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mercredi 18 septembre

Contenu

Roman - Policier

Grave panique

Politique - Mafia - Urbain MAJ mardi 12 avril 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Yves Patrick Delachaux
Carouge : Zoé, mars 2011
286 p. ; 21 x 15 cm
ISBN 978-2-88182-688-7

Le 93 sous le feu des Triades...

Paris, 18e arrondissement, Place de Clichy. Appel général : une BM à serrer. Europol sur les dents, à suivre à la trace la filière de la traite des êtres humains, les Chinois dans le collimateur, cette nouvelle mafia international qui vient de mondialiser le crime en lui donnant un tour particulièrement sévère. Ils sont partout. S'implantent partout, y compris dans les banlieues françaises, où les caïds ne font pas le poids, le savent et se contentent des restes, la dope et quelques trafics coutumiers. Flah-balls, Shit City. En pleine convulsion des banlieues. La hiérarchie policière muselée par les politiques, ne songe qu'à équiper ses flics d'armes nouvelles et casser toute proximité entre ses hommes et le terrain, pour y maintenir l'insécurité que les politiques pourront exploiter ensuite sans vergogne.
Plongé dans ce vaste foutoir, le narrateur file amèrement sa dernière enquête. Récit plus que roman, journal de bord d'un flic amer qui observe le délitement d'une société à laquelle on refuse sa détresse. Planques, écoutes, interpellations musclées, avec le stress pour seule prime, au cœur de l'organisation mafieuse des Chinois du 93. La Courneuve, la barre des 4.000. Des identités bancales, petites frappes prises au piège d'une réalité qui les dépasse. La banlieue s'enflamme. Le roman se fait document. Des populations entières passent devant le tribunal de Bobigny en comparution immédiate. La France s'exténue. Rien n'y fonctionne plus, ni la police, ni la justice. Un document écrit avec conviction en phrases simples, courtes, romanesque si l'on peut dire, avec la construction de ses personnages distribuant le drame social des banlieues, et dont le plus convaincant reste bien sûr celui du flic désabusé.

Citation

J'ai choisi ce métier pour l'ordre... et c'est le désordre continuel.

Rédacteur: Joël Jégouzo lundi 28 mars 2011
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