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mercredi 22 mai

Contenu

Roman - Policier

Caucase Circus

Économique - Corruption MAJ jeudi 26 mai 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22,5 €

Julia Latynina
Niyazbek - 2005
Traduit du russe par Yves Gauthier
Arles : Actes Sud, avril 2011
296 p. ; 24 x 15 cm
ISBN 978-2-7427-9477-5
Coll. "Actes Noirs"

Western asiatique

Après La Chasse au renne de Sibérie qui était un superbe thriller autour de la lutte entre la république sibérienne et les autorités corrompues de Moscou pour s'approprier les richesses de la région, Julia Latynina déplace son curseur vers le sud de l'empire, et entame sa "Trilogie du Caucase". Là encore, la vision noire et drôle de l'auteur décape une situation digne des meilleures pages d'Ubu.

Une seule route conduit de l'aéroport de cette république asiatique de l'ex-empire soviétique jusqu'à la Capitale. Au milieu de nulle part, il y a une voie ferrée et donc un passage à niveau. Lorsqu'il s'agit de regoudronner la route, prévoyantes, les autorités installent des bombes volées dans l'arsenal militaire sous la chaussée, juste au cas où...
Quand Pankov est envoyé de Moscou pour asseoir l'autorité de la Russie centrale sur cette république agitée, peuplée d'islamistes et de personnages corrompus, il décide de nommer comme nouveau président un de ses amis enfant du pays, Ibrahim, dont il sait la droiture.
Niyazbek, le titre original, fait référence à un des personnages, oscillant entre générosité et violence extrême, faiseur de rois de ce pays encore brut de décoffrage, où, sitôt qu'une onde d'espoir arrive, elle se trouve détruite par un camp ou un autre.
Des intrigues se nouent, des alliances se font et se défont au gré du plus profond cynisme. Même l'humour n'empêche pas les gorges de se serrer lorsque peu à peu les âmes intègres sont broyées par la machine, par les Machiavel de tous poils, par des révolutions vendues à l'Occident et qui n'existent pas.
Le vice-ministre d'un clan qui braque un autre ministre en pleine séance de la chambre ; la Russie qui offre de l'argent à une république pour ses besoins énergétiques alors qu'elle regorge de pétrole : Julia Latynina prend un malin plaisir à appuyer là où ça fait mal car elle ne décrit pas avec rage mais se contente de décrire comme des événements normaux ceux qui n'en sont absolument pas.

Citation

J'avais une chienne dans ma cour, Machka qu'elle s'appelait. Elle était en chaleur. J'ai dit à Nikita que je le relâcherais s'il tringlait la chienne. Eh bien, il l'a tringlée.

Rédacteur: Laurent Greusard mercredi 25 mai 2011
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