Scarface

C'est juste que je ne comprends pas cette histoire de quignon.
Fred Vargas - L'Armée furieuse
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Sang chaud
Voilà un étonnant roman de gangsters à la sauce coréenne. L'action se déroule à Guam, un quartier por...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 19 février

Contenu

Bande dessinée - Noir

Scarface

Gang MAJ jeudi 26 juillet 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Christian De Metter (scénario & dessin)
Scénario adapté de l'œuvre de Armitage Trail
Paris : Casterman, avril 2011
108 p. ; illustrations en couleur ; 26 x 19 cm
ISBN 978-2-203-03053-4
Coll. "Rivages/Casterman/noir"

Actualités

  • 14/04 Cinéma: Alfred Hitchcock et Scarface
    Nouveau cycle à L'Action Christine, et nouveau réalisateur mis à l'honneur. Et quel réalisateur ! Ni plus ni moins que le maître satanique du suspense en la personne de sir Alfred Hitchcock. Parmi les sept films à l'affiche, les inévitables Psychose, Sueurs froides et autre Maison du docteur Edwardes... accompagnés d'œuvres moins connues du grand public. Mais L'Action Christine comporte deux salles, et la seconde est cette semaine dédiée à la version restaurée du film de 1932 d'Howard Hawkes, Scarface. On a tout dit sur ce film adaptation d'un excellent roman. N'hésitez pas à aller le (re)voir car il n'a absolument pas vieilli, et offre quelques scènes d'anthologie. Quand Scarface (Paul Muni) est retranché, aux abois, et que le police mène l'assaut, les séquences sont de toute beauté. Et les remake n'ont pu amplifier cette pureté du noir et blanc entièrement décliné et maitrisé par un Howard Hawks inspiré.

    Exclusivité : Scarface, d'Howard Hawks (1932, version restaurée)
    "Chicago, au temps de la prohibition. Un petit malfrat, l'ambitieux Tony Camonte, tue son patron et devient le garde du corps de Lovo, chef du gang rival. Amoureux de Poppy, la petite amie de Lovo, il veille jalousement sur sa sœur Cesca, lui interdisant toute liaison sentimentale. Avec son complice Guido Rinaldo, Tony prend peu à peu le pouvoir au sein du gang de Lovo. "

    Mercredi 16 avril :
    Scarface (Scarface), de Howard Hawkes (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 17 avril :
    Scarface (Scarface), de Howard Hawkes (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 18 avril :
    Scarface (Scarface), de Howard Hawkes (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 19 avril :
    Scarface (Scarface), de Howard Hawkes (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 20 avril :
    Scarface (Scarface), de Howard Hawkes (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 21 avril :
    Scarface (Scarface), de Howard Hawkes (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 22 avril :
    Scarface (Scarface), de Howard Hawkes (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Festival : Alfred Hitchcock
    "Hitchcock disait : 'Il n'y a pas de terreur dans un coup de fusil, seulement dans son anticipation.' Le suspense doit se distinguer de la surprise, plus caractéristique du cinéma d'horreur ou d'épouvante. Il est obtenu par un décalage entre ce que le spectateur sait et ce que le personnage sait. L'anxiété du spectateur augmente au fur et à mesure que le personnage reste inconscient du danger. Il se demande ce qui va arriver quand ce dernier l'apercevra enfin. Tous les films d'Alfred Hitchcock s'appuient sur cet effet. C'est pourquoi il fut le 'maître du suspense'. Mais ce titre cache le génie qu'il fut. Créateur complet, il ne cessa d'innover dans la mise en scène de ses films, divertissant son public en lui infligeant son constat de la fascination qu'exercent la violence, le sexe, la culpabilité. Il est le 'Maître'."

    Mercredi 16 avril :
    Le Faux coupable (The Wrong Man), de Alfred Hitchcock (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Jeudi 17 avril :
    L'Ombre d'un doute (Shadow of a Doubt), de Alfred Hitchcock (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 18 avril :
    Le Crime était presque parfait (Dial M For Murder), de Alfred Hitchcock (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 19 avril :
    Psychose (Psycho), de Alfred Hitchcock (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Dimanche 20 avril :
    Sueurs froides (Vertigo), de Alfred Hitchcock (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Lundi 21 avril :
    Le Procès Paradine (The Paradine Case), de Alfred Hitchcock (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Mardi 22 avril :
    La Maison du docteur Edwardes (Spellbound), de Alfred Hitchcock (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél. : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Alfred Hitchcock

Déchéance annoncée

Christian De Metter, après Shutter Island dans la même collection adapte Scarface, un roman méconnu d'Armitage Trail. S'il est surprenant de dire que le roman est méconnu, le personnage principal, assurément, ne l'est pas puisqu'il s'agit de Scarface autrement dit Al Capone, et qu'il a bénéficié de deux adaptations cinématographiques réussies de Howard Hawkes et Brian De Palma en un demi-siècle d'intervalle. Dans un ensemble harmonieux aux pages débordantes de bichromie - du bleu de Prusse au sépia en passant par le jaune d'or pour mieux faire resurgir la violence présente en Scarface dès son plus jeune âge, il installe son univers. Scarface, c'est l'irrésistible ascension jusqu'à une chute annoncée du plus grand gangster au sein de la pègre de Chicago pendant la Prohibition. Annoncée car c'est à un long flashback que nous convie Christian De Metter après une page inaugurale forte où tel un héros de la mythologie Grecque, Tony Guarino s'apprête à mourir de la main de son frère, lieutenant de police, après avoir été donné par sa propre sœur !

Toni Guarino c'est un jeune adulte ingénieux, avide de pouvoir et de belles femmes, issu d'un foyer modeste, qui n'a peur de rien, et surtout pas des autres même s'ils sont plus dangereux que lui. C'est pourquoi il se retrouve contraint à s'engager volontaire dans l'armée durant la Première Guerre mondiale. C'est d'ailleurs sur les champs de bataille qu'il fait réellement ses preuves. Il en ressort auréolé et avec une cicatrice qui lui entaille profondément le visage, le rendant méconnaissable. C'est ainsi que de retour au pays, celui qui est devenu Scarface va professionnaliser le crime. Christian De Metter alterne alors les tons de planche, choisis les moments sur lesquels s'attarder. Il ébauche la Prohibition. Déplace les conflits automobiles. Intronise la mitraillette. Révèle la corruption. Pointe la palette sur les grippages des rouages judiciaires. S'amuse en peignant des portes-flingue au physique hallucinant. Il prend le temps de dépeindre la pensée du moment, la société américaine avec ses travers qui est à l'inverse de l'idéalisme de Toni Guarinon, un homme qui se sent trahi par les autres. Il nous amène vers le rêve américain et son pendant. Ce cauchemar même pas climatisé comme voulait nous le faire voir Henry Miller. Car la déchéance sera bien plus brutale que l'ascension... Et cette chute, si nous la connaissons tous, la bande dessinée l'approche différemment que le roman, et c'est tant mieux.

Illustration intérieure

Première page de Scarface, l'affrontement ultime entre deux frères. Law and disorder...


Citation

On dit que l'on voit sa vie défiler devant ses yeux lorsqu'on est sur le point de mourir. Vu la vitesse de la balle, mon bilan risque d'être assez peu exhaustif.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 15 mai 2011
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page