Sans laisser de traces

Et au fait, ce serait quoi cette manie de toujours vouloir bastonner, de casser du brigand à longueur de nuit ou de journée.
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mercredi 16 octobre

Contenu

Roman - Noir

Sans laisser de traces

Politique - Social MAJ samedi 23 avril 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21 €

Val McDermid
A Darker Domain - 2010
Traduit de l'anglais (Écosse) par Matthieu Farcot
Paris : Flammarion, avril 2011
442 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-08-124905-9

Actualités

  • 24/04 Jeux: Concours polar sur VendrediLecture
  • 06/04 Édition: Parutions de la semaine - 6 avril
  • 12/05 Radio: Cercle polar n° 69
    Une demi-heure en compagnie de Val McDermid : tel est le menu du soixante-neuvième Cercle polar, l'émission radiophonique de Télérama présentée par Jean Abescat. Avec son acolyte Christine Ferniot, il a accueilli, le 30 avril dernier, la romancière écossaise et son éditrice, Olivia de Dieuleveult, qui sera aussi, le temps de l'entretien, la voix française de Val McDermid.
    C'est évidemment la sortie toute récente de Sans laisser de traces (traduit par Mathieu Farcot, Flammarion) qui a fourni à Michel Abescat l'occasion d'inviter la romancière. Mais l'émission va plus loin que le cercle (!) de ce seul roman dont le contexte - les grandes grèves de mineurs anglais en 1984 - permet d'aborder les racines familiales de Val McDermid dont le grand-père était mineur. À partir de là, la conversation va jusqu'à son livre en passant par son parcours, ses études, son métier de journaliste, sa façon d'écrire...
    On apprend quantité de choses sur les personnages dermidiens et sur le caractère de leur créatrice en écoutant cette émission passionnante, et superbement structurée. Il faut aussi saluer la performance d'Olivia de Dieuleveult qui donne à Val McDermid une voix française très agréable à entendre qui ne bafouille ni n'hésite...
    Liens : Val McDermid

Polar à la mine

Val McDermid continue son chemin à part dans le polar, mêlant les genres "dur-à-cuire" avec sa série consacrée à Kate Brannigan, le polar d'enquête plus traditionnel, le suspense, chaque facette nourrissant la richesse même du récit, toujours basé sur les personnages.

Auteur best-seller ne signifie pas forcément donner dans la drouille consensuelle : la preuve, ici, elle revisite ses origines prolétariennes dont elle n'a jamais fait mystère en traitant des grandes grèves des mineurs qui secouèrent l'Angleterre tatcherienne — ce qui n'a pas empêché la disparition de cette communauté... Le tout à travers une intrigue complexe (comme toujours ) : Karen Pirie, des affaires non classées, s'intéresse à une ancienne histoire de rapt de la fille d'un nobliau et de ses conséquences tragiques. Quel rapport avec la disparition d'un mineur durant ces fameuses grèves et l'explosion d'une mine qui tua un autre mineur ? La solution sera à trouver en Italie, dans une communauté d'artistes, et mènera à un autre cadavre...
Pas de soupe consensuelle ou de suspense BCBG donc, ni de manichéisme rassurant comme on en trouve un peu trop dans le roman dit engagé, puisque personne n'est jamais vraiment blanc ou noir (en ce sens, la description de la communauté de mineurs, avec ses qualités et ses non-dits, est remarquable). Et les amateurs de cette partie de la carrière de l'auteur le savent, l'affaire sera résolue — de façon parfaitement satisfaisante — au prix d'une enquête extrêmement complexe, peut-être parfois un poil trop complexe : il faut être bien concentré pour ne pas se perdre dans les différents temps et la façon dont s'insère l'intrigue parallèle se passant en Italie. Néanmoins, un travail courageux donc, bien loin de ceux qui pensent part de marché et tête de gondole plus que qualité, qui ne cherche pas systématiquement à flatter le lecteur dans le sens du poil, par un auteur qui n'hésite pas à prendre des risques tout en cherchant à explorer de nouveaux territoires. Ou une certaine notion de la liberté...

Citation

Les mineurs avaient un terme pour décrire la part la plus facile de n'importe quelle tâche : 'la tâche du chef'. Cela semblait assez inoffensif, mais dans un milieu ou chaque membre d'une équipe savait que sa vie dépendait de ses collègues, l'expression traduisait un mépris immense.

Rédacteur: Thomas Bauduret vendredi 22 avril 2011
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