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Roman - Noir

Préparer l'enfer

Politique - Anticipation - Tueur à gages MAJ jeudi 12 mai 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Public averti

Prix: 13 €

Thierry Di Rollo
Paris : Gallimard, avril 2011
158 p. ; 23 x 16 cm
ISBN 978-2-07-013082-5
Coll. "Série noire"

Une démocratie ajustée bancale

Politique fiction d'anticipation, Préparez l'enfer se déroule un dimanche bien particulier de mai 2017 (date calculée à la louche) : celui qui va amener Astrid Saulnier, du parti Franc, à la présidence de la République française après deux mandats du Petit ("Toi, tu vas avoir des problèmes...").
Un policier du VIIIe arrondissement de Paris écoute la confession d'un tueur à gages aux ordres du parti d'Astrid Saulnier. Un tueur parmi d'autres qui a fait ses gammes sur des sans-abri avant d'éliminer des opposants politiques, des intellectuels et même des membres du parti Franc. Il revient sur les révoltes des banlieues, l'impuissance ou la tolérance d'une police et d'une justice payées en sous-main pour faciliter les choses et ainsi asseoir la démocratie ajustée.
Cet ajustement démocratique se base sur la peur de la population et des lois à l'accent hautement coercitif. Thierry Di Rollo dépeint une Astrid froide et calculatrice, n'hésitant pas à sacrifier son père, dans une intrigue classique très "Série noire". Ce court texte d'ailleurs d'un auteur plus connu pour ses ouvrages de science-fiction use de thèmes et de styles éculés. C'est une tentative de dénonciation d'une doctrine extrémiste avec des ramifications complexes dont "complot" est le maître-mot.
Avouons-le, on s'ennuie un peu malgré le fait que le roman ne comporte que cent cinquante pages à partir du moment où Thierry Di Rollo a fini de dépeindre l'enfance de Mornau, son principal protagoniste au demeurant sympathique. Et puis, les deux chapitres de fin redonnent du rythme et du sens à ce qui a été écrit précédemment mais qui ne captivait ni ne surprenait tant on pouvait devancer la pensée d'un auteur enfermé dans une intrigue basique ey linéaire. Non, sa seule grosse réussite est d'utiliser la même ficelle que Joe Dante dans Gremlins quand le narrateur à la fin du film nous recommande de bien vérifier le soir avant de nous endormir s'il n'y a pas un de ces gentils petits monstres de planqué sous notre lit. La peur s'installe alors.


On en parle : La Tête en noir n°150 |L'Indic n°10

Citation

En démocratie ajustée, les chiens galeux auraient droit de cité, parce qu'ils seraient trop peu nombreux pour se montrer réellement dangereux.

Rédacteur: Julien Védrenne samedi 07 mai 2011
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