La Maison dans l'ombre

Et si elle avait eu raison, et si Paris, pourtant sous la domination sanglante des Comités révolutionnaires, était aussi le lieu d'affrontement entre deux forces occultes.
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vendredi 15 novembre

Contenu

DVD - Noir

La Maison dans l'ombre

Psychologique - Assassinat MAJ dimanche 27 mai 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 10 €

Nicholas Ray
On Dangerous Ground - 1951
Paris : Montparnasse, janvier 2004
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "RKO", 24

Actualités

  • 11/02 Cinéma: Bo Widerberg et les réalisateurs méconnus (II)
  • 26/08 Cinéma: Festival polar action-cristolien - acte II
  • 11/08 Télévision: Cycle "Film noir" au Cinéma de minuit
  • 01/08 Cinéma: Égéries et série B
    L'Action Christine* en cette période estivale propose une réponse alléchante à l'absence de soleil. Cette semaine, elle nous a choisi quatre films de série B comme on les aime, dont La Tigresse avec le toujours fantastique en "bad guy" Dan Duryea, et que dire du Balafré, avec l'éblouissante Joan Bennett, et Paul Henried qui joue également dans Casablanca au côté de Humphrey Bogart ? Mais il n'y a pas que ces films de seconde zone (parfois bien mieux réalisés que d'autres de série A avec beaucoup moins de moyens financiers), il y a aussi quatre égéries du cinéma noir, d'aventure et de comédie qui sont à l'honneur avec des réalisateurs tels Nicholas Ray, Rouben Mamoulian, John Ford et Anthony Mann. La thématique proposée n'est pas à proprement parler composée uniquement de films noirs malgré la présence de ces femmes fatales hollywoodiennes, le premier est même une comédie (ce qui se comprend lorsque l'on voit Gene Kelly à la co-réalisation), mais les autres font tous partie de ces mauvais genres, même Prince Vaillant avec tout ce que le technicolor a amené à cette époque aux grands épopées...

    Quatre pépites du film noir : richesse de la série B
    "Pépinière de nouveaux auteurs, terrain d'élection de cinéastes chevronnés, la Série B est indissociable de l'ère des grands studios et d'une forme de cinéma hollywoodien tristement disparu depuis une vingtaine d'années. Méprisée par les incompétents paresseux qui ne voyaient en elle que le refuge d'une bande de cinéastes sans talent, confrontés tout à la fois à des sujets sans intérêt et à des budgets de misère, la Série B était au contraire, pour ceux qui voulaient bien la fréquenter, une succession de surprises... C'est dire que, contrairement à une idée souvent répandue, un film de Série B peut être une véritable œuvre d'auteur, produite avec un soin exceptionnel, le même que celui qui présidait à la fabrication de films plus onéreux. La présence des mêmes techniciens, le fait que les scénaristes travaillaient indifféremment pour des films de Série B ou de Série A et surtout la grande modestie des cinéastes hollywoodiens - y compris les plus célèbres - créaient une perpétuelle osmose au sein du studio, entre ces deux types de films."
    Patrick Brion (extraits de la préface de Série B, de Pascal Mérigeau & Stéphane Bourgoin, éditions Edilig)

    - Je dois tuer (Suddenly), un film de Lewis Allen avec Frank Sinatra.
    - La Tigresse (Too Late For Tears), un film de Byron Haskin avec Lizabeth Scott & Dan Duryea.
    - Le Balafré (Hollow Triumph), un film de Steve Sekely avec Paul Henreid & Joan Bennett.
    - Il marchait la nuit (He Walked By Night), un film de Alfred L.. Werken & Anthony Mann avec Richard Basehart.

    Mercredi 1er août :
    Le Balafré (Hollo Triumph), de Steve Sekely (18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Jeudi 2 août :
    Je dois tuer (Suddenly), de Lewis Allen (18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Vendredi 3 août :
    La Tigresse (Too Late For Tears), de Byron Haskin (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 4 août :
    Il marchait la nuit (He Walked By Night), de Alfred L. Werken & Anthony Mann (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Dimanche 5 août :
    Le Balafré (Hollow Triumph), de Steve Sekely (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 6 août :
    Je dois tuer (Suddenly), de Lewis Allen (18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Mardi 7 août :
    La Tigresse (Too Late For Tears), de Byron Haskin (18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Actrices magiques : Gene, Janet, Ida & Cyd
    Gene Tierney, Janet Leigh, Ida Lupino et Cyd Charisse, quatre actrices magique sont à l'honneur à l'Action Christine au mois d'août. Éblouissantes !

