La Lampe de Providence

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Roman - Insolite

La Lampe de Providence

Humoristique - Psychologique - Énigme MAJ lundi 30 mai 2011

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 15 €

Hervé Picart
Bègles : Le Castor astral, mai 2011
240 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-85920-836-3
L'Arcamonde, 5

Actualités

  • 27/05 Édition: Parutions de la semaine - 27 mai
    N'y allons pas par quatre chemins. Le livre de la semaine, n'en déplaise aux autres est signé Fred Vargas. L'Armée furieuse, qu'il s'appelle. C'est une nouvelle aventure d'Adamsberg, qui nous plonge dans nos campagnes profondes entre petites affaires de petites gens sur fond gothique et fantastique. Mais on se doit de signaler la suite du travail de rééditions des romans noirs de Frédéric Dard par le Fleuve noir. Avec Puisque les oiseaux meurent, le brillant romancier affrontait les relations extra-conjugales avec une intrigue au cordeau dont il avait le secret. À découvrir sans modération. Et il ne faut pas oublier non plus au Castor astral, la nouvelle épopée dans "L'Arcamonde" des antiquaires chers à Hervé Picart, ni le retour polonais de l'inspecteur Mock, moins compulsif que le Monck télévisuel mais tout aussi performant. Une mise en scène attirante de Marek Krajewski pour une Fin du monde à Breslau. Pour le reste, faites votre choix :

    Grand format :
    Opération humide. 2, Ni Dieu ni maître, de Luc Blanchard (Studio Graph)
    Franconville, bâtiment B, de Gilles Bornais (Pascal Galodé, "Polar")
    Les Nuits rouges de Nerwood, de Gilles Bornais (Pascal Galodé, "Polar")
    Dégâts collatéraux, de Christine Brunet (Du Pierregord, "Encre rouge")
    Petits meurtres entre énarques, de Bernard Domeyne (Édilivre, "Coup de cœur")
    Et pourquoi pas ? Quand rien n'a plus d'importance, de Christine Fossard (LAU)
    Un faisceau de présomption, de Nick Gardel (Édilivre, "Coup de cœur")
    Visions, de Kim Harrington (Le Seuil, "Fiction grand format")
    Tarifa, de Eduardo Iglesias (Rouge inside, "Grande collection")
    Fin du monde à Breslau, de Marek Krajewski (Gallimard, "Série noire")
    Le Secret de Moïse, de Alexandre Malafaye (Plon, "Suspense thriller")
    La Lampe de la providence, de Hervé Picart (Le Castor astral, "L'Arcamnde")
    La Deuxième vie de Ramsès, de Christian Roche (Édilivre, "Coup de cœur")
    La Seconde mort de Tinubu, de Michael Stanley (Jean-Claude Lattès)
    L'Armée furieuse, de Fred Vargas (Viviane Hamy, "Chemins nocturnes")
    On a marché sur Arcachon, de Patrice Vergès (Vents salés)

    Poche :
    Petit déjeuner au cyanure, de Frédéric Bargain-Edhson (Le Ster)
    Came à l'ouest, de Chris Bourgault (Astoure, "Breizh noir")
    London boulevard, de Ken Bruen (Points, "Roman noir")
    Les Raisons du doute, de Gianrico Carofiglio (Points, "Policiers")
    La Panne : meurtre ou accident ? de Anne Clerson (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    Puisque les oiseaux meurent, de Frédéric Dard (Fleuve noir)
    Voir Péronne et s'enfuir, de Hervé Dupont (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    Ce soir je vais tuer l'assassin de ma fille, de Jacques Expert (LGF, "Thriller")
    Le 3e œil du professeur Margerie (Du Palémon, "Les Enquêtes de Mary Lester")
    La Vengeance est un plat qui se mange à la mozzarella..., de Georges Gavazzi (Mogador, "Polar")
    Maquillage, de Éric Halphen (Rivages, "Noir")
    Karl Max et les faux cils, de Kathrin Jacob (Les Presses littéraires, "Crimes et châtiments")
    Escale forcée à Brest, de Stéphane Jaffrézic (Alain Bargain, "Enquête & suspense")
    Le Choix vous appartient, de Dean Ray Koontz (LGF, "Fantastique")
    Le Tueur de Rouen se réveille, de Aude Lhôtelais (Ravet-Anceau, "Polar en région")
    La Ronde des innocents, de Valentin Musso (Points, "Thriller")
    Blanc sur noir, de Kris Nelscott (Points, "Roman noir")
    Crime et coïncidences, de Catherine Puchaux (Mogador, "Polar")
    Via Vaticana, de Igal Shamir (Points, "Thriller")
    Grabuge dans les Mauges, de Lise Tiffanneau-Midy (Alain Bargain, "Enquêtes & suspense")
    Les Trompettes de Jéricho, de Gérard de Villiers (Gérard de Villiers, "SAS")
    Le Surligneur, de Jean-Vincent Voyer (Mogador, "Polar")
    Liens : L'Armée furieuse |Gilles Bornais |Ken Bruen |Christine Brunet |Gianrico Carofiglio |Frédéric Dard |Éric Halphen |Valentin Musso |Hervé Picart |Fred Vargas

