiction. Victimes, nous aussi, d'un complot ourdi on ne sait où. Une conjuration que la version lue renforce par une mise en scène soignée, dès le prologue : la voix, douce, délicate, murmurant presque, confidente, vient insensiblement à sonner faux. Un rien de familiarité la traverse. Le jeu de dupe est installé, parfaitement maîtrisé par Charles Borg, qui peu à peu vous emporte dans une écoute alarmée.

NdR - 2 CD - MP3, durée d'écoute : 21 heures.

Citation

Je m'appelle Catherine. J'ai 49 ans. Et ça y est. Et maintenant je dois mourir.

Rédacteur: Joël Jégouzo mardi 22 mars 2011
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page