Charlene ne reviendra pas

Chaque fois qu'il baisait avec une jeune fille, Preston se sentait coupable, avait l'impression de se noyer dans la culpabilité, au moins pendant une ou deux longues minutes. Pour lui, une telle sensation était la preuve que, aussi cruel et corrompu qu'il pût être, il pouvait encore aller au Paradis.
Donald Ray Pollock - Le Diable, tout le temps
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Vigilance
Dans un futur proche et indéterminé des États-Unis, une émission de téléréalité captive les populations :...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

lundi 26 octobre

Contenu

Roman - Policier

Charlene ne reviendra pas

MAJ lundi 30 mai 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Public connaisseur

Prix: 21,5 €

Lisa Unger
Fragile - 2010
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Valérie Dariot
Paris : Belfond, avril 2011
390 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-7144-4827-9
Coll. "Noir"

Actualités

  • 13/04 Édition: Parutions de la semaine - 13 avril
    Semaine des retours voire, pour l'essentiel, des seconds romans avec Robert Goddart, Marek Krajewski, Eva-Marie Liffner ou encore Jacques Saussey. Loin devant, James Patterson, San-Antonio (que Fleuve noir s'ingénie à vendre en grand format après des années de poches...) et Nora Roberts. Des millions de pages à eux trois dans des domaines certes très variés.
    Si vous ne trouvez pas votre bonheur dans les romans grands formats (jetez quand même plus d'un œil à Dernier shoot pour l'enfer, de Ludo Sterman et à Triple crossing de Sebastian Rotella), il vous reste des poches intéressants. Rivages propose quelques inédits, et Folio retire toute une gamme de Jo Nesbø. Que demander de plus ?

    Grand format :
    Derrière la haine, de Barbara Abel (Fleuve noir, "Thriller")
    Prise directe, de Eoin Colfer (Gallimard, "Série noire")
    Seuls les innocents n'ont pas d'alibi, de Georgio Faletti (Robert Laffont)
    La Mauvaise élève, d'Alessia Gazzola (Presses de la Cité, "Sang d'encre")
    Heather Mallander a disparu, de Robert Goddart (Sonatine)
    La Mort à Breslau, de Marek Krajewski (Gallimard, "Série noire")
    Apokalypse, de P. J. Lambert (De Midi)
    Le Rêveur et la peine, de Eva-Marie Liffner (Rivages, "Thriller")
    La Trahison dans le sang, de Eric van Lustbader (City, "Thriller")
    Private Londres, de James Patterson & Mark Sullivan (L'Archipel)
    Possession, de Nora Roberts (Harlequin, "Mira")
    La Clé de l'Apocalypse, de James Rollins (Fleuve noir, "Thriller")
    Triple crossing, de Sebastian Rotella (Lian Levi, "Policier")
    Film noir à Odessa, de William Ryan (Les 2 teres)
    Les Clés du pouvoir sont dans la boîte à gants, de San-Antonio (Fleuve noir, "San-Antonio, grands formats")
    San-Antonio. 10, de San-Antonio (Robert Laffont, "Bouquins")
    Quatre racines blanches, de Jacques Saussey (Les Nouveaux auteurs)
    Sherlock Holmes : enquêtes inédites, collectif (Le Masque d'or, "Adrénaline")
    Dernier shoot pour l'enfer, de Ludo Sterman (Fayard, "Noir")
    Seuls les morts ne rêvent pas, de Vidar Sundstol (Grasset)

    Poche :
    Vengeance au cœur de Lille, de Maryse Cherruel (BTF concept)
    Les Murmures, de John Connolly (Pocket, "Thriller")
    Mildred percée, de Stuart M. Kaminsky (Rivages, "Noir")
    Le Maître des noms, de Josef Ladik (Pocket, "Thriller")
    Le Visage de la folie, de Max Milan (Rivages, "Noir")
    Chasseurs de têtes, de Jo Nesbø (Folio, "Policier")
    L'Homme chauve-souris, de Jo Nesbø (Folio, "Policier")
    Rue Sans-souci, de Jo Nesbø (Folio, "Policier")
    Le Sauveur, de Jo Nesbø (Folio, "Policier")
    Dans la peau d'un mafieux, de Don Pendleton (Vauvenargues, "L'Exécuteur")
    Intime ressemblance, de Lisa Scottoline (Pocket, "Thriller")
    Dimanche, de Georges Simenon (LGF, "Policier")
    Gataca, de Franck Thilliez (Pocket, "Thriller")
    Charlene ne reviendra pas, de Lisa Unger (Pocket, "Thriller")
    Liens : Chasseurs de têtes |Le Sauveur |Dernier shoot pour l'enfer |Gataca |Mildred percée |Triple Crossing |Chasseurs de têtes |Eoin Colfer |Stuart Kaminsky |Marek Krajewski |Josef Ladik |P.J. Lambert |Eva-Marie Liffner |Jo Nesbø |James Patterson | San-Antonio |Jacques Saussey |Lisa Scottoline |Georges Simenon |Ludo Sterman |Franck Thilliez |Lisa Unger |John Connolly

Ce passé qui ne passe jamais

Le décor est d'un classicisme éprouvé : une petite communauté rurale américaine, où tout n'est que calme. Même les adolescents sont travaillés par la puberté et menacent constamment ce fragile équilibre. Parmi ces adolescents, il y a l'excentrique Charlene, qui sort avec le fils du policier local et accessoirement chante dans un groupe gothique.
Un soir, après avoir annoncé qu'elle partait pour New York, elle disparait. Le village est en émoi. Le policier se doit d'enquêter ce qui l'embête profondément car l'histoire lui rappelle la disparition d'une autre adolescente, il y a vingt ans, alors que lui-même finissait son adolescence. Comme on le voit le classicisme continue car les deux intrigues vont, bien évidemment, se recouper : les remous du passé explicitent les tensions du présent, les non-dits d'aujourd'hui renvoient à ceux d'hier. Pourtant un coupable avait été arrêté mais le policier sait bien qu'il était innocent.
La montée dramatique est faible car le lecteur commence à connaître ce genre d'intrigues. De plus, en multipliant les flash-backs, il est difficile de faire monter la tension autour de Charlene. En revanche, Lisa Unger s'offre le luxe de conclure l'intrigue principale avant la fin du livre pour détailler les répercussions de l'ancienne enquête dans un final cathartique qui permet de sauver aujourd'hui tout en faisant le deuil d'hier.
Les valses hésitations des adolescents, le choix de certains personnages secondaires (comme l'écrivain en herbe, dératisateur professionnel qui découvre à quarante ans l'amour et la confiance en soi), les relations tendues entre certains des protagonistes (la mère de Charlène était impliquée dans la disparition ancienne) constituent les bonnes surprises d'une histoire bien calibrée, lancée sur des rails classiques dont elle ne sortira pas.


On en parle : La Tête en noir n°151

Citation

En réalité seule une fine pellicule blanche avait recouvert le cadavre de Sarah. Il était si menu que le chef Crosby l'avait d'abord pris pour une branche d'arme.

Rédacteur: Laurent Greusard mercredi 30 décembre 2015
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page