Terminus plage

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Roman - Noir

Terminus plage

Politique - Corruption MAJ mercredi 13 juillet 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 9,5 €

Alain Wagneur
Arles : Babel, octobre 2005
326 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7427-5708-2
Coll. "Noir", 2

Détour du privé original

Il est des appellations qui font tout de suite mouche. Tout comme pour "Le Poulpe", avec un ton qui se reconnaît par sa décontraction, son aspect social et sa description de lieux, le terme "Série noire" témoigne de tout un esprit, car on est en présence d'une collection qui évoque mille réminiscences. Au-delà des clichés privés-jazz-whisky de la mode de l'esthétique polar des années 1980 (esthétique, car défendue par une branchitude plus ou moins assumée qui ne poussait pas jusqu'à lire lesdites "Série noires"), ce terme évoque une certaine ambiance qui tient tant aux privés modernes de Lawrence Block ou de Loren D. Estleman qu'à ceux de Jean-Patrick Manchette.

Ainsi, quoique publié dans la collection "Babel noir", Terminus plage, d'Alain Wagneur est indéniablement une "Série noire". On y retrouve les deux personnages emblématiques du genre, le flic et le privé. Le flic est le commissaire Richard Zamanski, de la petite ville balnéaire de Blainville, chargé d'enquêter sur une affaire d'incendie un peu trop vite enterrée à son goût. Le privé est Philippe Bertin, mais ce n'est pas lui qui enquête : en un détour original, c'est son fils Jean-Claude, fonctionnaire de Limoges porté sur la boisson, qui part à la recherche de son détective de père ; il découvrira que Philippe Bertin n'avait plus longtemps à vivre et trempait dans des affaires louches...

Il ne faut pas être grand clerc pour en déduire que les deux affaires vont se rejoindre, quitte à écorner au passage l'image d'Épinal d'une station balnéaire bien tranquille, revenant à l'archétype de la ville pourrie. Le tout plus que servi par un ton sec et nerveux, à l'écriture plus soignée qu'elle n'en a l'air, désabusé comme il se doit, avec des touches d'humour à dose homéopathiques bien vues et des personnages plutôt bien sentis. Alain Wagneur nous offre une lecture distrayante, et revisite des archétypes agréables à retrouver car il les manie avec talent. Contrat rempli.

Citation

Sur les lieux, c'est la Saint Gyrophare.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 13 juillet 2011
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