Ce qu'il faut savoir sur la série

Frans Bogaert est antiquaire à Bruges. Il est propriétaire de L’Arcamonde, une boutique située sur le Spiegelrei, le Quai du Miroir. Lauren l’assiste dans son commerce et dans ses enquêtes. Il a acquis une réputation d’expert en objets anciens et insolites qui l’a fait surnommer le Sherlock Holmes des bibelots.
Sa première enquête, Le Dé d’Atanas, est relative à une sorte de cube en os humain, ayant appartenu à un disciple de Pizarro. L’Orgue de Quinte, le second mystère se dévoile avec le légendaire orgue à liqueurs du héros d'un roman du XIXe siècle.
La série, prévue en douze volumes, est conçue comme un roman-feuilleton, chaque épisode, publié selon un rythme semestriel, étant reliés par des "fils rouges", des références, aux enquêtes précédentes.

L'Antiquaire enquête dans le passé !

Frans Bogaert, depuis Bruges, est confronté à un meurtre vieux de plus de cent cinquante ans, à Providence, dans l'état du Rhodes Island. Un défi qui n'est pas pour déplaire à cet antiquaire plus perspicace que Sherlock Holmes. Un nouveau volet de la série L'Arcamonde, qui place la barre très haut.

Lauren a dû représenter son patron, Frans Bogaert grippé, au salon des Antiquités de Boston. Comme on approche de Noël, elle lui a rapporté une lampe ancienne, qui ressemble à une lampe à pétrole, bien que cette hypothèse laisse Frans dubitatif. En l'essayant, il participe à une scène étrange du passé, découvrant la mort d'un homme. Il comprend qu'il s'agit d'une lampe de magnétiseur qui aide à l'hypnose d'un tiers et fonctionne aussi pour l'autohypnose. De plus, cette lampe possède la capacité de conserver des souvenirs de ceux qui l'ont utilisée. Commence alors pour Frans et Lauren, qui se prend au jeu, un fabuleux jeu de piste à un siècle et demi d'écart. Mais, en l'utilisant, les deux contemporains vont, eux-aussi laisser, des souvenirs.
Parallèlement, Laura, l'épouse enfuie de Frans, a fait un retour furtif à la fin de l'épisode précédent et son ombre plane. Quelle est cette silhouette qui semble guetter, au second étage d'un immeuble, de l'autre côté du canal ? Pourquoi un lumignon bleu s'allume-t-il seul, à la tombée de la nuit, au milieu du canal ?

Hervé Picart, une fois encore enchante avec ce cinquième épisode de la série de "L'Arcamonde", du nom de la boutique de l'antiquaire. Il captive, dès les premières lignes, en multipliant les intrigues, les structurant d'informations toutes plus passionnantes les unes que les autres. Il les croise, les entremêle, tisse un tel écheveau qu'on est emporté par son art de conteur.

L'auteur possède une grande culture, qu'il restitue sans ostentation. Celle-ci ne porte pas uniquement sur les objets qu'il décrit ou dont il doit percer le mystère, mais touche tous les sujets qui composent son récit... et ils sont nombreux.
La Lampe de Providence lui offre l'occasion d'aborder l'hypnose, le Mesmérisme, le Transcendantalisme... Il met en scène, une galerie de personnages remarquables entre un magnétiseur, un christ douteux, un étudiant retors et un groupe de jeunes femmes qui ne s'en laissent pas conter. Il fait revivre un Edgar Allan Poe au bout de sa route, contant fleurette à une riche poétesse dans les allées du cimetière de Providence.
L'humour et le regard critique sont omniprésents. C'est un régal de découvrir au fil de l'histoire ces remarques pertinentes et ces images si évocatrices.

Certes, on peut lire, comme nous y engage l'éditeur, chaque épisode indifféremment. Toutefois la lecture chronologique permet de savourer tout le sel de certaines réflexions, remarques échangées entre Frans et Lauren, sa mystérieuse assistante arrivée un jour, ne demandant, en contrepartie de son travail, que l'usage de l'appartement situé au-dessus de la boutique. L'auteur lève légèrement le secret et dévoile une petite part : "... des cachoteries (de Lauren) dont elle l'embrouille depuis cinq ans".
L'édition de La Lampe de Providence est d'une grande beauté, mariant avec élégance la police de caractères, la texture et couleur du papier, des illustrations choisies avec soin, le tout sous une couverture rigide du plus bel effet.

Cette série se savoure comme un mets précieux aux multiples fragrances, comme un élixir aux subtils arômes. "L'Arcamonde" n'est pas une suite de récits d'aventures furieuses, mais le suspense instillé dans les intrigues est bien aussi intense que celui que l'on peut avoir dans une succession et une débauche d'actions explosives et violentes. La Lampe de Providence relève du grand art dans le registre de l'énigme psychologique.

Citation

- À ceci près que c'est le passé qui vient à moi sans y être invité, et non l'inverse.
- Tant mieux. Cela vous préserve des paradoxes temporels et autres périls de ce genre : vous ne risquez pas de tuer par hasard votre aïeul au coin d'une rue, rendant ainsi votre présent plus qu'hypothétique. Je tiens à conserver intact mon patron favori...

Rédacteur: Serge Perraud lundi 30 mai 2011
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