La Jeune chair

On avait nos codes, notre langage, notre journal, notre musique, notre cinéma, notre look, nos penseurs, nos écoles, nos cliniques, notre capitale, notre président, nos ministres, notre indépendance. On était noirs, on était libres. On était les Black Panthers.
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lundi 18 novembre

Contenu

Roman - Policier

La Jeune chair

Assassinat - Corruption MAJ vendredi 14 octobre 2011

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 16 €

Raoul Saint-Luc
Milhaud : Beaurepaire, mars 2011
174 p. ; 20 x 14 cm
ISBN 978-2-3576-7076-1

Ordure climatique

Lyon est une ville éminemment bourgeoise, dit-on. Elle est après Paris l'un des lieux symboliques de la série "Brigades mondaines", car ville opulente, proche du Saint-Graal qu'est la Suisse. Elle est forcément le lieu des dépravations les plus horribles. Mais il ne fait pas bon offusquer les pauvres gens avec les frasques des notables.

Le commissaire Garon est un spécialiste. Bon policier, peu causant, il est chargé de toutes les affaires un peu sensibles. De celles qui ne doivent pas filtrer dans la presse. Aussi, c'est lui qui est chargé, dans ce premier opus signé Raoul Saint-Luc, La Jeune chair, de l'enquête sur la mort d'un banquier puissant et influent retrouvé dans son bureau, visiblement abattu par un professionnel. La mort déjà pas anodine s'accompagne de la présence de photos fort compromettantes mettant en scènes des jeunes enfants dans son ordinateur. Y a-t-il un rapport non truqué avec ses activités bancaires et touristiques dans les pays asiatiques ?

La Jeune chair associe une enquête classique, à un dépaysement assuré avec un voyage en Asie, ainsi qu'à une intrigue qui tient la route même si elle ne brille pas par son originalité. On se doit d'y rajouter un happy end final. Raoul Saint-Luc semble avoir côtoyé le monde financier et politique qu'il décrit, et il nous offre donc une vision pas trop caricaturale. À l'heure d'Internet, des millions de téléphones portables qui sont autant de journalistes en puissance, il est rassurant de constater qu'en province, les policiers, les juges et les hommes politiques continuent à se serrer les coudes pour éviter de polluer les sains débats politiques avec de vagues affaires de mœurs - vous aurez noté on l'espère le ton vaguement ironique. Il est tout aussi intéressant de noter que le commissaire Garon se rend en Asie où il va se rendre compte que le chef de la mafia locale, qui est cul et chemise avec le pouvoir politique, envoie pour le calmer, lorsque son enquête prend des directions trop "chaudes", des policiers. Cette mise en parallèle montre bien que sous des dehors plus policés, par delà les différences géographiques, la mondialisation historique des criminels et des puissants est toujours à la pointe du progrès...

Citation

Il faut que le monde vous désabuse du monde. Plus il avançait en âge, plus cette dernière phrase lui semblait d'une affreuse actualité. C'est assez malheureux qu'il rentra enfin chez lui.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 11 octobre 2011
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