N'ayez crainte

La question que Camille se pose parfois sur lui-même est encore plus justifiée pour son adjoint : qu'est-ce que ce type fait dans la police ? Il est né riche au-delà du raisonnable et, pour faire bonne mesure, doté d'une intelligence qui lui a ouvert les portes des meilleures écoles que peut fréquenter un dilettante. Après quoi, il est entré dans la police pour un salaire d'instituteur. Au fond, Louis est un romantique.
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lundi 09 décembre

Contenu

Roman - Noir

N'ayez crainte

Braquage/Cambriolage MAJ jeudi 26 mai 2011

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19,95 €

Peter Leonard
Trust Me - 2009
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Daniel Lemoine
Paris : Archipel, avril 2011
330 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-8098-0477-5
Coll. "Les maîtres du suspense"

Actualités

  • 15/06 Édition: Parutions de la semaine - 15 juin
    Dan Wells revient aux éditions Sonatine avec Mr Monster. Dans le même temps, son précédent roman, Je ne suis pas un serial killer, réapparait en poche. Le Mexicain F. H. Haguenbeck, avec L'Affaire tequila, fait également son retour, mais chez Denoël. Exit les cocktails de son précédent opus, Martini Shoot, welcome star de cinéma nageuse sur le déclin, services secrets américains et mafia. Si l'on repère quelques habitués des parutions (Nadine Monfils en anthologie, Michael Byrnes, Elizabeth haynes, Aleksandra Marinina, Jennifer McMahon...), et l'inébranlable Elmore Leonard (combien en a-t-il eu de parus chez Rivages ?), il ne faudrait pas oublier son fils, Peter, qui lui aussi fait paraitre son deuxième roman, Ne tremble pas ! chez l'Archipel. Le roman fera d'ailleurs l'objet d'un concours dès lundi sur k-libre. Pour le reste, nous ne saurions trop appuyer sur la parution en poche de l'excellent Rasta Gang, de Philip Baker chez Moisson rouge-Alvik, et, si le soleil se décidait à nous taper sur la calebasse, nous pourrions nous réjouir du fait que PPDA se lit en corps 16. Il vaut mieux lire ça que d'être sourd...
    Mais comme d'habitude : faites votre choix !

    Grand format :
    Les Mystères du West End et autres aventures d'Albert Campion, de Margery Allingham (Omnibus)
    La Fille de l'archer, de Serge Brussolo (Fleuve noir)
    La Malédiction de Lilith, de Michael Byrnes (Belfond, "Noir")
    Noblesse de paille, de Guy Charmasson (De Borée, "Roman")
    Le Dieu de New York, de Lyndsay Faye (Fleuve noir)
    In vino veritas, de Bernard Fischbach (A. Sutton)
    Trois minutes avec la réalité, de Wolfram Fleischauer (Jacqueline Chambon, "Roman policier")
    Le Temple noir, d'Éric Giacometti & Jacques Ravenne (Fleuve noir, "Thriller")
    Les Dieux d'Atlantis, de David Gibbins (Les Escales, "Noires")
    Du sang sur la ligne, de Georges Gille (Vie du rail, "Rail noir")
    L'Affaire tequila, de F. G. Haguenbeck (Denoël, "Denoël & d'ailleurs")
    L'Évadé de Wan Chai, de Ian Hamilton (10-18, "Grand format")
    Écume de sang, d'Elizabeth Haynes (Presses de la Cité, "Sang d'encre")
    Ton tour viendra, de Gregg Hurwitz (Michel Lafon)
    Crime Academy, de Christian Jacq (J éditions)
    La Vie et les aventures extraordinaires d'Arsène Lupin, de Maurice Leblanc (J'ai lu, "Grand format")
    Connivence avec l'ennemi, d'Elmore Leonard (Rivages, "Thriller")
    Ne tremble pas ! de Peter Leonard (L'Archipel)
    Le Péché des anges, de Charlotte Link (Presses de la Cité, "Suspense psychologique")
    Relique, de Scott Mariani (City, "Thriller")
    Quand les dieux se moquent, d'Aleksandra Marinina (Calmann-Lévy, "Robert Pépin présente")
    La Symphonie interdite, de Jean-Pierre Martin (A. Sutton)
    La Nuit du croque-mitaine, de Jennifer McMahon (Belfond, "Noir")
    Les Enquêtes du commissaire Léon : 1 et 2, de Nadine Monfils (Belfond)
    Je connais tes œuvres, d'Isaac Pante (G d'encre)
    Meurtres et convictions, de Laurent Sarzier (Passionnés de bouquins, "Nouveaux talents")
    Mr Monster, de Dan Wells (Sonatine)