    Mercredi 1er août :
    Beau fixe sur New York (It's Always Fair Weather), de Stanley Donen & Gene Kelly (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 2 août :
    Les Forbans de la nuit (Night And The City), de Jules Dassin (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 3 août :
    L'Appât (The Naked Spur), de Anthony Mann (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 4 août :
    La Maison dans l'ombre (On Dangerous Ground), de Nicholas Ray (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 5 août :
    La Belle de Moscou (Silk Stockins), de Rouben Mamoulian (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 6 août :
    Prince Vaillant (Prince Valiant), de Henry Hathaway (18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 7 août :
    La Route au tabac (Tobacco Road), de John Ford (18 heures, 20 heures & 22 heures).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Il marchait la nuit |Je dois tuer |Stéphane Bourgoin |Nicholas Ray |John Ford |Anthony Mann |Lewis Allen |Raoul Walsh

Flic aveugle

Jim Wilson (Robert Ryan), est un flic amer, désabusé et violent qui après onze ans de carrière dans la police vit en ours solitaire parce que lorsque l'on fait ce métier, on ne peut rien partager de beau. Sauf qu'à ce jeu, on se fait haïr de tous, et l'on prend le risque d'être à son tour broyé par la machine judiciaire. Heureusement pour lui, le crime d'une jeune fille a été commis à l'extérieur de la ville, dans les montagnes. Dépêché pour aider le shérif local, il entame une course-poursuite avec un meurtrier aux abois, poussé aux dernières extrémités par l'idée de revanche d'Américains armés de fusils, qui ne rêvent que d'une chose : faire justice eux-mêmes. Les empreintes du meurtrier dans la neige mènent à une maison isolée baignée dans l'obscurité. À l'intérieur, la ravissante Mary (Ida Lupino), sœur aveugle du meurtrier. Pour Jim Wilson, c'est l'heure de la révélation (qui tarde un peu à se faire, mais le film ne laisse là-dessus que très peu de suspense) : la solitude a une fin. Mais, Jim Wilson a une mission : sauver le meurtrier des hordes à ses trousses et l'amener au tribunal.

Nicholas Ray brasse de nombreux thème dans ce film noir sentimental qui débute avec un héros solitaire emblématique à la recherche de la justice à tout prix, qui va trouver la rédemption non sans avoir été soumis à la torture mythologique : comment obtenir l'amour d'une femme dont on pourchasse le frère ? S'ajoute à cela une approche sensible et extraordinaire de la cécité de Mary, avec un jeu de réalisation qui atteint des sommets dès le début de la rencontre des deux acteurs. La caméra se veut subjective à travers les yeux d'Ida Lupino qui avance à la suite de Robert Ryan dans la maison. Une idée plus qu'intéressante et loin d'être anodine lorsque l'on sait que Nicholas Ray fera partie des réalisateurs borgnes d'Hollywood (John Ford, Fritz Lang, Raoul Walsh et André de Toth). L'interprétation d'Ida Lupino (alors imposée à Nicholas Ray) est éblouissante. Ses rapports avec son frère complexes. Le film surfe du noir au sentimental avec très peu de suspense mais des instants dramatiques féroces avec une peinture sociale douce amer, et un combat psychologique de tous les instants entre tous les personnages. Du grand art pour un réalisateur qui n'a que deux ans d'expérience derrière lui...

La Maison dans l'ombre : 82 min. avec Robert Ryan, Ward Bond, Ida Lupino...
Bonus. Présentation de Serge Bromberg.

Citation

À force de voir des assassins, des alcoolos et des prostituées de la pire engeance, on croit que tout le monde est ainsi. Tant qu'on ne voit que ça, on se sent bien seul.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 07 juillet 2013
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