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vendredi 15 novembre

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Roman - Espionnage

Groenland

Économique - Géopolitique MAJ mercredi 11 mai 2011

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Voir plus d'infos sur le site livresque-du-noir.fr (nouvelle fenêtre)

Bernard Besson
Paris : Odile Jacob, janvier 2011
412 p. ; 24 x 15 cm
ISBN 978-2-7381-2585-9
Coll. "Thriller"

Espionnage mou à enjeux nébuleux

Au moins, la quatrième de couverture cite "un des premiers thrillers sur fond de réchauffement climatique" et non un mensonger "le premier" car ce thème a été, sinon exploité, du moins souvent traité ces derniers temps - citons le mille fois meilleur Aqua de Jean-Marc Ligny -, histoire de mieux s'attirer la haine de ceux pour qui il s'agit d'un complot bolcho-gaulliste et judéo-maçonnique ourdi par ces savants à grosse tête qui font rien qu'à faire leurs intéressants. Cela dit, ce roman vaguement futuriste s'appuie plus sur l'action que sur de quelconques thèses réchauffistes qui ne sont qu'un enjeu parmi tant d'autres, quitte à reprendre tous les tropes de l'espionnage à l'ancienne revu et corrigé : aujourd'hui, les guerres secrètes se font entre multinationales et non entre états, mais la base reste la même, avec des personnages schématiques s'agitant autour d'un enjeu plus ou moins nébuleux. Pourquoi pas ?

Dans les glaces de l'arctique, un bateau de prospection est menacé par la fission soudaine de l'île-continent qu'est la calotte glaciaire. Or celui-ci appartient à Terre Noire, une firme géologique en concurrence avec son homologue canadien North Star. Le héros français (mais pas franchouillard) John Spencer Larivière, ex de la DGSE, va chercher à savoir pourquoi un assassin professionnel s'en prend aux chercheurs scientifiques apparemment innocents. Un point de départ avec un potentiel certain... Mais le problème ici tient avant tout du style, ou plutôt de son absence : purement factuel, sans la nervosité d'une Catherine Fradier, il offre un récit lisse, sans aspérité, sans point d'orgue ni mouvement. Résultat, on a beau faire exploser des hélicos (comme dans les films d'action des années 1990) et nous balader sur la banquise au milieu des Inuits, à aucun moment le lecteur ne se sent vraiment concerné, ni ne visualise ce déferlement d'événements. Alors, toujours comme dans les vieux romans d'espionnage, on se retrouve ballotté d'un événement à un autre, de fusillade en explosion sans que les enjeux ne nous concernent un seul instant, jusqu'à une fin typiquement hollywoodienne où il suffit de se débarrasser du méchant de service pour que le monde soit sauvé - littéralement ! À la fois mouvementé et à l'électrocardiogramme plat, ce roman peut correspondre à la doxa du "quelque chose de pas prise de tête à lire dans le métro"... mais que l'on n'attende pas de valeur ajoutée ! Dommage, il y avait matière à faire nettement mieux...

Citation

Selon un scientifique chinois, cet événement géologique avait imperceptiblement modifié l'orbite terrestre, entraînant une accélération du réchauffement. Le climat influait sur la trajectoire de la planète laquelle, à son tour, influençait les phénomènes atmosphériques. Un cercle vicieux.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 05 avril 2011
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