Remède mortel

Ce n'était pas une mince tâche, dans un pays où 1 % de la population possédait 40 % des richesses, la plupart provenant de la corruption. Les maires des villes, les fonctionnaires provinciaux, les membres éminents du Parti - ils les avait tous arrêtés. Corruption, détournements, décadence morale, recherche de privilèges, contrebande, dépenses injustifiés et vols manifestes étaient monnaie courante.
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Roman - Thriller

Remède mortel

Tueur en série - Médical MAJ dimanche 25 septembre 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

Harlan Coben
Miracle Cure - 1991
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud
Paris : Belfond, septembre 2011
440 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-7144-4720-3
Coll. "Noir"

Thriller de jeunesse

Parfois lorsqu'un chanteur devient célèbre, on ressort ses vieux albums et l'on peut y découvrir de petites perles. En bande dessinée, les éditions Dupuis avaient même crée une collection intitulée "Pêchés de jeunesse", dans laquelle elles rééditaient des œuvres anciennes de dessinateurs devenus majeurs. Le fait est plus rare pour un écrivain, même si récemment Dan Brown avait ressorti la première aventure de son héros après le succès du Da Vinci Code. Comme il n'y a que le premier pas qui coûte, Harlan Coben et ses éditeurs ont décidé de promouvoir ses premiers textes. L'expérience a été tentée l'année dernière, et elle a obtenu un succès qui permet de mieux appréhender commercialement la réédition de ses autres romans plus anciens. Avec Remède mortel, se pose quand même la question de la traduction du titre en français qui donne des éléments de réponse absents dans le titre original (Miracle Cure).

Ce texte prend une valeur archéologique dans la mesure où une partie de l'intrigue se déroule sur fond de rivalités entre différents groupes de médecins pour obtenir des subventions aux États-Unis. Une nouvelle maladie étiquetée comme celle des homosexuels et des drogués vient de se déclarer, le Sida. L'un de ces groupes de médecins obtient des premiers résultats probants dans la recherche d'un vaccin, mais s'attire la foudre d'autres médecins d'autres services, d'associations, de Républicains bon teint et de prédicateurs religieux. Des patients qu'ils ont guéri sont tués, les privant des preuves de l'efficacité de leur remède. Deux personnes vont alors mener parallèlement l'enquête : un policier spécialisé dans les tueurs en série tout en cachant sa propre homosexualité et une jeune journaliste qui a épousé un grand basketteur, atteint de la terrible maladie - comment ne pas penser à Magic Jonhson, star emblématique des Los Angeles Lakers, qui a annoncé sa séropositivité lors de la saison 1991-1992 ?

Certains auteurs, lorsqu'ils republient un texte ancien, en profitent pour lui redonner un peu de lustre, brosser les poussières dans les coins, améliorer un petit détail par-ci, par-là comme par exemple la rapidité d'une intervention policière en pays étranger, un final avec le coupable un peu grandiloquent, ou des personnages un peu trop taillés à la hache et sans trop de nuances. Mais Harlan Coben n'a pas de ses pudeurs. Malgré ses petits défauts de jeunesse qu'il n'a pas pris le temps de gommer, le récit est rapide et rythmé, et entraine le lecteur dans la suite de l'histoire, le poussant à continuer sa lecture comme tout bon page turner.

Citation

Bruce ne pouvait plus que lever vers lui des yeux implorants et terrorisés. Du sang lui dégoulinait sur le visage, dans le cou et sur la poitrine.

Rédacteur: Laurent Greusard dimanche 25 septembre 2011
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