Le Jardinier d'Otchakov

Ne tentez pas de fuir ou cet engin explosera. N'essayez pas de l'enlever. N'attirez pas l'attention. Je m'appelle Arturas.
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Roman - Noir

Le Jardinier d'Otchakov

Fantastique - Social MAJ jeudi 12 janvier 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Andrei Kourkov
Sadovnik in Ocakova - 2010
Traduit du russe par Paul Lequesne
Paris : Liana Levi, janvier 2012
330 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-86746-584-0
Coll. "Littérature étrangère"

Crime ancien et châtiment récent

La littérature russe a souvent flirté avec le fantastique. Depuis Nicolas Gogol et son Nez ou Fedor Dostoievski et son Double jusqu'aux plus récents auteurs, les événements incongrus et diaboliques ont contaminé les récits a priori plus réalistes. C'est également le cas avec Andrei Kourkov dans Le Jardinier d'Otchakov. Tout commence avec une sorte de vagabond qui a sur l'épaule un bien étrange tatouage. Un jeune homme, Igor, et sa mère l'hébergent, et veulent en savoir plus sur sa signification. Cela va entrainer Igor, un dilettante rentier, sur les traces d'un étrange trésor, d'une veste de milicien qui a le pouvoir de le plonger dans le passé d'une petite ville soviétique, au moment justement où son enfant vagabond va être tatoué.

Un roman russe étrange par sa thématique et son traitement. Les personnages ne semblent pas, au départ, attirés par l'alcool. Les personnages centraux de l'intrigue sont doués d'empathie et veulent uniquement répandre le bonheur. Certes, il existe quelques méchants autant dans le passé que dans le présent, mais ils restent en arrière-plan d'une histoire assez joyeuse et primesautière, très optimiste.

C'est peut-être d'ailleurs là aussi que réside la vraie magie du livre. C'est un récit écrit par un Russe, qui se déroule à la fois dans la Russie d'aujourd'hui et celle de l'Union Soviétique d'hier, et qui respire la joie de vivre, le bonheur simple d'être ensemble, de savourer un travail honnête et bien fait. Ce n'est sans doute pas anodin si la mère et le fils rencontreront sans doute l'amour au sein de ces aventures et si, finalement, la veste temporelle sera bien utile pour fuir la Russie actuelle, dans une jolie pirouette qui réunit les temps anciens et les moments présents. C'est peut-être cela que l'on appelle la Russie éternelle ?

Citation

Un jardinier doit s'y connaître en matière de profondeurs de trous où l'on plante arbres et fleurs, et autres subtilités des soins qu'il prodigue à la nature, soucieux de la beauté du monde. Un coup de couteau ne rendra jamais le monde plus beau.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 20 décembre 2011
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