Ça commence à Vera Cruz

Nulle histoire ne hante davantage que celle d'un crime non élucidé, a écrit Julian, mais, j'allais le découvrir, sa résolution hante parfois tout autant.
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dimanche 22 septembre

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DVD - Noir

Ça commence à Vera Cruz

Braquage/Cambriolage - Road Movie - Corruption MAJ dimanche 27 mai 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 10 €

Don Siegel
The Big Steal - 1949
Serge Bromberg (présentation)
Paris : Montparnasse, septembre 2004
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "RKO", 36

Actualités

  • 14/06 DVD: Montparnasse brade la RKO
  • 30/01 Cinéma: Fuller, Aldrich, Siegel & Peckinpah : de la violence à la passion
    À travers la thématique du "Cinéma flamboyant miroir des passions", vous découvrirez quelques films où le couple amoureux est diabolique, à commencer par le prodigieux film de Tay Garnett, Le Facteur sonne toujours deux fois. Vincente Minelli vous emportera, lui, aux antipodes de son cinéma en deux films antagonistes. Mais vous pourrez découvrir tout cela dans l'une des deux salles de L'Action Christine*, le cinéclub parisien. Et si vous zyeutez dans l'autre salle, la violence sera au rendez-vous mais traitée par quatre réalisateurs de génie, et surtout qui savent pourquoi ils ont fait le choix de tels sujets. Alors, serez-vous convaincus ?

    Festival 1 : le cinéma flamboyant miroir des passions
    "Le cinéma est un miroir de la société et reflète nos actes, nos comportements et ce qui les motive. Bien souvent, la motivation est une passion plus ou moins avouée, à laquelle nous résistons ou nous succombons. Or, quoi de plus captivant qu'une histoire inspirée par une passion entraînant des individus vers une vie réussie ou vers leur perte. Il y a tout d'abord la passion amoureuse, et la haine, sa jumelle antagoniste, mais aussi la recherche du pouvoir, la soif de richesse, la volonté de justice, servir une idée, un art, le besoin de créer, la quête de liberté, etc. Ces motivations sont la trame de milliers de films, et furent l'aliment principal des grands studios hollywoodiens comme des producteurs indépendants. Elles inspirent petits et grands réalisateurs qui nous offrent des œuvres inoubliables, comme d'autres, méconnues, patrimoine du grand cinéma, un cinéma flamboyant."

    Mercredi 30 janvier :
    Celui par qui le scandale arrive (Home from the Hill), de Vicente Minelli (14 h 30, 17 h 30 & 20 h 30).
    Jeudi 31 janvier :
    Comme tu me veux (As You Desire Me), de George Fitzmaurice (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 1er février :
    La Garce (Beyond the Forest), de King Vidor (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 2 février :
    Le Facteur sonne toujours deux fois (The Postman Always Rings Twice), de Tay Garnett (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Dimanche 3 février :
    Les Ensorcelès (The Bad and the Beautiful), de Vicente Minelli (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Lundi 4 février :
    The Mortal Storm (The Mortal Storm), de Frank Borzage (14 heures, 16 heures & 18 heures).
    Mardi 5 février :
    Le Roman de Mildred Pierce (Mildred Pierce), de Michael Curtiz (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).

    Festival 2 : Aldrich/Fuller/Peckinpah/Siegel
    "Ces quatre réalisateurs ont un point commun : leurs œuvres ont été fortement critiquées parce qu'elles montraient crûment la violence, que ce soit celle de la guerre, celle de la société ou celle des individus. Contrairement à ce que certains ont cru y voir, leurs réalisations n'en faisaient pas l'apologie. À l'inverse des fabricants contemporains de films réalisés sur des scénarios simplistes bâtis uniquement pour justifier des enchaînements de combats sanglants ou cataclysmiques, Aldrich, Fuller, Peckinpah, Siegel ne mettaient ni complaisance ni sadisme à exposer la brutalité de certaines situations, mais plutôt une grande lucidité. S'il en ressort parfois une certaine fascination, ce n'est dû qu'à leur force d'évocation, à la vision sèchement réaliste et sans concession qu'en donnent ces auteurs. Avec le recul, en revoyant leurs films, nous remarquons qu'ils gardent toute leur efficacité, leur intensité, et nous y décelons plus une dénonciation qu'un éloge de la violence."


    Mercredi 30 janvier :
    L'Invasion des profanateurs de sépultures (Invasion of the Body Snatchers), de Don Siegel (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 31 janvier :
    Le Port de la drogue (Pickup on South Street), de Samuel Fuller (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 1er février :
    Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? (What Ever Happened to Baby Jane?), de Robert Aldrich (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Samedi 2 février :
    Pas d'orchidées pour miss Blandish (The Grissom Gang), de Robert Aldrich (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Dimanche 3 février :
    Les Chiens de paille (Straw Dogs), de Sam Peckinpah (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Lundi 4 février :
    Ça commence à Vera Cruz (The Big Steal), de Don Siegel (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 5 février :
    Guet-Apens (Getaway), de Sam Peckinpah (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).


    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Le Roman de Mildred Pierce |Pas d'orchidées pour Miss Blandish |Michael Curtiz |Samuel Fuller |Sam Peckinpah |Don Siegel |Robert Aldrich |King Vidor

  • 22/06 Cinéma: L'Action Christine porte les durs à l'écran

Road movie mexicain

Avec Ça commence à Vera Cruz, un film de Don Siegel tourné en quelques semaines au Mexique, et avec en guest stars le très séducteur Robert Mitchum et la non moins très charmante Jane Greer, nous nous installons dans un vrai film noir léger. C'est l'histoire d'un homme malhonnête avec une valise de billets forcément dérobés qui est poursuivi par notre couple de héros eux mêmes poursuivis par un autre (William Bendix,personnage ambigu qui retrouvera Mitchum dans un rôle à la fois similaire et opposé pour Macao, de Joseph von Sternberg trois ans plus tard), lui même pourchassé par la police mexicaine aux aguets toujours avide de jouer au chat et à la souris ("Il était une fois un chat qui jouait avec une souris. Mais il l'a laissa filer, afin de pouvoir la suivre jusqu'à un groupe d'autres souris !"). Ça commence à Vera Cruz mais ça continue sur les routes du Mexique pour se conclure dans une hacienda. Entretemps, il y a des courses-poursuites, de la castagne, des jeux de mots, des regards...

Dès le début, Robert Mitchum et Jane Greer se font la guerre (ce qui tend à faire croire aux plus sceptiques s'il en était qu'ils vont évidemment finir dans les bras l'un de l'autre), rivalisent de répliquent piquantes, caustiques et humoristiques tout en mettant en avant la morgue américain dans ce pays mexicain. Le road movie est magnifique à souhait, les courses de voitures improbables, Mitchum séduisant, Greer classe, Bendix troublant, et c'est une succession de scénettes auxquelles nous assistons gaiement avant de nous immerger finalement dans la noirceur et la complexité de ces films de genres avec délectation. Impressionnant, propre et efficace. Bref :: un classique à voir et à revoir !

Ça commence à Vera Cruz : 102 min. réalisé par Don Siegel sur un scénario de Geoffrey Homes & Gerald Drayson Adams avec Robert Mitchum, Jane Greer, William Bendix, Ramon Novarro...
Bonus. Présentation de Serge Bromberg.

Citation

- Nous désirons que nos visiteurs se sentent comme Adam au Paradis Terrestre.
- Il avait lui aussi des ennuis.

Rédacteur: Julien Védrenne mercredi 07 décembre 2011
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