    Poche :
    Les Aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour - 4. Montségur, de Jean d'Aillon (J'ai lu, "Littérature générale")
    Canyon Creek, d'Alexis Aubenque (Le Toucan, "Toucan noir")
    Rasta Gang, de Philip Baker (Moisson rouge-Alvik)
    The Poet Assassin, de Dani Boissé (Les Presses littéraires, "Crimes et châtiments")
    Lambersart-sur-Deuil, de Michel Bouvier (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    Histoire d'os à Évreux, de Roger Delaporte (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    Le Septième templier, d'Éric Giacometti & Jacques Ravenne (Pocket, "Thriller")
    Le Masque de Troie, de David Gibbins (Pocket, "Thriller")
    La Confession, de John Grisham (Pocket, "Thriller")
    Si douce sera la mort, de Charlaine Harris (J'ai lu, "Darklight")
    Les Lames, de Mo Hayder (Pocket, "Thriller")
    Tishomingo Blues, d'Elmore Leonard (Rivages, "Noir")
    N'ayez crainte ! de Peter Leonard (Pocket, "Thriller")
    Le Mystère de la chambre jaune, de Gaston Leroux (De Borée, "Poche classique")
    Promotion en enfer, de Sandra Martineau À l'arrache, de Bibi Nacéri (Le Toucan, "Toucan noir poche")
    Les Filles d'Albion, de Kate Sedley (10-18, "Grands détectives")
    Maigret en Vendée, de Georges Simenon (LGF, "Policier")
    Harcelée, de Jason Starr (Rivages, "Noir")
    L'Heure des loups, de Shane Stevens (Pocket, "Thriller")
    Dérive sanglante, de William George Tapply (Gallmeister, "Totem")
    Boulogne stress, de Patrick S. Vast (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    Zaïre adieu, de Gérard de Villiers (Gérard de Villiers, "SAS")
    Un tour en enfer, de James Waddington (Libretto, "Littérature étrangère")
    Je ne suis pas un serial killer, de Dan Wells (Pocket, "Thriller")

    Grands caractères :
    Peuchère, de Frédéric Dard (La Loupe, "Roman")
    3 petits singes en Côtes d'Armor, de Bernard Enjolras (Corps 16)
    La Maison de soie, d'Anthony Horowitz (La Loupe, "Policier")
    La Demoiselle de Guilviner, de Firmin Le Bourhis (Corps 16)
    Meurtre sur le fleuve jaune, de Frédéric Lenormand (Corps 16)
    Rapaces, de Patrick Poivre d'Arvor (Corps 16)
    Liens : Rasta Gang |Le Septième Templier |Le Masque de Troie |La Maison de soie |Harcelée |L'Heure des loups |Je ne suis pas un héros |Montségur, 1201 |Le Dieu de New York |Mr Monster |Jean d'Aillon |Phillip Baker |Serge Brussolo |Michael Byrnes |Frédéric Dard |Bernard Enjolras |Éric Giacometti |Francisco Gerardo Haghenbeck |Mo Hayder |Elizabeth Haynes |Maurice Leblanc |Frédéric Lenormand |Elmore Leonard |Peter Leonard |Gaston Leroux |Sandra Martineau |Nadine Monfils |Kate Sedley |Georges Simenon |Jason Starr |Patrick Samuel Vast |Dan Wells |Roger Delaporte |John Grisham

Le meurtre du père version noir

On dit que le premier roman est souvent un meurtre du père où on se débarrasse de ses influences majeures, mais que dire du fils d'Elmore Leonard qui se plie au canon que des dizaines d'imitateurs plus ou moins doués ont employé ?
On part du déclencheur de base du roman noir — un paquet d'argent comme MacGuffin — avec un point de départ ressemblant étrangement à celui de Crise de panique de Jason Starr, à savoir une tentative de cambriolage ratée. Mais là, Karen Delaney en profite pour embaucher les deux cambrioleurs, malgré leur échec, afin de récupérer un magot détenu par son ex, Samir. Or le cambriolage tourne mal, Samir est laissé pour mort, et son coffre est vide. Donc, autour de ce MacGuffin se tisse la classique toile ou rien ne manque, pas même les deux tueurs forcément étrangers, un privé, des filatures, des poursuites en voiture... Le tout avec un style forcément cinématographique (il faut un œil sur Hollywood toujours garder) où on ne perd pas de temps inutile à développer les personnages, dont le destin se clôt par une balle ou la prison, avec cet élément fondamentalement urbain qui est inhérent au genre et les obligatoires touche d'humour "dur-à-cuire". Des ingrédients déjà utilisés donc qui pimentent un récit tellement effréné qu'il faut faire un effort pour se rappeler qui est qui, qui est mort et qui est en vie...
Ce n'est pas désagréable, mais reste en porte-à-faux : la complexité de l'intrigue et des points de vue sort de la doxa du "quelque chose de pas prise de tête à lire dans le métro" et les lecteurs exigeants trouveront qu'il manque une petite touche plus gratinée. Il faut aimer ce type de polar très codifié pour y trouver son bonheur. Le chemin est connu et balisé, mais ce n'est pas pour autant que la promenade est sans plaisir...

Citation

Pourquoi fallait-il que tout soit blanc ? Le salon de Samir, sa cuisine, même ses voitures. Pourtant, il ne portait que du noir. O'Clair ne l'avait jamais vu autrement. Pour lui, Samir était le Johnny Cash Chaldéen.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 25 septembre 2012
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